les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse

Artiste en Midi-Pyrénées

Lucie Laflorentie | Artistes

Lucie Laflorentie

Architecture et paysage « L’envers du décor » comme élément du décor.»

« Je ne puis jamais, parlant cinéma, m’empêcher de penser ‘salle’ plus que le film. » Roland Barthes

Le travail de Lucie Laflorentie s’est fondé sur l’articulation entre son approche du dessin et son expérience du paysage (Canyon, 2005).  Hors de l’espace confiné de l’atelier la jeune plasticienne réinterroge sa perception de l’espace, pose un rapport mouvant entre elle et l’environnement. De la fenêtre ouverte sur le monde au cadre omniprésent, Lucie Laflorentie ne cesse de déconstruire et reconstruire l’unité de l’image dans une mise en espace particulière. L’espace d’exposition devient le paysage de tous les possibles et de tous les points de fuite.

Ses installations architecturées conjuguent dépouillement bricolé et mise en abîme de la vidéo. Un jeu s’instaure entre espace de projection et de représentation, un nouveau partage du monde de l’image. L’installation Springkler (2008) traduit avec délicatesse et sobriété ce monde poreux où le module cagette devient l’élément constitutif d’une cabane ouvrant sur un paysage existant.
Le mythe de la cabane « in progress » est réinventé par la captation vidéo d’une lumière visible (arc-en-ciel) en perpétuel évanouissement. La machine (Springkler, moniteur) dévient un écran, un intermédiaire elle aussi plus ou moins trompeur.
Le trompe-l’oeil se baroquise avec son effet détail-miroir dans Dehors (2008). Cette installation paradoxalement très «less is more», comme toujours chez cette plasticienne, impose sa présence monumentale dans une juste adéquation avec le contexte de l’exposition tel qu’il est.

Visible, invisible, fragmentation des plans, densification des volumes, c’est comme si le travail de Lucie Laflorentie se plaçait dans l’amorce de quelque chose ; quelque chose dont le cadre prédéfini, souvent posé comme une extension naturelle de la salle d’exposition (Veduta, 2008), capture notre attention pour mieux prolonger une expérience sensible et libre. C’est comme dans une salle de cinéma, s’asseoir ni trop près, ni trop loin de l’écran pour mieux voir le dessin de la ligne d’horizon.

Bernadette Morales

 

 

 

 

Focus on Lucie Laflorentie.December 4, 2016

Lucie Laflorentie thinks the presence of an artist in residency in a very different manner. She likes to connect the visitors to the art in research, to the art being made. Works may be presented in a more or less accomplished shape – spread without stake in global installation or in articulation with others, as she did in her recent residency at “Maison Salvan”, in Southwest of France – http://maison-salvan.fr . Lucie Laflorentie likes to proceed to attempts; it is exactly this latent state of the development of the creative process, situated between the guess and the “binding” that is the cutting edge of one of our favourite artists and future guest. Lucie likes to share some specific land art related experiences, like “wandering towed in echo in the atmospheric cinema – Performance – 2012, when she drove the family owned truck with viewers on a towed trailer, topped with an immense mirror cutting the space and reflecting the landscape. “Mise en abyme” which Robert Smithson would not have denied probably. Mayeur projects

 

 

Lucie Laflorentie

 

Née le 20 Janvier 1983 à Moissac.

Vie et travaille à Toulouse.

 

 

FORMATION

 

2007/2008 DNSEP Art, ESBA Toulouse. 

2005/2006 DNAP Art, Félicitations du jury, ESBA Toulouse. 

2003/2008 Ecole supérieure des Beaux arts de Toulouse. 

2002/2003 Baccalauréat Littéraire Arts Plastiques.

 

EXPOSITIONS PERSONNELLES

 

« x/4 = 1y » , Un projet Caza d’oro & OCCE 09. Commissaire Claus Sauer. De Janvier à Avril 2014. 

Déambulation tractée en écho au Cinéma atmosphérique, Performance, Auvillar, 17 juin 2012,Frac Midi-Pyrénées. 

Héritage, Lavaur, Lycée Agricole de Flamarens Mai 2012, commissariat l’AFIAC, exposition de fin de résidence. 

