Mardi 25 septembre 07 à 20h30
Auditorium
Tableau-Concert :
Kotaro Fukuma, piano
Tableau de Kazuo Shiraga, (1924, Amagasaki - Japon),
"Genten" (Ciel noir), 1990. Huile sur toile.
- Toru Takemitsu, "Romance"
- Claude Debussy , "Clair de lune, ext. de la Suite bergamasque'
- Toru Takemitsu, "Pause ininterrompue"
- John Cage, "17 haïku"
- Toru Takemitsu, "Piano Distance"
- Toru Takemitsu, "For Away "
- Olivier Messiaen, "Extraits de Petites Esquisses d'Oiseaux"
- Toru Takemitsu, "Rain Tree Sketch"
- Toru Takemitsu, "Rain Tree Sketch II " - In Memoriam Olivier Messiaeno
Né en 1982 à Tokyo, Kotaro Fukuma a commencé l’étude du piano à l’âge de 5ans avec mesdames Sato et Igeta. Il est entré avec l’unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 2001 dans les classes de Bruno Rigutto en piano et de Marie-Francoise Bucquet en musique de chambre et obtenu le diplom en 2005.
Depuis l’automne 2005 il étudie dans l’Universitat der Kunst de Berlin avec le professeur Klaus Hellwig. Il participe également à l’academie internationale de Lac de Come en Italie.
En âout 2003, Kotaro a remporté le 1ère Grand Prix et le Prix Chopin au Concours International de Cleveland. Grâce à cette victoire, il a donné son récital de début à NewYork dans Lincorn Center (Alice Tully Hall), obtenu les engagements d’une trantaine concerts aux Etats-Unis, et enregistré son premier disque avec les œuvres de Schumann (Variations Abegg Op.1, Novelletten Op.21, Drei Fantasiestucke Op.111) chez Naxos label.
Kotaro a joué avec les prestigieux orchestres comme l’orchestre de Cleveland, l’orchestre de Finnish Radio Symphony, l’orchestre de New Japan Philharmonic, l’orchestre de Lincoln, l’orchestre de Canton, l’orchestre de Charleston.etc. Il s’est presenté aux émissions de Radios et de Televisions en France (Musique au Cœur, France Musique), Pologne (TVP3), Finlande (YLE), aux Etats-Unis (WNYC, WCLV, WPR), et au Japon (NHK, TBS).
Il a été invité par plusieurs festivals en France (Piano en Valois, La chaise Dieu, Laon, St. Denis, Angers, Garches, Animato, Viller-sur-Authie, Hem, Piano en Arvoir, Roquefort les-Pins, Annecy, etc.) au Japon (100 Pianists, Tokyo-Paris, Aomori, Kokubunji), aux Etats-Unis (Sandpoint, Sunriver, Garett Lakes, Green Lake), en Italie (Concerti in Monte Argentario), Suisse (Musical Septembre, Les Sommets du Classique) et en Pologne (Duszniki). Il se produit aussi en Angleterre, Allemagne, Autriche, Corée de Sud, Taiwan et l’Afrique de Sud (2006).
Il va sortir son deuxième CD avec l’intégrale de pieces pour piano solo de Toru Takemitsu en 2007.
Kazuo Shiraga
(1924, Amagasaki - Japon), vit et travaille à Amagasaki.
"Genten" (Ciel noir), 1990 (Huile sur toile), 218,5 x 291 cm
"La matière commence son histoire et crie quand elle se manifeste telle qu’elle est." (Programme de l’exposition Gutai, parc d’Ashiya, 1955)
Une jouissance fondamentale saisit le ventre lorsque le regard plonge dans cette nuée au noir intense. Les curieuses traînées onctueuses, avec leurs brusques élans vertigineux et leurs pauses subites, fusionnent à l’intérieur du tableau qui respire dans sa densité, grâce à quelques ouïes blanches et aux bordures à peines compromises. La célérité du combat rythmique reste imprégnée dans la matière par la pression généreuse de tout un corps, des pieds.
Presque un demi-siècle après sa première expérience, Kazuo Shiraga poursuit sa volonté de vivifier avec ses pieds nus, une matière au fil du temps plus céleste que tellurique. Sur une toile fixée au sol, l’artiste dépose un amas de peinture à l’huile qu’il répand, accroché à une corde suspendue, avec la plante des pieds. Après une profonde méditation, Shiraga "habité par son corps" touche à l’essentiel avec une force graphique dénuée d’habileté. La violente énergie de son geste, qui détruit tout en construisant, circule dans l’interstice infime du corps et de l’esprit. D’ailleurs une élégante imperfection honore cette pré-naissance entre expressivité existentielle de l’art occidental et transcendance panthéiste de l’art oriental.
Les contradictions qui assaillent la peinture de Kazuo Shiraga encore fidèle à l’esprit Gutai, éveillent subitement, libèrent l’énergie intérieure de l’homme et lui donnent l’espoir d’une harmonie possible avec la nature. Il conjure la menace du chaos en la foulant, en nouant et dénouant une calligraphie vampirisée tout en révélant par sa signature, un projet contrôlé loin des fulgurantes projections de peinture d’un Georges Mathieu.
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Les Tableaux-Concerts sont une coproduction les Abattoirs et Piano aux Jacobins.
www.pianojacobins.com
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