Niki de Saint Phalle, "Vase ange", 1993. Paris, Musée des Arts Décoratifs © 2022 Niki Charitable Art Foundation / Adagp, Paris ; Photo © Paris, Les Arts Décoratifs ; photogr. Jean Tholance Niki de Saint Phalle, "La mort n'existe pas", 2001. Donation de l’artiste - Collection Mamac, Nice © 2022 Niki Charitable Art Foundation / Adagp, Paris © Photo Muriel Anssens / Ville de Nice

Niki de Saint Phalle

Les années 1980 et 1990. L’art en liberté

Les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse sont heureux de présenter une exposition dédiée à l'artiste franco-américaine Niki de Saint Phalle (1930 – 2002).  Pour la première fois, l’exposition se consacre aux années 1980 et 1990 de l’artiste. 

Ces deux décennies s’écrivent sous l’égide du grand œuvre de Niki de Saint Phalle, l’aventure du Jardin des Tarots en Italie. En parallèle de la réalisation au long cours de ce jardin à la fois lieu d’art et de vie, elle développe tout un nouveau pan de son travail, qui lui permet d’être elle-même son propre mécène. Si les années 1960 et 1970 ont rendu Niki de Saint Phalle célèbre, grâce à ces emblématiques Tirs et Nanas ou encore avec sa proximité avec le Nouveau réalisme, il est temps de regarder ce qu’on appelle faussement « la deuxième partie » de sa carrière . Moins connue, ces années sont pourtant marquées par une liberté, un affranchissement, une diversité de travail, un engagement et un modèle d’entreprenariat, novateurs et exemplaires. 

Si l’indépendance est le maître mot qui entoure la création de cette œuvre d’art globale à même la nature et l’habitat qu’est le Jardin des Tarots, commencé en 1978, les années 1980 et 1990 sont aussi celles de la poursuite de l’engagement. Engagement envers le public d’abord : Niki de Saint Phalle n’arrête pas de créer des œuvres pour l’espace public, comme la Fontaine Stravinsky avec Jean Tinguely face au Centre Georges Pompidou et à l’IRCAM, pour n’en citer qu’une parmi tant d’autres. Ce qui intéresse l'artiste c'est l’idée de la rencontre directe avec le public hors de l’espace d’exposition traditionnel de la galerie ou du musée. Cela passe aussi par faire entrer l’art chez le public lui-même et rendre le quotidien exceptionnel. Avec la création de mobilier, de bijoux, de lithographies, d’objets gonflables, d’œuvres accessibles, utilisables ou portables, voir même de parfums, Niki de Saint Phalle répand l’art dans la vie de chacun et autour d'elle.  

 Toujours engagée envers les minorités et ceux et celles mis au ban de la société, l’artiste qui avait développé une conviction féministe précoce et soutenue, à la fois profondément contemporaine et à l’avant-garde, poursuit ses prises de position avec le même humanisme. Ses luttes englobent celle auprès des malades du sida, dont elle est un soutien précoce, la cause noire, ainsi que le réchauffement climatique. Ses prises de positions publiques passent par l’écriture du livre dans lequel elle révèle l’inceste de son père, invitant, presque d’elle-même, à relire aussi une partie de son œuvre. La liberté de parole accompagne nombre de ses œuvres notamment par une place de plus en plus importante des mots et une calligraphie caractéristique, que ce soit dans les estampes, les affiches, les livres d’artiste mais également dans l’important travail d’écriture qui marque ses dernières années.  

Cet engagement envers elle-même, les autres et son art se fait sous l’angle de la liberté, de l’inclusion et de la joie, de « la vie joyeuse des objets », selon le titre d’une des toutes dernières expositions réalisées de son vivant, au Musée des arts décoratifs à Paris en 2001. Cette joie et cette énergie ambivalente, celle qui entraîne, celle qui contient le malheur comme le bonheur en une même conjuration vitale, celle qui rend libre, rejaillit dans les motifs et les techniques qui accompagnent ces décennies : monstres colorés, sculptures de mosaïques, animaux et nanas, cœurs et crânes, tableaux éclatés, films animés, etc. embrassent l’art, la nature, la vie comme la mort. L’exposition prend pour point de départ l’année 1978 lorsque Niki de Saint Phalle lance le Jardin des Tarots et se finit en 2002 au décès de l’artiste.  

Cette exposition reçoit le soutien exceptionnel de la Ville de Toulouse et de Toulouse Métropole

Cette exposition reçoit le concours de la Niki Charitable Art Foundation, du MAMAC de Nice et du musée des Art décoratifs (Paris)

L’exposition reçoit le mécénat de

En partenariat média avec

    

Remerciements à La Cour des Consuls, Hôtel et Spa

 

 

 

L'exposition en images

Tout un art - Niki de Saint Phalle

Niki de Saint Phalle par Lucia Pesapane

Niki de Saint Phalle par Marcelo Zitelli

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