Dessins, Fiac avec l’ AFIAC, du 8 Mars au 31 Juillet 2012. 

ALBUMEN DISASTER, Galerie du Crous de Paris, Paris, du 11 Avril au 20 Avril 2012. 

Pour l’instant c’est comme ça , novembre 2010, galerie St Pierre des Chartreux, Toulouse.

Une production de Point de Fuite, dans le cadre La Petite invite les Nuits Sonores. 

 

RESIDENCE

 

(à venir) Résidence Les Dauphins de l’Architecture, Bordeaux, Printemps 2016.

Résidence Scénographie d’exposition, Galerie Croix Baragnon Toulouse, Juin / Septembre / Octobre, 2015.

Résidence « x/4 = 1y », Caza D’Oro, Maz d’Azil. Commissaire Claus Sauer. Avril 2014. 

Résidence Thiès à l’Adapt, Sénégal. Avec l’artiste Bertrand Ségonzac, invitée par la maison des arts George Pompidou de Cajarc et dans le cadre de la coopération entre la région Midi-Pyrénées et la région de Thiès, du 03 Janvier au 24 Janvier 2014. 

Résidence d’artiste, Mémoire paysanne et contemporanéité, A Fiac, Lycée Agricole de Flamarens, du 28 Février au 22 Mai 2012. 

Résidence Atelier Am Eck, 17 janvier 2010 au 17 mars 2011 , Dusseldorf, dans le cadre des échanges culturel entre les villes de Toulouse et de Dusseldorf. 

Résidence Espace III, 20 Octobre au 20 Décembre 2010, croix baragnon, Toulouse.

 

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

(à venir) Exposition en duo avec l'artiste Nicolas Jaoul , Galerie Expérimental , Mars 2016.

La Vitrine Etudiante, création d’une scénographie d’exposition, du 7 au 24 octobre 2015.

Second Oeuvre, Préface, Toulouse, du 30 septembre au 28 Novembre 2015.

Pont des Art, FRAC Midi-Pyrénées, Chateau Lacaze et Espace Jael de Romano,Brassac. Du 7 Aout au 11 Octobre 2015

TINTAMARRE , une exposition du collectif IPN, Toulouse, du 28 Mai au 19 Juin 2015.

Réjouissances, FRAC Midi-Pyrénées, centre de détention de Muret, du 11 Mars au 16 Juillet 2015.

Mult, Tinbox Galerie, Bordeaux, du 14 Novembre au 24 Décembre 2014.

Paysages assemblés, 11 Avril au 23 Avril 2014, BBB, Hors les murs.

Exposition Collective, Conseil Régionnal de Thiès, Sénégal, Janvier 2014. 

Vaisselle et Mains salles, Paris, Avril 2013, Galerie Talmart, série et variation. 

L’art en pièces, La Fabrique, CIAM, Toulouse, Mars 2013. Exposition collective organisée en collaboration avec 

les Abattoirs - FRAC Midi-Pyrénées et le Master 2 «Métiers de l’art, régie et documentation» de l’UTM. 

Matière grise, Toulouse octobre 2012, comissariat, Manuel Pomar et Damien Aspe. 

In/Ex paysage intérieur, extérieur, Nouvelle Donne, Cahors. Du 11 Juillet au 26 Août 2012. 

Tandem3 , février, mars 2011, Galerie Am Eck, Dusseldorf en tandem avec Katharina Schmitt. 

Tandem5 , décembre 2010, Espace III, croix-baragnon Toulouse en tandem avec l’artiste Katharina Schmitt. 

Rêve de vol - Overground , janvier/Mars 2010, galerie de l’Enac ,commissaria Lieu-Commun,Toulouse. 

Bandits-Mages , mai 2009 ,Bourges. Sélection independants, rencontres internationales. 

Final fight , novembre / décembre 2008, Lieu Commun. Toulouse.

 

CATALOGUES ÉDITÉS

 

Kiosk artiste edition, Berlin : http://www.kiosk.clementineroy.com/KIOSK-PAPER.htmlx

Edition à venir, «L’Art en pièce», Métiers de l’art, régie et documentation de l’UTM.

