les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse

Sommet de Septembre

Créer les archives de l’art. Il était une fois il sera une fois. Le contexte africain contemporain.
Mercredi 17 et jeudi 18 mars 2021 sur le web
Diffusion en ligne sur les réseaux Youtube, Facebook et le site web des Abattoirs

Dans la continuité des expositions présentées aux Abattoirs, dans le cadre de la Saison Africa2020, notamment autour des enjeux de transmission aujourd’hui, la session du Sommet de Septembre proposée par les Abattoirs ouvre la réflexion sur comment s’écrivent les histoires d’un continent, des arts, d’individus.
Avec quelles archives ? Quels récits ? Quels livres ? Dans quels lieux ? Sur quels réseaux ? 

 

Ce forum se tient sur cette page (voir vidéos dans le programme détaillée plus bas) ainsi que sur les comptes Facebook et YouTube des Abattoirs le mercredi 17 mars à partir de 17h et le jeudi 18 mars à partir de 14h.

www.youtube.com/lesabattoirs
www.facebook.com/lesabattoirs

Le programme, coordonné par Missla Libsekal et Annabelle Ténèze, avec le soutien d’Evelyne Toussaint, donne la parole à des artistes, des historiens et historiennes, des éditeurs et éditrices de revue, des commissaires d’exposition, des créateurs et créatrices de contenu numérique... Chacune d’entre elles et chacun d’entre eux a posé la question de l’écriture de l’histoire ancienne mais surtout contemporaine, particulièrement dans le contexte africain. Ils ont élargi la notion d’archives, les manières de les identifier et de les explorer afin de donner de la visibilité à de nouvelles matières et à des récits inédits. En posant un regard différent, en réfléchissant aux modalités d’écritures du savoir, y compris numérique, ils ont abouti à des archives créatives et originales. Comment chercher dans le passé, comment archiver le présent, pour créer des vocabulaires qui soient de notre temps et écrire le passé comme le présent pour le futur ? 

Mercredi 17 mars, la soirée introductive accueille Anne Lafont, historienne de l’art et directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, pour aborder la question de comment écrire l’histoire de l’art Noir en France. Achille Mbembe, philosophe, politologue, historien, et professeur à l’université du Witwatersrand de Johannesburg lui succède sur les possibles et les limites de l’archive. 

Jeudi 18 mars, sont lancées toutes les heures une conversation avec ceux qui ont créé ou créent de manière originale du contenu historique ou artistique dans l’art contemporain. Quelles sont leurs méthodes de travail ? Quels que soient leurs supports (revue papier et numérique, bibliothèque, exposition, Internet, réseaux sociaux etc.) ? Qu’est-ce qui les a déterminés dans leur pratique à produire des espaces de ressources, créatifs et accessibles, pour aujourd’hui et demain ? Avec notamment : Myriam Ben Salah (directrice de la Renaissance Society, Chicago) Julia Grosse (fondatrice avec Yvette Mutumba de Contemporary And - C&), Simon Njami et Jean Loup Pivin (co-fondateurs de Revue Noire), Tounzi (fondatrice de Manufactoriel), etc. 

Chaque journée est accompagnée d’interventions d’artistes qui prennent la forme poétique ou musicale comme moyen d’imagination, de la pensée et d’activation de l’archive. Avec : Amira HanafiNicène Kossentini et Bhavisha Panchia

Manifestation organisée dans le cadre de la Saison Africa2020, avec le soutien de l’AFD

 

Programme

Mercredi 17 mars 2021

De 17h à 20h
Écrire l’histoire de l’art : avec quelles archives et quel regard ?

