“Agoraphobia” déménage…
La sculpture “Agoraphobia” de Franz West est en cours de déménagement du parvis des Abattoirs au Jardin Raymond-IV.
Dans le cadre de l’exposition “Barceló avant Barceló (1973 – 1982)”, la pièce “Elefandret” de Miquel Barceló va prendre sa place.

Les IVèmes Rencontres “Art & Sciences cognitives”
Mercredi 14 et jeudi 15 Octobre 2009, dans le cadre du festival La Novela, à l’Auditorium des Abattoirs (entrée libre) se dérouleront les IVèmes Rencontres “Art & Sciences cognitives”.
Les Sciences cognitives peuvent-elles conduire à une meilleure connaissance de la création artistique? Peuvent-elles se féconder mutuellement? Ces Rencontres s’inscrivent dans un projet entamé dès 1998 pour examiner cette hypothèse.
Les Rencontres se veulent d’abord une expérience. Elles s’ouvriront par une présentation “interdisciplinaire” de leurs objectifs et de leurs interrogations. Chacune des sessions suivantes sera consacrée à un thème – par exemple la diversité des représentations mentales de l’espace – qui sera présenté à la fois d’un point de vue cognitif et à travers l’expérience d’un artiste. Il fera ensuite l’objet d’un dialogue qui devrait permettre de mieux comprendre convergences et divergences et on l’espère de créer un climat d’empathie. Chaque séance s’achèvera par un débat avec le public.
Quelles pourraient être les conséquences du dialogue qui s’amorce entre l’art et la rationalisation de la cognition? Éclairer l’aventure de l’art et ouvrir peut-être à la science de nouvelles portes sur l’univers mental. Mais cette rencontre conduit à des questions plus inattendues. Puisque les sciences cognitives sont au cœur du développement des technologies de la connaissance, le dialogue donne peut-être à celles-ci accès à des espaces nouveaux de la vie mentale. Pour l’exaltation de la créativité ou la capillarité du contrôle? Ce sera l’une des questions de la dernière séance.
Proposé par l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse (CNRS, UPS), le Département Art contemporain du Musée des Abattoirs, le Service Culture de l’Université Paul-Sabatier.
> Le programme complet sur le site des Abattoirs