Ce fut un amour contingent et arbitraire, réalisation d’une édition de groupe, Projet de recherche collectif, Passage à l’acte, Art et Philosophie. En collaboration avec le département de philosophie de Paris VIII. Bourse du ministère de la culture. 

Final Fight, catalogue d’exposition collective Final fight, toulouse 2008.

 

AQUISITION

 

Springkler, vidéo et installation vidéo,2008. Achat FRAC Midi-Pyrénées, 2014.

 

VARIATION

 

Enseignante vacataire «Art et Représentation» depuis septembre 2012, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Toulouse.

 

(à venir) Invitée par le Frac Midi-Pyrénées, Intervention dans le cadre du projet, Un Etablissement/Une oeuvre.

Workshop au BBB du 24 avril au 26 avril 2013, regard autour de l’exposition de Bertrand Ségonzac. 

Workshop avec les étudiants de seconde année de l’Ecole d’Architecture de Toulouse. Septembre 2010 / janvier 2011, 

en collaboration avec l’artiste et enseignante Béatrice Utrilla.

 

Membre du collectif IPN, 30 rue des Jumeaux Toulouse.

  • Cimaise / Escalier.
    Scénographie de l'exposition "Vitrine étudiante", Croix Baragnon, Octobre 2015.
  • Cimaise / Escalier.
    Scénographie de l'exposition "Vitrine étudiante", Croix Baragnon, Octobre 2015.
  • Borne
    Scénographie de l'exposition "Vitrine étudiante", Croix Baragnon, Octobre 2015.
  • Vitrine
    Scénographie de l'exposition "Vitrine étudiante", Croix Baragnon, Octobre 2015.
  • Vitrine
    Scénographie de l'exposition "Vitrine étudiante", Croix Baragnon, Octobre 2015.
  • Cimaise / Borne
    Scénographie de l'exposition "Vitrine étudiante", Croix Baragnon, Octobre 2015.
  • Je vais rentrer dans la ruine.
    Je vais Rentrer dans la ruine, Préface, Toulouse , Septembre 2015.
  • Je vais rentrer dans la ruine.
    Je vais Rentrer dans la ruine, Préface, Toulouse , Septembre 2015.
  • Je vais rentrer dans la ruine.
    Je vais Rentrer dans la ruine, Préface, Toulouse , Septembre 2015.
  • Je vais rentrer dans la ruine.
    Je vais Rentrer dans la ruine, Préface, Toulouse , Septembre 2015.
  • Je vais rentrer dans la ruine.
    Je vais Rentrer dans la ruine, Préface, Toulouse , Septembre 2015.
  • Je vais rentrer dans la ruine.
    Je vais Rentrer dans la ruine, Préface, Toulouse , Septembre 2015.
  • "Mirador et d'eau fraîche" en duo avec l'artiste Nicolas Jaoul.
    “Mirador et d’ eau fraîche”, Bois, néon, escabot, acrylique sur plexiglass, néon, encre de chine sur papier. 350 x 150 x 160 cm. En duo avec Nicolas Jaoul, Exposition "Tintamarre" collectif IPN. Juin 2015.
  • "Mirador et d'eau fraîche" en duo avec l'artiste Nicolas Jaoul.
    “Mirador et d’ eau fraîche”, Bois, néon, escabot, acrylique sur plexiglass, néon, encre de chine sur papier. 350 x 150 x 160 cm. En duo avec Nicolas Jaoul, Exposition "Tintamarre" collectif IPN. Juin 2015.
  • Sans titre, peinture , plaques de placo plâtre, bois.
    Sans titre, peinture, plaques de placo plâtre, bois , Exposition "Tintamarre" collectif IPN. Juin 2015.
  • La Mer
    La Mer, Toulouse 2014. Techniques mixtes. Maquette de l’exposition d’une machine à fabriquer la mer. Système de pluie à l’intérieur de la maquette, venant déclencher une tempête qui détruira l’exposition avant même qu’elle n’ai eu lieu. Second titre : Le
  • Ré-insertion sentimentale, ou , machine à fabriquer des montagnes
    Ré-insertion sentimentale, ou , machine à fabriquer des montagnes. Installation, système de goutte à goutte, eau, plâtre, bois. La Fabrique, Toulouse 2013. Production de l’oeuvre / musée les Abattoirs. Exposition collective «L’art en pièces» .