- 17h : Écrire l’histoire de l’art Noir
Par Anne Lafont en conversation avec Evelyne Toussaint et Annabelle Ténèze (en français)

- 18h : Le pouvoir de l’archive et ses limites
Conférence par Achille Mbembe avec Evelyne Toussaint, introduction par Annabelle Ténèze (en français)

- 19h : Imagine que tu es dans un musée. Qu’entends-tu ?
Œuvre sonore de Bhavisha Panchia (multi-langues, sous-titré)

Jeudi 18 mars 2021

De 14h à 16h05
Histoires de revues et de bibliothèques : créer l’accès à de nouveaux contenus 

- 14h : Conversation, l'histoire de Revue Noire vue par deux de ses fondateurs
Avec Simon Njami, Jean Loup Pivin, Evelyne Toussaint et Annabelle Ténèze (en français)

- 15h05 : Conversation, Contemporary And - C& - raconté par une de ses fondatrices
Avec Julia Grosse, Missla Libsekal et Annabelle Ténèze (en anglais, sous-titrage en français)

De 16h10 à 18h15
Internet et les réseaux sociaux comme espace pour les archives vivantes de l’art

- 16h10 : Conversation, Tounzi présente son blog et Tumblr Manufactoriel
Avec Tounzi, Missla Libsekal et Annabelle Ténèze (en français)

- 17h10 : Conversation, Myriam Ben Salah parle de sa pratique de commissaire d’exposition
Avec 
Myriam Ben Salah, Missla Libsekal et Annabelle Ténèze (en français)

A 18h20
My Other Country, création poétique visuelle, sonore et numérique par l’artiste Amira Hanafi, suivie d’une lecture de poésies par l’artiste Nicène Kossentini

 

Expositions aux Abattoirs

Au-delà des apparences. Il était une fois, il sera une fois, du 16 décembre 2020 au 30 mai 2021*

L’Afrique dans tous ses états d’artdu 16 décembre 2020 au 30 mai 2021

Revue noire, du 02 juin au 28 août 2021

*Manifestation organisée dans le cadre de la Saison Africa2020, avec le soutien de l’AFD et du Groupe Sipromad


Exposition en région Occitanie

Les esprits de l'eau, du 1er juillet au 03 octobre 2021*

*Manifestation organisée dans le cadre de la Saison Africa2020 avec le soutien du Comité des mécènes

 
 

L'ensemble des programmes reçoit le soutien du Centre culturel canadien, Paris.

 

 


Nicène Kossentini, History Lessons 2 (détail), 2020, encre sur papier, eau, 51 x 36 cm © Galerie Sabrina Amrani

 

Programme détaillé et biographe des intervenants

Sommet de Septembre.
Créer les archives de l’art. Il était une fois il sera une fois. Le contexte africain contemporain.

Mercredi 17 avril 2021

17h : Écrire l’histoire de l’art Noir, par Anne Lafont en conversation avec Evelyne Toussaint et Annabelle Ténèze

Anne Lafont est historienne de l’art et directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris. Elle a notamment étudié les savoirs naturalistes et anthropologiques, et l’histoire des voyages et des expéditions. Ses recherches actuelles portent sur l’art des 18e et 19e siècles avec un intérêt particulier pour la Révolution française et l’imagination picturale des nouveaux citoyens, les Noirs, à l’échelle des révolutions atlantiques. Elle a publié en 2019 Une Africaine au Louvre en 1800. La place du modèle et L’Art et la race. L’Africain (tout) contre l’œil des Lumières qui lui a valu le prix littéraire Maryse Condé et le prix Vitale et Arnold Blokh. Elle a participé au comité scientifique de l’exposition Le Modèle noir de Géricault à Matisse au Musée d’Orsay (2019) et a coordonné avec Vincent Debaene le numéro spécial de la revue Critique consacré à l’Art Noir (mai-juin-juillet 2020).

18h : Le pouvoir de l’archive et ses limites, conférence par Achille Mbembe, questions par Annabelle Ténèze

Achille Mbembe est un philosophe, politologue, historien camerounais. Il est professeur d’histoire et de sciences politiques à l’université du Witwatersrand de Johannesburg. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont De la postcolonie. Essai sur l’imagination politique dans l’Afrique contemporaine (2000), Sortir de la grande nuit (2010), Critique de la raison nègre (2013) Politiques de l’inimitié (2016) et Brutalisme (2020). Sa réflexion porte sur l’histoire de l’Afrique, la politique africaine... Il est un des théoriciens du post-colonialisme et réfléchit sur l’écriture de l’histoire (« The Power and Limites of Archives » dans Refiguring the Archives, 2002).

