Musée d'art moderne et contemporain à Toulouse, FRAC Midi-Pyrénées

Terres à terres

Œuvres de la collection Daniel Cordier
Du 16 février au 26 août 2018
 
les Abattoirs
Ben Russell, "Trypps #7 (Badlands)", 2010, coll. les Abattoirs - Frac Occitanie Toulouse © B. Russell

La nouvelle présentation de la collection Daniel Cordier puise dans des œuvres qui font écho à l’expérience du paysage, y compris lorsque, pures abstractions ou formes simples, elles n’en sont pas une représentation directe. Aller de "terres à terres", c’est explorer les continents de l’art tel que l’a tenté Daniel Cordier dans sa recherche et ses achats d'œuvres. 

"Je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre !"
Arthur Rimbaud, "Adieu", Une saison en enfer (1873)
 
Marchand et amateur d’art, Daniel Cordier (né en 1920) a entremêlé dans sa collection, donnée au Musée national d’art moderne - Centre Georges Pompidou et déposée aux Abattoirs, des œuvres d’art moderne et contemporain, des créations extra-occidentales et des naturalia, ces étonnantes merveilles artistiques produites par la nature.
 
Regarder "terres à terres", c’est questionner ce que l’on voit autour de nous, entre l’infiniment petit et le très grand qui définissent par exemple l’étrange paysage entre deux temps de Charles Simonds. A côté de l’immersion dans la luxuriance végétale de la peinture de Karen, on s’approche avec Jean Dubuffet au plus près de la matière des "paysages de terre" marqués par l’empreinte de ses doigts. C’est aussi regarder différemment des œuvres constitutives de la modernité artistique américaine : voir, derrière la monochromie noire de l’artiste expressionniste abstraite Louise Nevelson, le collage original des bois ; sentir, sous l’informe post-minimaliste de Robert Morris, le poids tentaculaire du feutre. Le film Trypps #6 (Malobi) de Ben Russell, qui complète cette présentation, a pour sujet un autre déplacement rituel : celui du carnaval.