  • Création d’un dispositif permettant la fabrication de montagnes. Utilisation d’un système d’arrosage de goutte à goutte issue du milieu agricole, suspendu au dessus d’un volume rectangulaire de plâtre plus ou moins tassé. L’eau au contact du plâtre provoque une érosion de la surface du volume. Le rythme et la temporalité de l’érosion dépend du réglage du goutte à goutte. La topographie du ‘futur paysage’ en construction dépend de la disposition aérienne du goutte à goutte. Le paysage montagneux se construit tout au long de l’exposition, de manière plus ou moins rapide et selon la résistance et les aléas plus ou moins maîtrisés du contexte d’exposition, s’effondre, s’éboule, catastrophe naturelle inattendue, le néant. Ou pas.
    Ré-insertion sentimentale, ou , machine à fabriquer des montagnes
  • Recherches en cours
  • EUPHÉMISME
    EUPHÉMISME Installation, plateaux à raisin, béton, polystyrène, pyrogravure. Toulouse octobre 2012, comissariat, Manuel Pomar et Damien Aspe.
  • EUPHÉMISME
    EUPHÉMISME Installation, plateaux à raisin, béton, polystyrène, pyrogravure. Toulouse octobre 2012, comissariat, Manuel Pomar et Damien Aspe.
  • EUPHÉMISME
    EUPHÉMISME Installation, plateaux à raisin, béton, polystyrène, pyrogravure. Toulouse octobre 2012, comissariat, Manuel Pomar et Damien Aspe.
  • Le marché du futur
    Le marché du futur, Thiès 2014 Sénégal, Oeuvre co-réalisée avec Bertrand ségonzac, Astou et Khadi, Jean-Paul Faye et Mbaye Sengor. Invités par la maison des arts George Pompidou de Cajarc et dans le cadre de la coopération entre Midi-Pyrénées et Thiès.
  • Extension
    Extension, installation, bois, miroir, gazon synthétique. Exposition In/Ex paysage, Cahors Juillet 2012.
  • Déambulation tractée en écho au cinéma atmosphérique.
    Déambulation tractée en écho au cinéma atmosphérique. Performance, tracteur, remorque, miroir, bois, paille. Auvillar, Juin 2012. Dans le cadre de l’exposition : «Ressources humaines» à La chapelle du Port - Auvillar (82), FRAC Midi-pyrénée.
  • Déambulation tractée en écho au cinéma atmosphérique.
    Déambulation tractée en écho au cinéma atmosphérique. Performance, tracteur, remorque, miroir, bois, paille. Auvillar, Juin 2012. Dans le cadre de l’exposition : «Ressources humaines» à La chapelle du Port - Auvillar (82), FRAC Midi-pyrénée.
  • Déambulation tractée en écho au cinéma atmosphérique.
    Déambulation tractée en écho au cinéma atmosphérique. Performance, tracteur, remorque, miroir, bois, paille. Auvillar, Juin 2012. Dans le cadre de l’exposition : «Ressources humaines» à La chapelle du Port - Auvillar (82), FRAC Midi-pyrénée.
  • Sans titre, série de peinture, plaque de placo plâtre/bois et acrylique. Exposition Héritage, Lavaur, Mai 2012.
  • Prédator
    Prédator, peinture , plaque de placo plâtre/bois et acrylique. Exposition Héritage, Lavaur, Mai 2012.
  • Sans titre, série de peinture, plaque de placo plâtre/bois et acrylique. Exposition Héritage, Lavaur, Mai 2012.
  • Sans titre, série de peinture, plaque de placo plâtre/bois et acrylique. Exposition Héritage, Lavaur, Mai 2012.
  • Sans titre, installation, placo plâtre, plâtre. Galerie du crous de Paris, exposition ALBUMEN DISASTER Paris, Avril 2012.
  • En 1980, Gilles Deleuze et Félix Guattari écrivaient : « L’Etat dispose d’une violence qui ne passe pas par la guerre, ..., il agit par capture magique immédiate, il "saisit" et "lie", empêchant tout combat. ... Quant à la machine de guerre en elle-même, elle semble bien irréductible à l’appareil d’Etat, extérieure à sa souveraineté, préalable à son droit, elle vient d’ailleurs. » En août 2011, ce prunier dans la fleur de l’âge a dû, comme tant d’autres, être arraché avant même que ses fruits ne soient cueillis. Pas assez rentable. De nombreux agriculteurs sont sur les genoux. Cette situation n’est assurément pas fortuite.