19h : Imagine que tu es dans un musée. Qu’entends-tu ? œuvre sonore de Bhavisha Panchia (multi-langues, sous-titré)

Bhavisha Panchia est artiste, commissaire d’exposition et chercheuse en culture audio-visuelle. Une partie importante de sa pratique est centrée sur les médias sonores musicaux et l’analyse de leur signification sociale et idéologique et de leurs modes de circulation, dans un contexte globalisé et postcolonial. Elle est la fondatrice de Nothing to Commit Records, label et plateforme d'édition qui se consacre à la production et à la diffusion d’art, de littérature et de musique contemporains, au sein de et à travers l’hémisphère sud. Elle vit et travaille à Johannesburg. Son travail est actuellement exposé aux Abattoirs. L’œuvre sonore Imagine You are in Museum. What do you Hear ? a été produite initialement pour Manifesta 8 à Marseille.

Jeudi 18 avril 2021

De 14h à 16h05
Histoires de revues et de bibliothèques : créer l’accès à de nouveaux contenus

14h : Conversation, l'histoire de Revue Noire vue par deux de ses fondateurs, Simon Njami et Jean Loup Pivin, avec Evelyne Toussaint et Annabelle Ténèze


En 1990, Simon Njami et Jean Loup Pivin, accompagnés par Pascal Martin Saint Léon et Bruno Tilliette, créent Revue Noire, rejoints ensuite par N’Gone Fall. Pendant plus de dix ans, cette revue inédite, centrée sur l’art contemporain africain, fait un travail inédit de recherches des expressions artistiques africaines pays par pays et joue un rôle déterminant dans la reconnaissance des artistes africains dans le monde de l’art international. Ils viennent de publier Revue noire. Histoire Histoires. La revue fait cette année l’objet d’une exposition aux Abattoirs.

Simon Njami est écrivain, commissaire d’exposition, historien d’art camerounais basé à Paris. Il a organisé de nombreuses expositions d’art contemporain africain, parmi lesquelles Africa remix qui a tourné internationalement de 2004 à 2007, La Divine Comédie (2014-2015) en Allemagne et aux États-Unis, ou plus récemment Métropolis- Afrique Capitales (2017) en France, à Paris et à Lille. Il a été également directeur artistique des Rencontres de Bamako, biennale africaine de photographie (2001-2007), commissaire du pavillon africain lors de la Biennale de Venise en 2007, ou encore directeur artistique de la Biennale de Dakar en 2016 et 2018.

Jean Loup Pivin est architecte, auteur et éditeur. Avec Pascal Martin Saint Léon, ils réalisent en architecture de terre le Musée national du Mali (1981) et le Centre culturel français de Bamako (1982). Il a fondé dans les années 1980 un des premiers bureaux d’ingénierie à Paris et se voit confier en 2007 la direction artistique de Photoquai, biennale des images du Musée du Quai Branly. Il a co-édité avec N’Gone Fall Anthologie de l’art africain du XXe siècle (2001) et a écrit Acte d’utopie. Naissance d’une ingénierie culturelle (2019). Il continue de codiriger les éditions Revue Noire.

15h05 : Conversation, Contemporary And raconté par une de ses fondatrices, Julia Grosse, avec Missla Libsekal et Annabelle Ténèze (en anglais, sous-titrage en français)

Julia Grosse est historienne de l’art, écrivaine, journaliste internationale et critique d’art basée à Berlin. Elle a enseigné à l’Université de Leuphana à Lüneburg et à l’UdK (l’Universität der Künste) de Berlin. Paru en 2018, son dernier ouvrage Ein Leben Lang raconte l’histoire de ses grands-parents. Avec Yvette Mutumba, journaliste et commissaire d’expositions (elle a notamment fait partie de l’équipe curatoriale de la 10e Biennale de Berlin), elles ont fondé en 2014, lors de la première Biennale de Dakar, le magazine d’art Contemporary And (C&). Depuis la revue papier s’est ouverte au numérique, et à la scène latino-américaine. Elles ont reçu en 2020 le 15th European Cultural Brand Award du manager européen de l’année. Leur recherche a aussi pris la forme originale d’une bibliothèque et d’un espace de lecture qui évoluent et s’activent différemment selon les lieux et les institutions où ils sont présentés. Le C& Center of Unfinished Business est actuellement présenté aux Abattoirs.

