Jeudi 19 avril 07 à 20h30
Auditorium
Tableau-Concert :
Dana Ciocarlie, piano
- Maurice Ravel, La vallée des cloches
- Claude Debussy, Cloches à travers les feuilles, ext. Images, Livre II
- Claude Debussy, Poissons d'or, ext. Images, Livre II
- Frédéric Verrières, Paraphrase
- Claude Debussy, Pour les arpèges composés, ext. Préludes, Livre II
- Karol Beffa, Etudes n°4 et n°3
- Claude Debussy, Des pas sur la neige, ext. Préludes, Livre I
- Thierry Escaich, Les litanies de l'ombre
Tableau de Olivier Debré, Suite Garonne, 1996.
Huile sur toile, 100 x 100 cm
Formée aux sources de l’école roumaine de piano comme Dinu Lipatti, Clara Haskil et Radu Lupu, Dana Ciocarlie a également étudié à Paris auprès de Victoria Melki à l’Ecole Normale de Musique et a suivi le cycle de perfectionnement du Conservatoire National Supérieur de Musique dans les classes de Dominique Merlet et Georges Pludermacher. Sa rencontre avec le pianiste allemand Christian Zacharias sera déterminante en particulier pour approfondir l’oeuvre pour piano de Franz Schubert, auquel elle a consacré un cycle de neuf concerts au Théâtre Molière-Maison de la Poésie à Paris en 1997.
Douée d’un tempérament vif-argent où la générosité le dispute à l’engagement, Dana Ciocarlie possède un vaste répertoire, s’étendant de Jean-Sébastien Bach aux compositeurs d’aujourd’hui. Certains d’entre eux lui ont dédié des oeuvres tels Karol Beffa, Frédéric Verrières, Nicolas Bacri, Stéphane Delplace, et elle est reconnue comme l’une des interprètes majeures de Horatiu Radulescu.
Son expérience et son talent ont été récompensés par de nombreux prix lors de concours internationaux prestigieux : un 2ème prix au Concours International Robert Schumann à Zwickau, le Prix Spécial Sandor Vegh au Concours Geza Anda à Zurich, le Prix International Pro Musicis, le Young Concert Artist European Auditions à Leipzig, le Concours Ferrucio Busoni en Italie. Lauréate de plusieurs Fondations : Yvonne Lefébure, Nadia Boulanger, Gyorgy Cziffra, elle est aussi une interprète recherchée dans le domaine de la musique de chambre. Parmi ses partenaires de prédilection, on mentionnera les violonistes Gilles Apap, Radu Blidar, Nicolas Dautricourt, Laurent Korcia, Irina Muresanu, Jane Peters, Jean-Marc Phillips- Varjabédian, les altistes Gérard Caussé et Pierre Franck, les violoncellistes Sébastien van Kuijk et Raphaël Chrétien, le corniste Hervé Joulain, le Quintette à vent Le Concert Impromptu, le Quatuor Psophos.
Ses multiples activités à travers le monde en récital ou en concert avec orchestre l’ont conduite aux Etats-Unis (Boston, New- York, Los Angeles), au Canada (Montréal, Festival de Lanaudière), à Hong-Kong, en Europe (Allemagne, Suisse, Espagne, Belgique, Luxembourg, Italie, Pays-Bas, Roumanie), en France : Cité de la Musique, Musée d’Orsay, Radio-France, Auditorium du Louvre, Théâtre du Châtelet, Salle Pleyel, Salle Gaveau, Invalides, au MIDEM de Cannes, à l'Opéra de Lyon, et dans différents festivals : Chopin à Bagatelle, Berlioz de la Côte Saint-André, Labeaume en Musiques, Périgord Noir, Radio-France-Montpellier, La Roque d’Anthéron…
La parution successive de deux enregistrements chez L’Empreinte Digitale consacrés l’un à la dernière Sonate pour piano de Schubert et l’autre à la musique roumaine, Romania, lui a valu des critiques élogieuses de la presse qui reconnaît en elle l’humilité des grands et n’hésite pas à la comparer par sa musicalité à Wilhelm Kempff et à Clara Haskil. Sa maturité, sa simplicité de ton, son expression naturelle l’ont fait remarquer par le mensuel Le Monde de la Musique dans un dossier consacré à la "génération 2000" : …celle des jeunes artistes prometteurs susceptibles d’occuper demain le haut de l’affiche.
