les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse

Projection / Rencontre "Dans l’armure d’Abraham"

Jeudi 23 septembre 2021 à 18h30
Auditorium des Abattoirs – Entrée libre (pass sanitaire)
En présence des réalisateurs
© M.Verdeil

Pour ses 10 ans – ce ne sont pas moins que des Grolympiades qui sont organisées - le Fifigrot/Festival international du film grolandais nous convie à la Rencontre / Projection du film "Dans l’armure d’Abraham", en présence des réalisateurs Matthieu Verdeil, Dominique Poupardin et Jérémie Van Quynh et d’Abraham Poincheval, une occasion de partager l’expérience de cette performance.

En partenariat avec le FIFIGROT #10 et le Printemps de septembre

18h30 – Projection / Rencontre

Dans l’armure d’Abraham ( 1h)
En présence des réalisateurs

Un film de Matthieu Verdeil, Dominique Poupardin et Jérémie Van Quynh 
avec Abraham Poincheval

Produit par A7production et Tita Production

Synopsis : Une armure médiévale traverse à pied des paysages bretons. A l’intérieur, l’artiste performeur Abraham Poincheval. Suivi par un fidèle cameraman à bicyclette, ils nous emmènent dans un road-movie au ralenti. Au gré de rencontres improbables et d’aventures loufoques, l'artiste perd progressivement pied avec la réalité. Une quête poétique et fantastique durant laquelle l'artiste s’efface derrière le personnage qu’il a créé.

 

Matthieu Verdeil est né en 1976. Il vit et travaille à Marseille.

2020 - Dans l’armure d’Abraham, documentaire de création avec l’artiste Abraham Poincheval. La quête encensée d’un chevalier errant traversant la Bretagne à pied au XXIe siècle. Un road movie don quichotesque réalisé avec Dominique Poupardin et Jérémie Van Quynh.

2020 - Marseille et les américains, documentaire historique sur la présence américaine à Marseille pendant la seconde guerre mondiale.

2021 - Claude McKay, de Harlem à Marseille, documentaire. Portrait de l’écrivain jamaïcain américain, poète et romancier vagabond dans les années 1920, précurseur de la Renaissance de Harlem et de la négritude.

Depuis 25 ans, il travaille pour la télévision et le web, répond à de nombreuses commandes pour le secteur culturel, les musées et institutions, collabore avec des artistes ou des chorégraphes…

Il mène également ses propres projets artistiques, qui vont de l’art urbain participatif aux projets scéniques, en passant par l’art contemporain.

 

Dominique Poupardin est né en 1966. Il vit et travaille à Marseille.

Après des études universitaires en Histoire contemporaine, il suit une formation de journaliste au C.U.E.J. à Strasbourg. En 1992, il débute une carrière de journaliste reporteur d’images. Cinq années de correspondance pour TF1 dans l’Est de la France avant de rejoindre le service public (France 2 et France 3) jusqu’en 2015. Il se consacre, depuis 2015, à l’écriture et à la réalisation de films documentaires.

Jérémie VAN QUYNH est né en 1981. Il vit et travaille à Marseille.

 

Abraham Poincheval est né en 1972. Il vit et travaille à Marseille et Paris. 

Abraham Poincheval est depuis 20 ans un artiste performeur. Ses actions tiennent autant de l’art que de l’exploit. C’est avec son corps qu’il fait œuvre, de manière éphémère. Il pratique assidûment l’isolement et l’enfermement, se qualifiant lui-même de claustrophile. Ses sculptures habitables sont des laboratoires dans lesquels l’artiste fait l’expérience du temps, de l’enfermement et de la distorsion progressive des sens. Il expérimente ainsi des états modifiés de conscience. Son travail suscite indéniablement la curiosité, et une poésie s’en dégage. Il interroge la société, sa tendance à l’individualisme et ce qu’il reste du collectif. Il examine notre rapport à l’autre et au temps. Il propose une écoute sensible de l’environnement. Même statique, chacune de ses performances est une aventure, un voyage intérieur, une confrontation à lui-même. S’enfermer pour éprouver la vitesse minérale questionne l’accélération temporelle de notre société. L’idée même d’enfermement s’oppose au monde contemporain, ultra connecté et nécessairement ouvert. Sa pratique attire l’attention d’un public varié, de la critique et des médias. A la simple évocation de ses actions, chacun se projette dans la peau de l’artiste, se demandant comment il réagirait à sa place, s’il tiendrait le coup ou s’il aurait simplement le courage de se lancer dans pareille entreprise. Abraham montre que l’art ne se produit pas toujours pour les musées, les galeries, ou les collectionneurs mais trouve aussi son public au détour d’un chemin de campagne ou sur la place d’un village.

 

Dans le cadre des Jeudis des Abattoirs en partenariat avec Fifigrot