les Abattoirs  
 
   
 
Expositions en cours à la Médiathèque

 

Jusqu'au 28 février 2010

Barceló avant Barceló, 1973 - 1982

La médiathèque des Abattoirs vous propose un large éclairage documentaire de l’œuvre de Miquel Barceló à travers une sélection de livres, catalogues d’expositions, essais et livres d’artistes.


Les films documentaires suivants sont consultables à la salle multimédia :

Vu d’Afrique – Sur les traces de Miquel Barceló
Documentaire de 1989, 13’, couleur. Réalisation : Camille Guichard. Production : Saito production, Pira design.

Le majorquais Miquel Barceló a choisi le voyage comme forme d’apprentissage. New York, Paris, les capitales occidentales et puis un jour l’Afrique (le Mali), pour sortir de ses habitudes et de ses références aussi. Dans ce pays plein de poussière, il passe du travail lent sur grand format au lavis à l’encre de chine, pour de fugaces impressions d’Afrique toutes de poésie.
Traitée elle aussi comme un lavis en noir et blanc, l’image attachante et sensible que donne Camille Guichard du travail de Miquel Barceló en Afrique, restitue la nature délicate, réfléchie de ce jeune artiste qui peint pour passer le temps et exprimer ce qui ne peut se dire. Soraya Hamidi.

Images de la culture copyright & crédits.


Les Ateliers de Barceló
Documentaire de 1992, 26’, couleur. Réalisation : Jean-Marie del Moral. Production : Arkadin.
Participation : ministère de la culture et de la communication (DAP).

Dans un récit à l’imparfait, la voix du photographe-réalisateur suit le parcours du peintre espagnol Barceló, né en 1957. Paris, Barcelone, Majorque, Gao et Segou au Mali sont les lieux où il a élu ses domiciles-ateliers, provisoires ou récurrents. En fonction de l’endroit, il se nourrit de ses observations, de ses lectures, de ses souvenirs et de ses obsessions.
Principalement par le biais de photographies noir et blanc, Barceló est montré à l’œuvre, dans la solitude et le silence. Dans son premier atelier parisien, il sculpte, peint des autoportraits encombrés de piles de livres et de dessins, des natures mortes peuplées de son bestiaire personnel : poisson, poulpe, insecte, scorpion, dinosaure … A même le sol, il plonge littéralement dans ses toiles comme il se jetait, enfant, dans la mer de Majorque. A Barcelone, la commande d’une coupole renversée de vingt mètres de diamètre lui offre une occasion concrète de pénétrer dans la peinture. De sa première expérience africaine, des difficultés causées par la chaleur extrême, la poussière, les tempêtes de sable et les termites, il tire de riches enseignements tels que la fabrication de nouveaux pigments.

Catherine Hamery/ Images de la culture copyright & crédits.


Miquel Barceló, des trous et des bosses
Documentaire, 2002, 72’, couleur. Conception : Jean-Michel Mariou. Réalisation : Jean-Louis Comolli. Production : les films à Lou, Arte France. Participation : CNC, ministère de la Culture et de la communication (DAP), Procirep.

Nul critique d’art ou directeur de musée dans ce film, mais des invités par "analogie" : Ferran Adira, le grand chef du restaurant El Bulli, puisque Barceló évoque volontiers Manet, Chardin ou Renoir et l’aspect culinaire de la peinture : Martin Suter, auteur du roman "Small World" dont le héros perd la mémoire, puisque l’artiste aime jouer avec la sienne en peignant sans modèle ; et Tarkovski, avec des extraits de films, par goût et affinité.
Dans la campagne de Majorque, selon une ancienne définition, le monde est plein de bosses et de trous… Comme les peintures de Barceló, qui toutes, selon lui, évoquent des sexes de femme tandis que l’argile charnelle de ses sculptures garde la trace des caresses. Tant de sensualité dans l’acte créateur engage l’artiste à ne pas se laisser filmer quand il se met à l’œuvre, manière de ne pas livrer son intimité. De même, lorsqu’on l’interroge sur sa démarche, il pense qu’il y a peu à en dire : la peinture survient toujours comme un miracle qu’on ne peut refaire. Commençant sans idée préconçue, il ne peint bien qu’au bord du désastre, quant le tableau est hors de contrôle. Cet état, impossible à provoquer volontairement et à simuler, n’offre aucune garantie de résultat. La toile est comme la surface de la terre, quelque chose vient y pousser. "Ne pas figurer, ne pas représenter, mais établir de nouveaux rapports avec le monde". C’est aussi une façon de prendre le temps de regarder.

Christine Rheys/ Images de la culture copyright & crédits.