Au cours de la saison 2006-2007, Dana Ciocarlie se produira en concerto à plusieurs reprises : The Age of anxiety de Bernstein avec l’Orchestre National de Montpellier dirigé par Lawrence Foster, le Concerto de Schumann avec l'Orchestre Philharmonique de Bucarest, le Concerto n° 3 de Beethoven à Saint-Etienne. Elle jouera Petrouchka de Stravinsky à Nantes et Angers avec l’Orchestre National des Pays de la Loire dirigé par Isaac Karabtchevsky. Elle se produira en récital ou en musique de chambre en France et à l’étranger, notamment à Paris avec le Quatuor Psophos au Théâtre de l’Athénée Louis Jouvet ; avec Sébastien van Kuijk Salle Cortot à Paris et Metz Arsenal ; récital à Villennessur-Seine ; Folle Journée de Nantes ; récital à la Salle Molière à Lyon ; Prades ; Roumanie ; récital à Fontevraud ; récital et concerto à l’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne …
Sur France Musique, où elle est régulièrement invitée, elle poursuit son cycle dédié aux oeuvres de Robert Schumann dans l’émission L’atelier du musicien de Jean-Pierre Derrien qui l’invite depuis 2001.
Elle a enregistré plusieurs CD : en 2005, un disque consacré aux compositeurs hongrois Bartok, Eötvös, Kurtag et Ligeti chez l’Empreinte digitale ; en 2006, un CD consacré aux sonates pour violon et piano de Magnard et Lekeu avec Irina Muresanu (Ar Ré-Sé/Codaex) ; CD consacré à Debussy, Krawczyk, Escaich, Beffa et Verrières, intitulé "Debussy en miroirs" chez Triton. A l’automne 2006, paraîtra un CD Dvorak comprenant le quintette avec le quatuor Psophos chez Ar Ré-Sé/Codaex. En projet, un disque avec Jean-Marc Phillips-Varjabédian avec qui elle forme maintenant un duo.
Tableau de Olivier Debré , Suite Garonne, 1996.
"Je me défends d’être un paysagiste, je traduis l’émotion qui est en moi devant le paysage." (O. Debré)
Le bleu un peu gris et un peu flou évoque les petits matins tristes où commence à pointer malgré tout le soleil. Derrière la touche fluide se fond le repos et l’action du peintre, de même que les aléas de la lumière et de la pluie.
Les grandes comme les plus petites toiles d’Olivier Debré où coexistent fluidité et empâtement, ondes et îlots, transposent les sensations vécues lorsque, par une harmonie magique, l’on devient le vent, la pluie, l’eau, lorsque la nature passe à travers soi. L’artiste observe, tel un peintre impressionniste, les variations de la Loire ou de la Garonne, des fjords norvégiens ou encore d’ailleurs, au rythme du temps qui passe et des permanences. Dès 1943, Debré se libère des conventions et trouve dans le signe, dans une "abstraction fervente", un moyen plus "naturel" de voir la nature. En parallèle du Color-Field américain, il peint avec un geste ample et ralenti "dans" l’espace de sa peinture toujours plus fluide, mais lui travaille en plein air, en symbiose avec les éléments.
Cette œuvre a été réalisée en 1996 dans le cadre du festival Garonne, festival où le fleuve est source d’inspiration et cadre de création.
Bernadette Morales |
Les Tableaux-Concerts sont une coproduction les Abattoirs et Piano aux Jacobins.
www.pianojacobins.com
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