les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse

Projection : "Ce film est un cadeau : Daniel Spoerri"

ANNULÉ / Jeudi 19 mars à 18h30
Auditorium des Abattoirs - entrée libre

Ce documentaire d'Anja Salomonowitz dessine le portrait très personnel de l'artiste Daniel Spoerri et de son travail, présenté comme un cadeau au public.

ÉVÉNEMENT ANNULÉ

 

 

Le Suisse Daniel Spoerri, qui vit aujourd'hui à Vienne, est l'un des plus grands représentants de l'art de l'objet. Avec Jean Tinguely et Yves Klein, il a fondé le Nouveau Réalisme et est considéré comme l'inventeur du Eat Art. Aujourd'hui, il produit ses peintures d'assemblage avec des objets qu'il trouve dans les marchés aux puces : Il donne une nouvelle vie à des choses dont les autres n'ont plus besoin. Salomonowitz suit l'idée de Spoerri selon laquelle l'existence est un cycle constant, en reliant des aspects de sa propre vie avec elle (de son père décédé à son fils Oskar, qui interagit également avec Spoerri ici) et en abordant des questions d'identité juive.
(Lars Penning)

Semblable à une chanson à plusieurs voix, l'approche tendre d'Anja Salomonowitz envers l'artiste Daniel Spoerri est arrangée pour plusieurs voix. La première est l'artiste lui-même, un homme fascinant aux multiples talents. Le film se concentre principalement sur son travail avec les objets, ses "pièges". Ces images sont également la deuxième voix, car le film les utilise pour créer une idée de résurrection. Les cycles se renouvellent, la vie recommence. La troisième voix est celle du père de Salomonowitz, décédé, et de l'acte de deuil de cette perte. La quatrième voix appartient à son fils Oskar, qui reconstitue les déclarations de Spoerri. La cinquième voix est liée au pogrom qui a eu lieu en Roumanie pendant la Seconde Guerre mondiale. Spoerri, qui vient d'une famille juive, a perdu son père à cette époque. Largement tourné dans l'atelier de Spoerri, le film relie toutes ces voix et les fait se chevaucher, trouvant ainsi une belle façon d'illustrer à la fois la manière de tendre la main et une meilleure compréhension de soi. La résurrection, nous dit le film, est possible quand on trouve le moyen d'accepter la mort. Il y a des films comme des lettres, des films comme des chansons, des films comme des poèmes, mais on entend rarement parler de films comme de cadeaux. Salomonowitz nous fait comprendre combien il peut être beau et nécessaire d'offrir un film en cadeau.
(Patrick Holzapfel)