De 16h10 à 18h15
Internet et les réseaux sociaux comme espace pour les archives vivantes de l’art

16h10 : Conversation, Tounzi présente son blog et Tumblr Manufactoriel, avec Missla Libsekal et Annabelle Ténèze

Tounzi est une essayiste visuelle et une éditrice franco-camerounaise installée à Paris. Elle est fondatrice de Manufactoriel, un site curatorial en art contemporain africain, modes et cultures visuelles contemporaines noires, et surtout créatrice de contenu d’un Tumblr novateur actif de 2010 à 2018 qui a un important retentissement international numérique sur la culture noire africaine et afro-américaine notamment. Elle fonde en 2018 une maison d'édition intitulée Cahiers Manufactoriel qui publie en 2018 Zingatia de Salwat Idi, AMEGBETO #001 d'Alexandra Kpomda et les livres Life Scenes et Exode Rural de Neals Niat. Ces livres ont été diffusés dans de nombreuses foires de livres d’artiste et ont intégré d’importantes collections publiques.

17h10 : Conversation, Myriam Ben Salah parle de sa pratique de commissaire d’exposition avec Missla Libsekal et Annabelle Ténèze

Myriam Ben Salah est commissaire d’exposition et critique d’art franco-tunisienne. De 2009 à 2016, elle a été en charge de projets spéciaux et de programmation culturelle au Palais de Tokyo à Paris, avec un accent sur la performance et l'image en mouvement. Elle devient rédactrice en chef de Kaleidoscope Magazine en 2016. En 2018, elle a été la commissaire de la 10e édition du Abraaj Group Art Prize à Dubaï. Myriam Ben Salah a été la co-commissaire de Made in LA 2020, la biennale du Hammer Museum de Los Angeles. Depuis 2020, elle est directrice de la Renaissance Society à Chicago où elle a lancé le programme numérique Renaissance TV. Elle s’intéresse, entre autres, aux artistes explorant les confins de la culture populaire, comme Meriem Bennani, actuellement exposée aux Abattoirs, et a organisé plusieurs projets proposant une vision désorientalisante des scènes du Maghreb ou du Moyen-Orient.

18h20 : My Other Country, création poétique visuelle, sonore et numérique par l’artiste Amira Hanafi

Amira Hanafi est une poétesse et une artiste qui travaille avec le langage comme matériau. Ses œuvres d'art numérique ont été largement présentées dans des expositions mais une importante part de son travail est aussi diffusée en ligne. Elle évoque les enjeux de justice, d’équité et d’amour. Elle est l’autrice de textes publiés notamment dans Ibraaz, Matrix, Makhzin, Fence, American Letters & Commentary et Index on Censorship, des livres Forgery et Minced English, de livres d'artiste et de plusieurs ouvrages de littérature électronique, dont A Dictionary of the Revolution (Prix de la Bibliothèque publique pour la Littérature électronique en 2019, remis par le projet danois Literature in Digital Transformation). Amira Hanafi a élu domicile en Égypte et aux USA. Son travail est actuellement exposé aux Abattoirs.

Suivie d’une lecture de poésies par l’artiste Nicène Kossentini

Nicène Kossentini est une artiste tunisienne. Elle explore la dimension sociale et politique de la culture, de l’histoire, que ce soit la grande histoire ou les histoires personnelles. Elle s’interroge également sur le langage, la transmission et sa disparition. Dans un processus d’investigation, elle utilise des éléments comme les textes arabes anciens, les photographies issues des albums de sa famille, les contes oraux, ou les objets anciens afin de questionner l’aspect liquide et dilué de la culture et de la tradition, et de réfléchir sur les concepts contemporains d’identité, de civilisation et d’histoire. Dans ses photographies, vidéos ou dessins, à travers des techniques comme l’écriture ou le photomontage, l’artiste tente d’enregistrer et d’inscrire des traces dans le présent, traces de ce qui reste ou de ce qui a été perdu. Son travail est actuellement exposé aux Abattoirs.

