White Star Line - Les cahiers de la mobylette

Prémices, dérivés ou encore fondations d’un travail se faisant, "Les Petits Cahiers" de La Mobylette sont des livrets directement composés par les artistes de ce collectif, véritable plate-forme d’expérimentation regroupant depuis 2007 des artistes aux activités variées (plasticiens, musiciens, performers, graphistes, écrivains, etc.).

Artistes présentés : Benjamin Charles, Estelle Deschamp, Rémi Groussin, Yann Grolleau & Julien Rucheton, Benoit Ménard, Fabien Saleil & Pia Rondé, Mathieu Simon, Nicolas, Robilliart, Julien Tardieu

C’est en réponse à l’invitation de la Médiathèque des Abattoirs que la Mobylette a imaginé la WHITE STAR LINE, une exposition axée  autour de cette collection d'éditions "Les Petits Cahiers", à partir de laquelle émergent  des œuvres pensées ou repensées par rapport à la nature du lieu et venant s’immiscer dans les différents espaces de consultation.

C'est dans ce repère calme et concret, parmi le foisonnement de catalogues et de monographies ou chaque ouvrage est susceptible d’être un appel à l’échappée, que les artistes inscrivent leurs propres travaux. Un jeu de va-et-vient s’instaure entre les projets, les cahiers et les divers éléments de la médiathèque, faisant voguer et tanguer le statut de chacun. L’itinérance, un des enjeux du projet collectif, se retrouve, ici, débarquée sur le principe même du voyage que l’on recherche en feuilletant les pages d’un livre.

C'est dans la veine de la WHITE STAR LINE, fondée sur l'idée presque utopique de pouvoir flotter en toute quiétude d’un continent à l'autre, que la Mobylette embarque dans l’antre de la médiathèque et propose une croisière dont le visiteur / lecteur devient le passager.

Les petits cahiers de la mobylette

"Les Petits Cahiers" de La Mobylette , une collection de livrets réalisés par des artistes du collectif La Mobylette ainsi que par des artistes invités. Chaque cahier renferme un ensemble de signes, de dessins, ou de textes témoignant d’une recherche particulière menée par l’artiste. Il peut s’agir d’œuvres en tant que telles mais aussi de notes préparatoires ou post-opératoires, ou encore d’éléments épars rassemblés.

La fabrication des cahiers eux-mêmes est assurée par La Mobylette ; les livrets n’ayant pas de tirage fixe, ils peuvent être imprimés à la demande, indéfiniment.

A l’occasion de l’exposition WHITE STAR LINE, 8 nouveaux cahiers seront conçus en écho avec les œuvres présentées. La totalité des éditions déjà crées, 18 au total seront aussi présentées.

WHITE STAR LINE : La traversée.

L’exposition débute par un espace sonore ricochant sur les murs de l’accueil de la médiathèque. Nicolas Robilliart rejoue "Marabout", le papier peint de Claude Closky, laissant les mots se répéter à l’infini, dans une sorte de voyage chamanique.

En montant, sur le premier palier, la pièce "coaches" de Yann Groleau et Julien Rucheton présente une fresque composée de plusieurs pochettes de vinyles formant un volume géométrique fait de lignes se chevauchant.

Au 1er étage, l’espace intermédiaire devient un salon de lecture dont le mobi­lier crée par Mathieu Simon, nous invite à repenser le temps en revisitant une certaine période du design contemporain.

Une ambiance sonore s’échappe de ce salon improvisé, des mélodies écrites et composées par Benjamin Charles raisonnent comme des musiques d’attentes.

Nous sommes alors proche de l’ascenseur où Julien Tardieu propose une échappée privée, dans une cabine de visionnage vidéo : il nous invite à plonger au cœur de ses carnets de dessins, fondements essentiels de sa pratique.

L’exposition se poursuit dans les deux salles de lecture, où Pia Rondé et Fabien Saleil inventent des voilages sur lesquels des paysages imprimés se révèlent par transparence et rendent visible leur potentiel divagatoire.

Les rayonnages sont repensés par Rémi Groussin qui nous propose deux étagères triangulaires, laissant par magie apparaître un trou béant, allusion au mythique triangle des Bermudes.

Un autre voyage sur l’eau nous est proposé avec le wall-painting de Benoit Ménard, qui recouvre une cimaise de peinture goudronnée commémorant la future disparition du "Radeau de la Mé­duse" de Géricault.

La dernière œuvre est une simple photographie qui nous fait pénétrer dans l’antre du travail artistique d’Estelle Deschamp qui nous invite à une randonnée dans le paysage vallonné de son atelier.

WHITE STAR LINE

Commissariat d’exposition: Rémi Groussin et Nicolas Robilliart
Commissariat d’édition: Mathieu Simon et Julien Rucheton