les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse

Artiste en Midi-Pyrénées

Sophie Bacquié | Artistes

2018
Résidence de création, la Nef éphémère, Villematier
Résidence de création, exposition, Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile, rue des arts, Carla Bayle
Nos bordures, exposition personnelle, Galerie du philosophe, Carla Bayle
Aide à l’aménagement d’atelier, DRAC Occitanie
2017
Déborderouge, exposition collective selon 4 états, Maison Salvan, Labège
ARTF, Almost ready to fly, Résidence de création et exposition collective, ENAC, Toulouse
Exposition de dessins de reportages, pour Alternative économique, Grands Voisins, Paris
2016
les uns, exposition collective, espace résistance, Toulouse
Crève Hivernale, exposition collective, Toulouse
Ressac, exposition collective, IPN, TA, Toulouse
Conférence Indélébile, Le dessin de reportage, IPN, Toulouse
2015
les vacances de la zone D, experimental temporary art zone, Rodez
Hors sols, exposition collective, Espace Apollo, Mazamet
Prêt de peintures à l’artothèque de Fabas
2014
Fake Off, exposition collective, Multiprise 10 ans, IPN, Toulouse
Mot, hai, ba, exposition collective, espace résistance, Toulouse
Rendu de résidence Le prétexte de la cabane, Toulouse
Entre maintenant et juste après, exposition collective, galerie épisodique , Paris
Résidence le prétexte de la cabane, Unac
2013
Cu Chi réminiscence, atelier blanc, Villefranche de Rouergue
Cu Chi expérience, Moulin de st Remy
This is the end, exposition collective, ça, Bourg en Bresse
Retour du Vietnam, exposition collective, galerie Benj, Paris
Conférence 2.0, le réel ne vaut que par le pouvoir de le concevoir, Pechacucha#3, Toulouse
Pret de peintures à l’artothèque d’Auch
2012
Secteur trois, exposition personnelle, galerie Sollertis, Toulouse
Les sept deniers, exposition personnelle, 111 lunares, Toulouse
Show room Bakelite, exposition collective, Toulouse
Psychodrame dans la cabane, exposition collective, bicoq’, Toulouse
Vous êtes ici, exposition collective, galerie fursac, Toulouse
Résidence à Cu chi, Vietnam, fpdv, atelier blanc, Villefranche de Rouergue
2011
Galerie Sycomore, exposition personnelle, Paris
Petit salon d’art contemporain, Le bbb, Toulouse
Chic dessin avec la galerie GHP, Paris
GHP art fair, Toulouse
2010
Hello Lilith, exposition collective, Galerie GHP, Toulouse
Espace Bouquières, exposition collective, Toulouse
Petit salon d’art contemporain, Le bbb, Toulouse
Brussel drawing Art fair Galerie, GHP, Bruxelles
Résidence de production, le bbb, centre d’art contemporain, Toulouse
Intervention l’art en milieu hospitalier psychiatrique à l’institut de formation en soins infirmiers, Toulouse
Aide individuelle à la création, DRAC Midi-Pyrénées
2009
Exposition collective, Galerie Sollertis, Toulouse
Le bureau des ouragans, exposition collective, Lieu commun, Toulouse
Petit salon d’art contemporain, Le bbb, Toulouse
Slick art fair, Galerie Sycomore, Paris
2008
Ontomologie, exposition personnelle, galerie sycomore, Paris
Commande de la ville de Toulouse, embellissement des friches de Bagatelle

Enseignement, interventions et ateliers
Depuis 2011 enseignante de peinture/dessin contemporain à Prépar’t, école préparatoire aux écoles d’Arts
2011 artiste intervenante, centre d’Art contemporain le bbb, portrait du collège Jolimont, Toulouse
2006/2010 projet culture à l’hôpital, trajet de ville, avec la DRAC Midi-Pyrénées, le centre méridional de l’architecture et de la ville, l’hôpital psychiatrique Marchant, Toulouse
2003/2013 ateliers d’Arts plastiques, cours de dessins, enfants et adultes en MJC, galeries, écoles, collèges, GEM, foyer adultes handicapés, académie de dessin

Diplômes
D.N.A.P. option Art, école supérieure des Beaux Arts de Perpignan
D.E.S.S. de développement culturel, Rouen
Maîtrise d’histoire de l’Art, Paris X Nanterre