    Sans titre, installation, arbre fruitier et corde, Galerie du crous de Paris, exposition ALBUMEN DISASTER , Paris, Avril 2012.
  • ALBUMEN DISASTER
    ALBUMEN DISASTER, installation, bois et plâtre, Galerie du Crous de Paris, exposition ALBUMEN DISASTER, Paris, Avril 2012.
  • ALBUMEN DISASTER
    ALBUMEN DISASTER, installation, bois et plâtre, Galerie du Crous de Paris, exposition ALBUMEN DISASTER, Paris, Avril 2012.
  • ALBUMEN DISASTER
    ALBUMEN DISASTER, installation, bois et plâtre, Galerie du Crous de Paris, exposition ALBUMEN DISASTER, Paris, Avril 2012.
  • Série de dessin , Albumen Disaster, Galerie du Crous de Paris, Paris, Avril 2012.
  • Série de dessin , Albumen Disaster, Galerie du Crous de Paris, Paris, Avril 2012.
  • Ils viennent de la terre
    Vidéo, Ils viennent de la terre, exposition ALBUMEN DISASTER, Galerie du Crous de Paris, Paris, Avril 2012.
  • Springkler
    Springkler, installation vidéo, caisse à prune, Acquisition FRAC Midi-Pyrénée. Galerie du crous de Paris, Avril 2012. Production en 2008, exposition Final Fight.
  • Microcosme
    Microcosme, palettes et plâtre, Galerie Am Eck, Dusseldorf, Février 2011.
  • Microcosme
    Microcosme, palettes et plâtre, Galerie Am Eck, Dusseldorf, Février 2011.
  • Microcosme
    Microcosme, palettes et plâtre, Galerie Am Eck, Dusseldorf, Février 2011.
  • Strates
    Strates, bois et plâtre, Galerie Am Eck, Dusseldorf, Février 2011.
  • Strates
    Strates, bois et plâtre, Galerie Am Eck, Dusseldorf, Février 2011.
  • Strates
    Strates, bois et plâtre, Galerie Am Eck, Dusseldorf, Février 2011.
  • Séquence
    Séquence, installation, bois, plâtre, photo, carton, parpaing, Galerie Am Eck, Dusseldorf, Février 2011.
  • Séquence
    Séquence, installation, bois, plâtre, photo, carton, parpaing, Galerie Am Eck, Dusseldorf, Février 2011.
  • L’hangar (ou le rêve de Poliphile)
    L’hangar (ou le rêve de Poliphile), techniques mixtes, Espace III Tandem5, croix-baragnon, Toulouse 2010.
  • L’hangar (ou le rêve de Poliphile)
    L’hangar (ou le rêve de Poliphile), techniques mixtes, Espace III Tandem5, croix-baragnon, Toulouse 2010.
  • Cimaise
    Cimaise, galerie saint pierre des Chartreux, Toulouse, novembre 2010. Exposition « Pour l’instant c’est comme ça.» production Point de Fuite dans le cadre de la Petite invite les nuits sonores.
  • Sans titre, galerie saint pierre des Chartreux, Toulouse, novembre 2010. Exposition « Pour l’instant c’est comme ça.» production Point de Fuite dans le cadre de la Petite invite les nuits sonores.
  • Pavillon
    Pavillon, installation, placo et bois, galerie saint pierre des Chartreux, Toulouse, novembre 2010. Exposition « Pour l’instant c’est comme ça.» production Point de Fuite dans le cadre de la Petite invite les nuits sonores.
  • Cyclo,
    Cyclo, Toulouse 2008, installation, retroprojecteur, dessin.
  • Escape
    Escape, Toulouse, Enac, Janvier à Mars 2010. Installation, techniques mixtes. Exposition, «Rêve de vol / Overground». Commisariat d’exposition : Manuel Pomar.
  • Escape
    Escape, Toulouse, Enac, Janvier à Mars 2010. Installation, techniques mixtes. Exposition, «Rêve de vol / Overground». Commisariat d’exposition : Manuel Pomar.
  • Paimpol my love
    Paimpol my love , toulouse 2008, installation vidéo , système de flashs à répétitions.
  • Dehors
    Dehors, Toulouse, novembre 2008. Installation, techniques mixtes, exposition «final fight», Lieu Commun.
  • Dehors
    Dehors, Toulouse, novembre 2008. Installation, techniques mixtes, exposition «final fight», Lieu Commun.

