Musée d'art moderne et contemporain à Toulouse, FRAC Midi-Pyrénées

Féminisme : tout un art

Mercredi 17 mai 2017 à 19h
 
Auditorium des Abattoirs - Entrée libre
Carolee Schneemann

Films documentaires et expérimentaux. Séance animée par Catherine Gonnard. Dans le cadre du Printemps Lesbien de Toulouse.

Ces films sont destinés à un public averti.
 
Womanhouse
Johanna Demetrakas (1974, 47’, VOSTF)
Womanhouse est un documentaire historique sur l’un des événements culturels féministes les plus importants des années 1970 aux Etats-Unis. « En 1972, fut créée une exposition dont on a beaucoup parlé : Womanhouse. Sous la direction de Miriam Shapiro et de Judy Chicago qui devinrent des figures majeures de l’art féministe dans les années 1970 et 1980 (…), vingt-quatre femmes (dont Faith Wilding et Sandy Orgel) aménagèrent une maison à Los Angeles. L’espace domestique devenant espace d’exposition, la distinction entre public et privé disparaissait et les conventions régissant la représentation volaient en éclats. » Peggy Phelan, Art et Féminisme, éd. Phaidon, 2005.
Johanna Demetrakas est réalisatrice, écrivaine, professeure et productrice basée en Californie. 
 
Interior Scroll – the cave
Carolee Schneemann et Maria Beatty (1975-1995, 7’30)
Devant la caméra de Maria Beatty, Carolee Schneemann et sept autres femmes rejouent la célèbre performance créée par Schneemann en 1975, « Interior Scroll », où, totalement nue, perchée sur une longue table, elle prenait des poses de modèle, et sortait de son vagin un long morceau de papier où était écrit le début d’un livre qu’elle n’a jamais écrit, Cézanne était une grande artiste.
 
Borderline
vidéo-performance de Maria Adela Diaz (2005, 2’)  
Dans une action d’une grande puissance expressive, évoquant les politiques migratoires aux États-Unis et la situation précaire des migrants sans papiers, et qui peut être lue comme un rituel cathartique des blessures de son propre exil, Maria Adela Diaz s’enferme dans un contener lancé à la mer.
 
Mientras dormiamos (el caso Juarez)
Lorena Wolffer (2002, 10′)
Dans Tandis que nous dormions (l’affaire Juárez), le corps de Lorena Wolffer, transformé en carte symbolique, sert à documenter et à faire le récit de cinquante des cas enregistrés à Ciudad Juarez (Mexique) où depuis le début des années 90, plus de 300 femmes ont été assassinées et autant sont portées disparues. Le corps de l’artiste devient un véhicule de représentation de la terrible violence subie par ces femmes. Une violence qui semble s’être aujourd’hui institutionnalisée.