  • Lisière, série de peinture à l'huile formant une installation. 2017
  • Détail / Lisière, série de peinture à l'huile formant une installation. 2017
  • Détail / Lisière, série de peinture à l'huile formant une installation. 2017
  • Détail / Lisière, série de peinture à l'huile formant une installation. 2017
  • Détail / Lisière, série de peinture à l'huile formant une installation. 2017
  • Détail / Lisière, série de peinture à l'huile formant une installation. 2017
  • Maison 2, Bosnie, peinture à l'huile, env 35x25cm, 2016
  • Maison1, Bosnie, peinture à l'huile, env 30x20cm, 2016
  • La mer grecque, peinture à l'huile, env 25x17cm, 2016
  • Route de Blagnac, Toulouse, carbone, Letracet, graphite, 2016
  • Route de Blagnac, Toulouse, carbone, Letracet, graphite, 2016
  • Route de Blangac, Toulouse, carbone, Letracet, graphite, 2016
  • Chemin Mendelson. Peinture à l'huile, env 170x40cm, 2015
  • Chemin Mendelson. Peinture à l'huile, env 170x40cm, 2015
  • Chemin Mendelson. Peinture à l'huile, env 170x40cm, 2015
  • Chemin Mendelson. Peinture à l'huile, env 170x40cm, 2015
  • Chemin Mendelson. Peinture à l'huile, env 170x40cm, 2015
  • Chemin Mendelson. Peinture à l'huile, env 170x40cm, 2015
  • portrait du 1 av des fusillés Rodez. série de 15 dessins 30x40 cm, letracet, carbone et graphite sur canson technique, 2015
  • portrait du 1 av des fusillés Rodez. série de 15 dessins 30x40 cm, letracet, carbone et graphite sur canson technique, 2015
  • portrait du 1 av des fusillés Rodez. série de 15 dessins 30x40 cm, letracet, carbone et graphite sur canson technique, 2015
  • Bosnie, série de 5 peintures à l'huile, environ 30x100cm, 2014
  • Bosnie, série de 5 peintures à l'huile, environ 30x100cm, 2014
  • Bosnie, série de 5 peintures à l'huile, environ 30x100cm, 2014
  • Le pretexte de la cabane, letracet sur canson, 30x40cm, 2014
  • Le pretexte de la cabane, letracet sur canson, 30x40cm, 2014
  • Le pretexte de la cabane, letracet sur canson, 30x40cm, 2014
  • saint gilles, série secteur 3, posca, molotov, acrylique sur cartons toilés, 36x49cm
  • Borderouge, série secteur 3, posca, molotov, acrylique sur cartons toilés, 36x49cm
  • Borderouge, série secteur 3, posca, molotov, acrylique sur cartons toilés, 36x49cm
  • rue de Flandre à Paris, série, graphite sur canson, 2010-2012
  • rue de Flandre à Paris, série, graphite sur canson, 2010-2012
  • rue de Flandre à Paris, série, graphite sur canson, 2010-2012
  • route du couserant en Ariège graphite sur canson, 2010-2012
  • route du couserant en Ariège graphite sur canson, 2010-2012
  • Rue Miramar, série sept deniser, posca et molotov sur cartons toilés, 33x41cm
  • Job, série sept deniser, posca et molotov sur cartons toilés, 33x41cm
  • Job, série sept deniser, posca et molotov sur cartons toilés, 33x41cm
  • shanghai, série, Letraset sur papier chinois, 15x21cm, 2010
  • shanghai, série, Letraset sur papier chinois, 15x21cm, 2010
  • shanghai, série, Letraset sur papier chinois, 15x21cm, 2010
  • bosviel, série paysages habités, posca et molotov sur papier, 35x45 cm,
  • série paysages habités, acrylique et feutres sur toile, 80x100 cm, 2010
  • série paysages habités, acrylique et feutres sur papier, 50x60 cm, 2010
  • résidence la Nef éphémère, avec Lara Freeth
  • résidence la Nef éphémère, avec Lara Freeth
  • résidence la Nef éphémère, avec Lara Freeth

Les œuvres de Sophie Bacquié proviennent d’expériences dans l’espace et renvoient ainsi toujours à des lieux existants. Si chaque série de l’artiste semble être le théâtre de nouvelles expérimentations graphiques ou picturales, des obsessions traversent le travail de part en part. Les toiles et les dessins reposent systématiquement sur des zones de contacts et de frictions, ou encore sur des rapports oxymoriques. Un camaïeu de couleurs — produisant du motif camouflage ou, plus génériquement, une modélisation synthétisée et simplifiée du réel — est associé à des réserves de blanc, parfois même à des éclairs de couleurs vives. De la végétation et des construits humains cherchent une place l’un par rapport à l’autre, quitte à se superposer, s’interpénétrer. Bien entendu, le « naturel » côtoie le « culturel » mais certainement pour mieux travestir les définitions par trop évidentes ; le paysage façonné par l’homme n’est-il pas que culture ? Enfin, et cela concerne plus directement les dernières œuvres de l’artiste, les toiles sont de tailles modestes voire très petites : comme un défi au format, il s’agit pour Sophie Bacquié de comprimer les choix sur une surface réduite pour leur donner peut-être une force accrue.

