
Du 29 juin au 26 août 07

En collaboration avec 
Michel Verjux
Bernar Venet
Pierrick Sorin
Corinne Sentou
Daniel Pommereulle
Roman Opalka
Olivier Mosset
Didier Mencoboni |
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Jean-Paul Marcheschi
Ange Leccia
Julije Knifer
Alain Josseau
Groupe Irwin
Nicolas Herubel
Monique Frydman
Daniel Dezeuze |
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Patrick Corillon
Sophie Calle
Claude Caillol
Jean-Pierre Bertrand
Judith Bartolani
Damien Aspe |
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Il y a quelque quinze ans… Ligne A. Il me souvient des réactions de cette vieille dame si typiquement toulousaine qui affirmait qu’elle ne prendrait jamais le métro : "parce qu’il existera". S’y rendant à mon insistance pour ses intérêts artistiques, elle n’y voyait qu’à peine les œuvres - il est vrai pour la plupart discrètes en dépit de leur qualité. Dépassée l’asepsie volontaire, confirmée la décision judicieuse d’associer artistes, architectes et ingénieurs dès les premières esquisses de la conception des stations, la ligne B affiche un caractère tonique qui rendrait tout heureuse notre dame usagère.
Musée d’Art contemporain de Toulouse, les Abattoirs ont décidé de s’associer au formidable événement que constitue une commande artistique publique. Inviter les vingt artistes lauréats à présenter une œuvre pour signifier l’importance de l’impact social de la création et faire se croiser ainsi les mondes trop souvent parallèles de la rue et de l’institution, de l’urbain et du culturel, engage le musée dans sa relation naturelle - plus qu’obligée - à l’espace social. Se développe ainsi une sensibilité d’usage entre un art public, collectif, qui colore l’environnement du citadin et l’œuvre expérimentale qui, au musée, fixe le regard sur elle-même dans une dimension plus individuelle. Deux voies distinctes qui se joignent aujourd’hui dans l’affirmation citoyenne d’une culture solidaire de la vie quotidienne. Visiteur et passager échangeront alors d’autres clés de lecture, d’autres modes d’appréhension, pour partager enfin avec les artistes la richesse sociale de leur engagement au-delà des confidences de la salle d’exposition.
Tout comme au long de la ligne, les stations se succèdent sans d’autres éléments plastiques fédérateurs que le verre et la lumière, ouvertes à l’originalité de chaque réponse, l’exposition des Abattoirs égrène les démarches singulières des vingt lauréats. Les inviter à présenter une œuvre en relation directe ou non avec celle réalisée pour la commande semblait la meilleure réponse à la liberté de création que l’on doit à chacun. Celle qui permettra d’apprécier en quoi l’artiste est ou non redevable de sa commande au métro dans les nouveaux développements de sa démarche créatrice. Y échappe-t-il ? Comment ? Qu’a-t-il amené de ses expériences en atelier ? A ce jeu, les réponses sont évidemment signifiantes tant l’authenticité de nos artistes trouve sa signature ici et là, cohérente.
Il est trop tôt pour décrire les œuvres - aspects, formes et contenus des discours esthétiques, sociaux ou politiques - puisque la majorité des artistes investis dans le projet d’exposition aux Abattoirs est encore aujourd’hui au travail d’une prochaine actualité. Certains ébauchent des pièces qui pourraient apparaître comme la conséquence ou la résultante de la commande, d’autres apportent un projet plus lié en amont à des recherches personnelles qui alimentent bien sûr leur commande. Tous affirment l’authenticité sincère de leur engagement dans l’espace social d’une création qui unit aujourd’hui des milieux différenciés qu’il convient de s’approprier dans le tissu urbain : la station, le quai, le musée… ligne B… véritable connexion.
Alain Mousseigne
Conservateur en chef,
Directeur des Abattoirs |
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Plan de l'exposition
Dossier de presse
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