les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse

D. Cordier : collectionner la "prose du monde"

Du 30 janvier au 24 avril 2013
 
les Abattoirs - 1er étage
William Mcbride, "Les maisons trop pleines", 1968 © droits réservés

C'est librement à partir de ces jeux de voisinage, d'émulation, d'analogie et de sympathie que cet accrochage offre une nouvelle traversée dans la collection de Daniel Cordier en faisant la part belle à ses "objets".

L'art moderne, période de référence à laquelle se rattache l'activité de galeriste de Daniel Cordier peut être signalé comme un des aboutissements d'une modernité occidentale, certaine de son progrès et synonyme d'une vision rationaliste appliquée sur le monde et la nature. Mais par ses choix de galeriste, et surtout d'amateur et de collectionneur, Daniel Cordier n'a cessé, depuis le début des années 1960, de brouiller les catégories artistiques, les origines géographiques mais également les règnes organiques, minéraux et végétaux, l'humain et l'animal, le manufacturé et le naturel. Ces choix ne sont pas irrationnels, ils découlent d'une logique propre. Si celle-ci peut d'abord être qualifiable d'optique et d'impulsive, elle est surtout basée sur les ressemblances, non loin de cet état du savoir du XVIe siècle que Michel Foucault décrivait dans les Mots et les choses (1966), comme la "Prose du Monde".