Les œuvres disent quelque chose de territoires bien précis tout en comportant du silence, celui qui permet de penser et de donner la possibilité au regardeur de fabriquer du sens, par lui-même. Plus que cela, les peintures plus récentes de Sophie Bacquié revendiquent expressément la narration : sur le mur, parfaitement alignées, les toiles se touchent et invitent le regard à une sorte de travelling pour mesurer le contexte et la réalité sociale sous-jacente au travail pictural. Commence même à apparaitre des figures humaines — ce qui est nouveau chez l’artiste —, une principalement : un personnage de profil, que l’on pressent en marge, habitant une auto-construction en bordure de périphérique, est (tendrement) représenté. À la fois fatigué et digne, il est comme le Prince de peu ; de ce peu que la société concède aux alternatives. Dans ces dernières productions, une évolution est perceptible : la réserve est moins fréquente et jamais blanche ; l’intégralité de la surface de la toile semble travaillée plus en détail, comme pour « simplifier » le dispositif plastique et s’en remettre à l’essentiel, la peinture. Les propositions interrogent alors moins les modes de représentation ou de perception du réel, comme c’est plus explicitement le cas dans le travail plus ancien de l’artiste, que davantage et directement le réel lui-même, et le médium bien entendu.

Face à une toile de Sophie Bacquié, l’imaginaire liée au Road movie est peut-être convié. Ce genre cinématographique repose à la fois sur un déplacement dans l’espace et sur la confrontation d’un fantasme de nature inviolée à des signes de l’époque : le véhicule, le bitume, le bâtiment déglingué et esseulé, le poteau courbé, le réservoir rouillé … Il poursuit le geste du western, en quelque sorte, et renvoie directement à la conquête de l’ouest, à la civilisation qui entre en duel avec la nature pour certainement la délivrer de son caractère sauvage. Dans « Macadam à deux voies », de Monte Hellman, se mesure même la dimension existentialiste du Road movie, l’homme moderne devient un Sisyphe motorisé : quelle autre issue que de rouler après avoir roulé ? Alors, cher Regardeur de l’exposition « Déborderouge », pourquoi ne pas vous arrêter puis aller revoir ce personnage de la marge et du hors-champ social, quasi seul être représenté par l’artiste. Il est statique certes, il est en marge de l’autoroute que la grande majorité emprunte. Regardez à sa droite, il y a des panneaux de signalisation, nous sommes juste en dessous.

Paul de Sorbier

 

Venir, voir
Dans nos déambulations urbaines, périurbaines, dominicales…parfois, nous voyons.
Le réflexe contemporain double ou remplace cette expérience forte par l’appui sur un bouton.
Si ces promenades et expérimentations de l’espace constituent la base de mon travail, il s’appuie également, sans fétichisme, sur ces traces photographiques.
Mais la peinture suspend. Suspense. On est dans un temps long.
Des images, entre essence et lieu commun, émergent dans ce qui fera série. Un climat narratif s’installe. Des visons fragmentaires du réel s’associent par l’accrochage. Le montage développe un rythme fait de collusion, de zoom et de recul: une promenade kaléidoscopique proposant une vision éclatée et fragmentaire du réel. Je peins la porosité entre expérience personnelle et histoire collective, entre l’angoisse et la beauté.

Histoires

D’images contemplatives en perspectives du ressenti, croisements narratifs entre travail documentaire et polar naturaliste, Sophie Bacquié raconte les lieux et les hommes. De leur imbrication, elle observe les traces. L’occupation et l’abandon deviennent l’expression d’un inévitable jeux de construction/déconstruction. Les paysages qui en découlent mettent l’homme face à lui même et à l’impact de sa présence.

Guillaume Rojouan

 

 

 

secteur 3

Les paysages de Sophie Bacquié sont toujours la saisie d’un instant géométrique du motif qu’il soit urbain ou non. La représentation lisse, mesure, quantifie le donné. La lumière radicalise l’espace, soit en délimitant les zones de lumière dans les dessins en noir et blanc, soit en exacerbant les couleurs dans les peintures. Il en ressort un monde vidé, libéré des hommes ; comme dans les premières photographies, tous les objets mouvants sont comme happés par l’image et disparaissent pour laisser la place à de purs paysages. 

Brice Fauché, galerie Sollertis

 

 

L’oeil est dans l’humain, l’humain est dans l’oeil.

Lorsqu’on s’extasie devant un beau paysage, nous ne contemplons pas une extériorité comme nous le croyons mais nos propres fabriques intellectuelles.  

Dans mes peintures, les motifs urbains et naturels influent sur mes compositions. Les lignes d’horizons, câbles électriques, troncs, branches, traînées de condensation des avions, ragréages de goudron en se croisant, dessinent, inventent des fragments et structurent la représentation. 

Végétation, eau, air, habitat, infrastructures, comment le naturel et l’artificiel se partagent-ils l’espace en créant de nouveaux paysages?  

Je joue avec la mouvance de la signification des couleurs comme avec la relativité de la perspective. Ces notions soulèvent l’enjeu de la perception humaine, comme construction matérielle et intellectuelle du monde.

A partir du travail sur la réserve et la simplification de l’espace, je peux penser des couples comme plein/vide, nature/culture, sauvage/construit, humain/non humain, présence/absence, naturel/artificiel, figure/fond. 

Dans mes peintures, il n’y a donc pas de détails, pas d’humains. Mais on peut y voir ces forces à l’œuvre.