Poèmes lus :
Omar Ibn Abi Rabia (644 – 712). Poème traduit de l’arabe par Abdellaziz Kacem dans Culture arabe, culture française, la parenté reniée, Harmattan, 2002.
Omro Al qais (501 – 565). Poème traduit de l’arabe par Heidi Toelle dans Les Suspendues, Flammarion, 2009.
Al-Mutanabbi (915 – 965). Poème traduit de l’arabe par Patrick Mégarbané et Hoa Hoï Vuong dans Mutanabbî, Le Livre des Sabres, Actes Sud, 2012.
Abû-Nuwâs (756 – 815). Poème traduit de l’arabe par Vincent-Mansour Monteil dans Le Vin, le vent, la vie, Actes Sud, 2009.


Organisatrices et modératrices

Missla Libsekal

Missla Libsekal (née à Addis-Abeba, Éthiopie) est une écrivaine, commissaire d'exposition et productrice culturelle indépendante, basée à Vancouver (Canada). En 2010, elle a fondé Another Africa, une plateforme numérique pour donner et assurer un espace d'expression aux voix provenant d’Afrique et de la diaspora. Actif jusqu'en 2016, le site était parmi les plus visités du secteur. Avec l’objectif de faire des publications non seulement documentaires, mais aussi comme un moyen d’investigation à part entière, Missla Libsekal explore les possibilités techniques et artistiques du récit permises par le médium du numérique. Ses écrits et ses publications questionnent les lexiques préexistants et émergents dans les arts visuels africains contemporains. Elle est co-commissaire de l’exposition Au-delà des apparences. Il était une fois, il sera une fois aux Abattoirs.


Annabelle Ténèze

Annabelle Ténèze est archiviste paléographe, conservatrice en chef du patrimoine, directrice des Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse. Elle a été conservatrice au Musée national Picasso-Paris (2006-2012) et directrice du musée d’art contemporain de Rochechouart (2012-2016). Parmi ses recherches, elle s’intéresse à ce qui définit les scènes historiques et actuelles, et aux raisons des visibilités et invisibilités. Elle a ainsi co-organisé des expositions collectives d’artistes femmes françaises telles que "Peindre, dit-elle", en 2015 et 2017 (Musée d’art contemporain de Rochechouart, Musée des Beaux-arts de Dôle ; avec Julie Crenn), et africaines ("L’Iris de Lucy. Artistes africaines contemporaines", en 2016-2017 ; avec Orlando Jinorio Britto ; Musac, Leon, Musée d’art contemporain de Rochechouart et CAAM de Las Palmas de Gran Canaria) ou "Au-delà des apparences. Il était une fois, il sera une fois" aux Abattoirs (avec Missla Libsekal). Elle a également organisé nombre de monographies d’artistes singuliers émergeants dans les années 1960, comme Carolee Schneemann (2013, Rochechouart), et aux Abattoirs à Toulouse Daniel Spoerri (2017), Hessie (2017), Jacqueline de Jong (2018), Peter Saul (2019) ou Marion Baruch (2020).


Evelyne Toussaint

Evelyne Toussaint est professeure d’histoire de l’art contemporain à l’Université Toulouse Jean Jaurès, chercheuse à l’UMR 5136 FRAMESPA. Ses travaux portent d’une part sur la fonction critique de l’art dans ses implications géopolitiques, et d’autre part sur les références artistiques, philosophiques ou littéraires des artistes. Parmi ses publications concernant plus particulièrement l’Afrique, on peut citer Africa Remix. Une exposition en questions (2013) et récemment "Jean Laude. Une logique du décentrement", dans Vincent Debaene et Anne Lafont (dir.), Art Noir, revue Critique, mai-juin-juillet 2020. Elle a dirigé Postcolonial/décolonial. La preuve par l’art, Toulouse, PUM (à paraître en 2021), en partenariat avec les Abattoirs.