Au Louvre avec Miquel Barceló
Documentaire 2004, 25’, couleur. Réalisation : Valéria Sarmiento. Production : Ina, musée du Louvre, France 5.

A sa table de travail ou déambulant dans les salles du musée du Louvre, l’artiste espagnol Miquel Barceló (né en 1957) évoque, par la parole et des croquis, son rapport avec les peintres qui l’ont précédé. Il commente les tableaux qu’il "fréquente" assidûment et dont quelques réminiscences s’invitent dans ses propres œuvres. Valeria Sarmiento pointe de la caméra les détails picturaux que Barceló dissèque goulûment
Pour Barceló, toutes les œuvres d’art sont contemporaines et dans une biographie télescopée de peintres qu’il s’est amusé à composer, il fait remonter sa filiation par ricochet jusqu’à Duccio en passant par Pollock et Velasquez. Arpenteur du Louvre, c’est en praticien qu’il regarde les tableaux de ses pairs. "La raie" de Chardin, qui affiche ses tripes et laisse voir toutes les couches colorées qui la constituent, est pour lui "la peinture qui se montre". La matière épaisse et vive de ses propres natures mortes fait écho à "l’envie tactile" qu’il souligne chez Chardin. Dans les figures toujours plus crevassées de Melendez, Barceló voit nos portraits gagnés par la vieillesse. On en trouve chez lui la trace en 1994, dans "In Extremis". Mais l’artiste n’est pas pour autant bridé par le passé : lorsqu’il illustre de ses aquarelles "La Divine Comédie" de Dante, il revendique la liberté de représenter les âmes qui se noient comme des "boat people" africains qui n’atteindront jamais l’Espagne.

Laurence Wavrin/ Images de la culture copyright & crédits.


Paso Doble
2006, 41’, couleur, adaptation. Réalisation : Agusti Torres. Production : Les Poissons volants, Festival d’Avignon.

Ni spectacle, ni performance au sens strict, "Paso Doble" est le fruit longuement mûri de la rencontre entre deux artistes, le plasticien Miquel Barceló et le danseur chorégraphe Josef Nadj. C’est une œuvre d’art éphémère, à la croisée de deux champs d’expérience et de deux expressions artistiques. Où la terre, l’argile s’est imposée comme point d’origine et comme protagoniste de la confrontation.
Au départ, il y a l’amitié entre deux hommes et la fréquentation attentive par Josef Nadj de l’atelier de Miquel Barceló. Cette plongée sans son univers plastique et la "chance extraordinaire de voir des œuvres encore ouvertes, en devenir ont fait naître chez lui le désir un peu fou "d’entrer dans le tableau". "Paso Doble" est né ainsi –avec pour l’un le défi de donner corps à son désir, pour l’autre celui d’intégrer la présence d’un partenaire et de travailler en public, dans un temps extrêmement condensé par rapport à sa pratique habituelle. Mais "Paso Doble", c’est aussi la tentative de créer une œuvre plastique qui se confonde avec l’acte même de sa création. Puisque le tableau final obtenu à chaque réitération de l’expérience est aussitôt détruit, effacé. Que rien n’en subsiste sinon dans la mémoire de ses témoins directs, ou grâce à des images comme celles qu’Agusti Torres a recueillies l’été 206, pendant les 13 représentations de "Paso Doble" à l’Eglise des Célestins d’Avignon.

Myriam Bloedé/ Images de la culture copyright & crédits.


Miquel Barceló : Les Vitraux de la Cathédrale de Palma de Majorque
2008, 15’, couleur. Réalisation : Daniel Viguier. Production : Ateliers Fleury.

A partir de 2000, Miquel Barceló amorcera son travail destiné à la Chapelle Saint Pierre de la Cathédrale de Majorque, un des monuments les plus emblématique de l’île, datant de 1350.
Ce projet monumental lui demandera sept années de travail et sera inauguré le 2 février 2007 : la chapelle Saint Pierre est désormais recouverte d’une seconde peau de céramique de 300 m2 (150 000 kg d’argile et 2000 kg d’émaux ont été utilisés) de laquelle émergent une profusion de formes multiples, inspirées du chapitre VI de l’Evangile de Jean : l’épisode de la multiplication des pains et des poissons.
Cinq vitraux de 12 mètres de haut ont été réalisés dans les ateliers de Jean-Dominique Fleury à Toulouse.
Ce film nous permet de voir Miquel Barceló peignant au compresseur les vitraux dans les ateliers Fleury, tout le processus de réalisation s’y déroule jusqu’à la vision finale de la chapelle parée des ses vitraux.

Ateliers Fleury, Toulouse.


 
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