 

Springkler

 

Lucie Laflorentie ré-explore dans un style épuré son rapport singulier à l’espace en jonglant sur divers médiums (dessin, vidéos, installations ...). 

Elle alimente ses réflexions par des artefacts empreints de malice et de poésie qui proposent au spectateur d’appréhender l’espace sous un autre angle.

Lucie Laflorentie nourrit un attachement profond pour le monde paysan dont elle est issue, monde fondé sur le respect de la terre, où les outils et le travail manuel occupent une place centrale.

D’une enfance à arpenter ces champs où l’Homme a incorporé la ligne (des bâtiments agricoles aux tracés des rangées de cultures), à édifier des petits tas de terre au pied de la colline en miroir biaisé par la confusion infantile des proportions,

a germé une dynamique du regard que l’artiste enrichira sans cesse par la suite.

Dans ses maquettes élaborées avec des matériaux simples et bruts (bois, plâtre...) son regard cinétique continue de se déployer à travers le jeu d’échelle. 

Dans ses installations, les dispositifs mis en place cherchent souvent à ouvrir le champ de vision, à «transpercer» l’espace d’exposition en projetant le point de fuite dans le lointain,

au-delà de la ligne d’horizon. Elle prolonge concomitamment ce travail sur la perspective dans ses paysages architecturés. Son questionnement sur la mise en mouvement de l’observateur, rappelant le travelling au cinéma,

alimente encore ses expérimentations de contemplation créative. L’ensemble de ses œuvres constitue un corpus dont le continuum est l’invitation du spectateur à laisser naviguer son regard dans des configurations nouvelles pour lui.

L’installation vidéo « Springkler » est un plan fixe sur un champ dans lequel l’appareil de dispersion automatique d’eau du même nom, objet véritablement sujet, est placé de telle sorte qu’un arc-en-ciel surgit par intermittence,

dès que la tête d’arrosage atteint une position précise dans son mouvement de rotation.

Cette vidéo est projetée à l’intérieur d’une cabane en cagettes qui crée une certaine intimité et favorise le repli méditatif.

A l’instar des fenêtres des hangars de tri qui s’ouvrent sur la lande, la vidéo incite à la projection du regard vers l’ailleurs immense de l’extérieur : le cadre est ici non limitant, il est vécu comme un tremplin qui donne un effet supplémentaire à la perspective.

Ce travail sur le cadrage parachève ainsi la composition de cette image voulue picturale, en écho aux peintures paysagères de la Renaissance. 

Puis l’artiste s’efface, et le Springkler prend alors la main dans un procédé de mise en abîme. En créant l’arc-en-ciel, le voilà générateur de couleur, rehausseur de palette.

Contrairement à ce que suggèrent ses dernières pièces, plus engagées, l’artiste invite plutôt ici sobrement le spectateur à ré-éprouver cette sensation mémorielle enfantine, proustienne, celle de l’enchantement évanescent de l’arc en ciel.

Mais ce spectacle habituellement fugace, presque frustrant, est ici en partage, à l’envi. 

Dans cette vidéo diffusée en boucle, le rythme répétitif de la pompe et de l’aspersion de l’eau incline le regardant à une forme d’hypnose spectatorielle, étayée par la possibilité infinie du retour de la fantasmagorie au sens propre du terme.

