les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse

Franck Scurti, "Les Reflets" à la Gare Matabiau

Du 24 septembre 2013 au 13 janvier 2014
 
Gare Matabiau, Toulouse
Franck Scurti, "Les reflets", 2004

Installation conçue à la gare de Toulouse Matabiau, durant les “Pléiades”, de l'œuvre de Franck Scurti "Les reflets".

Du 18 mai au 31 décembre 2013, Gares & Connexions, l’activité de la SNCF dédiée à la gestion et au développement des gares, s’associe à l’anniversaire des 30 ans des Frac et relève l’incroyable défi de faire entrer en gare des œuvres d’art contemporain, issues des collections des Fonds régionaux d’art contemporain ou produites spécialement pour l’occasion.
Avec plus de 30 gares SNCF qui participent à l’événement, dont la gare de Toulouse Matabiau où elle se fait écho de l’exposition nationale des “Pléiades”, Gares & Connexions accompagne la mission des Frac d’ouvrir l’art contemporain au plus grand nombre.

Installées durant les “Pléiades”  à la gare de Toulouse Matabiau grâce au soutien des Laboratoires Pierre Fabre, les enseignes de Franck Scurti, déposées dans la collection des Abattoirs - Frac Midi- Pyrénées, ont fait l’objet d’une Commande publique financée par la Ville de Toulouse, le Ministère de la Culture, la Drac Midi-Pyrénées, EDF, dans le cadre du Printemps de septembre 2004, ainsi que d’un dépôt de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Dans mon travail intitulé Les Reflets, j’utilise, comme référence, le symbolisme du signe commercial” explique l’artiste. “J’ai ainsi dénommé les enseignes car elles sont légèrement déformées, un peu comme lorsqu’on voit une forme dans une flaque d’eau, mais ici, cette perception est figée, solidifiée. Ainsi, le reflet de l’enseigne du “Tabac”, de l’”Opticien”, de la “Pharmacie” devient le sous-titre inversé de son modèle. Aussi Les Reflets ont-ils souvent une action modificatrice et poétique sur la linguistique des façades qui les abritent. En effet, incorporer des symboles commerciaux dans le code visuel d’un édifice qui n’en comporte pas a priori est aussi une façon onirique de commenter l’environnement commercial et notre usage de l’espace urbain. Un “Reflet” vu de loin, par exemple de la route, s’intègre à l’échelle de la rue et aux codes commerciaux. Par contre, le point de vue rapproché du piéton accentue son formalisme sculptural et sa qualité visuelle.
Les enseignes peuvent être montrées groupées dans un même espace ou alors être disséminées sur plusieurs lieux, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, sur les murs d’un musée ou sur ceux de la ville.”

http://www.franckscurti.net/