Mardi 26 juin 07 à 20h30
Auditorium
Tableau-Concert :
Marcela Roggeri, piano
Tableau de Serge Poliakoff, (1900, Moscou - 1969, Paris), Composition rouge orangé jaune, 1964 (Huile sur toile 100,5 x 81,5 cm)
Sofia Gubaidulina Chaconne
Erik Satie Gnossienne n°1
Sofia Gubaidulina Musical toys
1. Mechanical Accordion
2. Magic Roundabout
3. The Trumpeter in the Forest
4. The Magic Smith
5. April Day
Erik Satie Gnossienne n°4
Sofia Gubaidulina Musical toys
6. Song of the Fisherman
7. The Little Tit
8. A Bear Playing the Double Bass and the Black
Woman
9. The Woodpecker
10. The Elk Clearing
Erik Satie Gymnopédie n°1
Sofia Gubaidulina Musical toys
11. Sleigh with Little Bells
12. The Echo
13. The Drummer
14. Forest Musicians
Erik Satie Gnossienne n°3
Sofia Gubaidulina Sonate
Allegro
Adagio
Allegretto
De la grande tradition argentine du piano, Marcela Roggeri a toutes les qualités, et cette flamme sud-américaine qui fait la différence.
Née à Buenos Aires, Marcela Roggeri a commencé ses études auprès d’Ana Gelber avant de bénéficier, un peu plus tard, des conseils avisés de Bruno Leonardo Gelber, ce dernier devenant par la suite son mentor. De la culture de son pays, Marcela Roggeri a également hérité le tempérament voyageur. A 23 ans, après une tournée en Argentine et dans d’autres pays d’Amérique latine, Marcela Roggeri vient en Europe (Allemagne, Italie et France) pour une première série de concerts en duo avec Bruno Leonardo Gelber. Séduite par le climat de travail qu’elle y trouve, Marcela Roggeri se décide à s’installer en Paris où elle va poursuivre son perfectionnement.
En 1992, elle part donner des masterclasses à Singapour ; le séjour durera deux années sans que cela ne l’empêche de parcourir le monde pour y donner de nombreux récitals et concerts sous la conduite des meilleurs chefs : Rafael Fruhbeck de Burgos, James Judd, George Pehlivanian, Kasper de Roo, Kyung Soo Wong, …Elle se présente avec des orchestres aussi renommés que le Buenos Aires Philharmonic, Florida Philharmonic, Montpellier Philharmonic, Bohemian Pardubice Chamber Philharmonic et Dortmund Philharmonic.
En l’an 2000, Marcela Roggeri donne un concert mémorable au Wigmore Hall de Londres en compagnie du pianiste brésilien Marcelo Bratke ; au programme, les pièces pour deux pianos de Gershwin, Bernstein et Copland dont on célèbre alors le 100e anniversaire. Ils présentent leur CD –"The Open Prairie"- qui réunit l’intégrale des œuvres pour deux pianos d’Aaron Copland. La critique est unanime. The Independent écrit :"Un concert particulièrement remarquable où les deux pianistes vivaient véritablement la musique ensemble". Le Royal Academy Magazine ajoutera :"Les deux interprètes ont offert au public un récital enflammé qui a presque fait danser dans les allées du Wigmore Hall".
Marcela Roggeri poursuit alors sa collaboration avec Marcelo Bratke. Pendant deux années ils interprèteront une série de concerts-performances intitulés 400 ans de Musique moderne. Ces concerts d’un genre inédit conjuguent alors le piano et les percussions de l’ensemble Meninos do Morumbi, un groupe de percussionnistes issus des favelas brésiliennes. Le succès sera extraordinaire, quelles que soient les salles : Queen Elizabeth Hall de Londres ou salles de spectacles du Brésil et d’Argentine. Marcela est également intéressée par la musique de chambre, et elle donne régulièrement des concerts pour piano et violon, avec le violoniste Pablo Saravi, comme au Teatro Colón de Buenos Aires en 2002 : le journal La Nación écrit : "Excellente impression…les deux artistes ont exprimé des moments de radiante et cristalline pureté mélodique".
Marcela Roggeri est l’invitée régulière de nombreux festivals Français et étrangers. On a pu l’entendre au Festival de Nohant, à Montpellier ou encore aux Flâneries musicales de Reims. C’est précisément à Reims que Marcela Roggeri a entamé, en juillet 2005, une tournée internationale avec un récital entièrement consacré à Erik Satie, un programme presque ‘naturel’ pour celle que l’on considère comme"la plus française des pianistes argentines"programme qui a été enregistré pour le label TransartLive. Elle a reçu la Révélation Internationale (AEAA – Prix du MIDEM) des Victoires de la Musique 2006.
Serge Poliakoff
1900, Moscou (Russie) – 1969, Paris
Composition rouge orangé jaune, 1964
Huile sur toile - 100,5 x 81,5 cm
les Abattoirs, Toulouse
"Tour à tour, les parties de la composition sont ou forme majeure ou forme mineure." (S. Poliakoff)
Des "formes-couleurs". Des formes qui occupent, structurent l’espace de la toile. Des couleurs qui donnent vie à cette unité par superposition des complémentaires, par l’alliance du sombre et du clair. Ces constructions architecturées de l’espace, ce découpage géométrique simple traité en aplats nuancés, affirment dans leurs "archaïsmes" la base de l’abstraction, un fond et une forme indifférenciés, une échelle des plans nulle. Néanmoins les structures puissantes imbriquées à l’infini, jouent, chacune, dans leur irrégularité rigoureuse, de leur densité et de leur transparence.
Serge Poliakoff, né en 1900 à Moscou, est le treizième et avant dernier enfant de la famille. Fasciné par les icônes, il s’oriente vers une carrière de plasticien, mais contraint de quitter la Russie en 1918, il subsiste à Constantinople en jouant de la guitare. Après différents voyages, il s’établit à Paris en 1923 où il se produit dans les cabarets russes, puis en 1929, s’inscrit à l’Académie de la Grande Chaumière. Il poursuit ses études à Londres et à son retour à Paris, fait la connaissance de Kandinsky, Robert Delaunay et Otto Freudlich. Ces rencontres bouleversent sa pratique qui évolue alors de manière définitive vers l’abstraction.
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Les Tableaux-Concerts sont une coproduction les Abattoirs et Piano aux Jacobins.
www.pianojacobins.com
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