Musée d'art moderne et contemporain à Toulouse, FRAC Midi-Pyrénées

Rencontre avec Zanele Muholi - A visual ARTivist

Samedi 22 novembre 2014
 
les Abattoirs
De 15h30 à 19h - Entrée libre
© Zanele Muholi (détail)

A l’occasion de la sortie de l’ouvrage Faces and Phases 2006-14 (éditions Steidl) et en collaboration avec Bagdam Espace Lesbien, les Abattoirs ont le plaisir d’accueillir la photographe sud-africaine Zanele Muholi, en provenance directe de Johannesburg, pour une journée de rencontre autour de son travail.

PROGRAMME :

- 15h30
Présentation par Zanele Muholi des trois photographies de la série Faces & Phases récemment acquises par les Abattoirs et visibles actuellement dans l’exposition Symétrique Exotique. 1er étage du Musée.

- 16h
Évocation de son parcours d’ARTiviste visuelle par Zanele Muholi, en présence d’Olivier Michelon, conservateur du musée des Abattoirs et de Jacqueline Julien de Bagdam Espace lesbien.

- 16h30
Projection du film Difficult Love, documentaire de Zanele Muholi et Peter Goldsmith (2010, 48 mn. VOST), suivi de Look at me, documentaire de Nathalie Masduraud et Valérie Urréa (2014, 8 mn, VOST), en présence de Valérie Urréa et de membres de l’équipe des Dégommeuses.

- 17h45
Questions du public à Zanele Muholi, qui présentera son dernier ouvrage publié aux éditions Steidl,  Faces and Phases 2006-14 (2014, 368 pages).

- 18h30
Cocktail dans le hall du Musée et séance de dédicace de son ouvrage par Zanele Muholi.

 

Zanele Muholi

Née en 1972 à Durban (Afrique du Sud), Zanele Muholi vit et travaille au Cap. Elle appartient à une jeune génération de photographes sud-africains, arrivée à l'âge adulte dans une société post-apartheid, mais dont le regard a été aiguisé par leur enfance et leurs aînés. C'est d'ailleurs au Photo Market Workshop de David Goldblatt que Muholi a d'abord été formée à la photographie avant de poursuivre un doctorat à Toronto. L'usage dominant du noir et blanc, tout comme l'objectivité frontale qu'elle privilégie dans ses clichés, l'inscrivent résolument dans la tradition d'un style documentaire (de Sander à Evans) nuancé par les recherches des pionniers de la photographie africaine.

C'est avant tout dans une démarche engagée que l'artiste souhaite placer son travail. Elle se qualifie elle-même de "militante visuelle". "Mon travail est une exploration qui vise à créer/tracer les contours/protéger l'histoire visuelle des lesbiennes et queers noir africains (LGBTI : lesbienne, gays, bisexuels, transgenres, inter sexes) après l'apartheid en Afrique du Sud. J'étudie la façon dont les activistes – socialement, culturellement, politiquement et économiquement marginalisés – peuvent utiliser les images pour créer des espaces de résistance et développer leur regard critique", explique cette dernière. Donner une visibilité à une population minorée dans ses droits, malgré l'égalité qui lui est conférée, est le moteur de l'engagement photographique de Muholi. Celui-ci se fait dans une connaissance forte de son sujet et de ses responsabilités, mais également de l'histoire de la photographie.

 

http://www.bagdam.org