La mécanique est ainsi fétichisée, par son truchement s’opère symboliquement le concours des forces de l’Homme et de celles de la Nature. Le Springkler cristallise ce façonnage réciproque, en matérialisant une sorte de démiurgie collaborative.

De même que la collision de l’eau et de la lumière génère ce flot magique de couleur, la rencontre productive entre la Nature et l’agriculteur engendre un paysage inédit, optimisé par un métissage conceptuel.

 

S.B

 

 

EUPHÉMISME

Installation, plateaux à raisin, béton, polystyrène, pyrogravure.

Fin des années 80, à la saison des récoltes, les fruits étaient conditionnés dans le hangar de l’exploitation familiale. Je pouvais trouver refuge au coeur des piles de plateaux avant qu’ils ne prennent le chemin du marché gare.

De hauteurs variables, disposées de manière aléatoire, ces piles paraissaient immenses comme des tours. A l’abri, comme dans une cabane, j’observais à travers les espaces vides ce monde fourmillant d’activité.

Ces interstices fournissaient moultes possibilités de cadrage, d’angle de vue... En s’accroupissant, bondissant, contournant, le poste d’observation changeait sans cesse. Sans compter les paysages miniatures qui naissaient de l’intérieur des plateaux.

Aujourd’hui, ce regard protéiforme est encore là, intact, il s’active lors des déambulations urbaine. Dans un paysage rural, on a tendance à déployer son regard et a balayer les reliefs à perte de vue tout en se tenant immobile.

Le paysage urbain est plus dense, resserré, il écrase l’horizon par ses verticalités démesurées, mais grouille de recoins, d’inattendus. Il engage le corps en appelant au mouvement et module le déplacement : démarche plus rapide - changement fréquent d’orientation - sensation d’être «en-dehors» , protégé par l’anonymat. Le regard est vif, affuté, multidirectionnel. L’oeil est sans cesse attiré par une nouvelle cible, mise en image par les lignes qui la révèle, à mesure que s’ouvre une nouvelle profondeur, que s’offre un nouveau point de vue.

Mais les sentiments purs de l’enfance s’amenuisent. Ils sont grignotés par les travers du système inscrits au fer blanc dans la tête, tout comme les zones périurbaines cou- lent leur béton sur la campagne. Alors si ce petit jeu visuel de perspective dans des plans multiples parvient à investir tout mon être faisant taire la pensée , celle qui vomit sur les ressorts de ce monde, c’est déjà ça de sauvé.

 

L.L / S.B

 

Albumen disaster

Texte de l'exposition Albumen Disaster,

Les hommes ont fait leur place en taillant l’espace à coup d’angles droits, de ce contraste entre la profusion et la mesure émane une beauté singulière du paysage. Une si belle entreprise dont ils n’auraient peut-être pas dû confier les rennes pour la faire prospérer.

Le placo a remplacé la pierre, question de cadence. La Science s’aventure désormais dans l’immanence du processus de vie, touchant l’indicible.

On a changé de catégorie et visiblement égaré le bouton stop. La dialectique entre l’interventionnisme de l’Homme et les phénomènes naturels se resserre.

La Terre commence à craquer, le monde paysan se heurte à l’incohérence ; le bon sens ne peut pas grand-chose face à l’interchangeable. Sa déroute est symptomatique d’une disparition qui, sans dire son nom, rature jusqu’au sens de l’évidence. Les discours de la sphère politico-économique ne trompent plus : tout le monde est sceptique face à cet amoncellement de contradictions.

Et pourtant ...

« Et si le capital a mis les gens au travail, il les a aussi mis à la culture, il les a mis aux besoins, il les a mis au langage et aux idiomes fonctionnels, à l’information et à la communication, il les a mis au droit, à la liberté, à la sexualité, il les a mis à l’instinct de conservation et les a mis à l’instinct de mort – il les a dressé partout à la fois selon des mythes adverses et indifférents. C’est là sa seule loi : l’indifférence. » Jean Baudrillard

Il est de bon goût de se lamenter de cette situation. Moi, je préfère le rire – question d’honneur.

 

L.L / S.B