Claude Lévêque, “Pulsion” (détail), 2008 (collection les Abattoirs / frac Midi-Pyrénées)
Entretien avec Serge Pey
Réalisation : Pascal Brechet – HTVM
Appel à Projet Traverse Vidéo 2010
Sur le podcast des Abattoirs…
3 conférences du Forum de l’Image 2009 enregistrées en avril à l’auditorium des Abattoirs (Yves Michaud, François Hébel, André Rouillé) sont disponibles sur le podcast des Abattoirs.
http://www.lesabattoirs.org/podcast.htm
Film et conférence de Claude Lévêque au Mas d’Azil vendredi 7 août 2009
Dans le cadre de l’exposition “DreamTime – Temps du rêve, grottes, art contemporain et transhistoire”, Claude Lévêque, qui représente actuellement la France à la Biennale de Venise, sera l’invité de la commune du Mas d’Azil des résidences d’artistes Caza d’Oro et des Abattoirs le vendredi 7 août 2009 à 20h30. Il présentera son dernier film “Le Grand Soir”, réalisé par Armand Morin et produit par la galerie Kamel Mennour et LabLabanque Béthune à l’occasion de la biennale de Venise et reviendra sur sa double participation à exposition “DreamTime – Temps du rêve” dans la grotte du Mas d’Azil et aux Abattoirs à Toulouse.
Au plus profond de la grotte, dans la galerie dite des ours, Claude Lévêque a conçu son dernier projet intitulé “Intérim”. Tirant parti de l’espace confiné de ce boyau étroit, il a recréé un environnement où le fracas assourdissant d’un wagonnet (collaboration sonore de Gérome Nox), fait palpiter l’éclairage ambiant et vibrer les entrailles de la montagne. Ici, c’est plutôt la configuration physique et psychique des lieux, de même que son histoire récente (seconde guerre mondiale) qui ont inspiré l’artiste. Claude Lévêque ayant envisagé “Intérim” comme une zone de “destabilisation physique et mentale”. Cette toute dernière création est à relier avec les dimensions autobiographiques et oniriques des deux pièces présent&! eacute;es aux Abattoirs. En particulier avec “Sans titre” de 1990 où l’artiste rend hommage à son grand-père prisonnier et rescapé des camps de concentration nazi. L’ensemble proposant une immersion dans un espace-temps de transition pour une sorte de renaissance initiatique.
Depuis plus de vingt ans, Claude Lévêque développe ses environnements visuels et sonores sur le mode de la métaphore politique, historique et psychologique. Il a été invité dans de prestigieuses institutions comme PS1 à New York, le Hamburger Bahnhof de Berlin, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Son art consiste aussi à investir les lieux les plus alternatifs : une HLM désaffectée à Bourges, l’ancienne banque de France de Béthune devenue récemment un centre d’art, où l’un des derniers haut-fourneaux resté intacts en Lorraine dans une grandiose mise en lumières réalisée en 2007 au titre de la commande publique.
Salle multimédia du Mas-d’Azil (Ariège)
3, rue du Temple – Entrée libre
Pour toute information vous pouvez contacter Caza d’Oro au 05 61 69 59 17 ou la Mairie du Mas d’Azil.
L’exposition “Veilleurs du monde 3″
Accueilli en Résidence à la Maison Daura de Saint Cirq-la-Popie, le collectif A.O.O. composé de Marion Laval-Jaentet et Benoît Mangin nous propose avec l’exposition “Veilleurs du monde 3″ visible sur le parcours de la vallée du Lot du 5 juillet au 13 septembre 2009 une interrogation sur les problématiques environnementales que traverse notre civilisation et dont les générations futures auront pour héritage.
A.O.O. ont ainsi réactivé un programme de réflexion mené sur le sol Africain il y a quelques années au travers de production faites in situ au cœur de cette vallée du Lot. 5 artistes ont été invités à partager cette reflexion sur différents sites de la vallée du Lot – du musée des Art à Cajarc aux Résidences d’artistes de Saint-cirq lapopie. Le vernissage du 4 juillet en présence des autorités de tutelle Etat/Région/Département et des partenaires (association locales et Les Abattoirs de Toulouse) fut l’occasion d’une promenade artistique faite de découverte de lieux en lieux avec cette année de nouvelles investigations sur la commune de Saint-Cirq Lapopie et de Cénevières.

Le parcours débute par les salles d’exposition du Centre d’Art de Cajarc ou les 6 protagonistes des Résidences sont intervenus. A.O.O. présente ici une nouvelle production intitulée La peau de chagrin. L’œuvre présente un ours en position debout recouvert d’une côte de maille en laine réalisée par des habitants de Cajarc. L’ensemble est éclairé par une multitude d’ampoules alimentées par un circuit photovoltaïque, nous rappelant les enjeux économiques et écologiques auxquelles nous sommes appelés à nous tourner. Les enjeux du Grenelle de l’Environnement sont au cœur du sujet. A ce propos Amy Balkin nous affiche sur le devant du musée le cours journalier du crédit carbone qui sera actualisé journalièrement. Cette même artiste propose sur l’ensemble de la vallée une série d’affiche 4/3 issue des premières rencontres à Douala des “Veilleurs du Monde.”

Le parcours nous invite par la suite à nous diriger vers Calvignac ou entre autre Seamus Farrel expose une installation faite de lunettes qui invite le spectateur à regarder le monde selon un oeil différent. De ce promontoire l’un des radeaux de Romain Pellas est visible flottant sur le Lot.

A Cénevières un nouveau lieu – le tunnel désaffecté de la SNCF près du cimetière de la commune – est investi par Gilles Bruni. Intitulé “Au bout du Tunnel” l’installation se développe dans une végétation qui a repris ces droits sur le monde industriel. Est posée une multitude d’objet lié à la circulation : bateau trouvé au bord du lot, vieux cyclomoteur, jeux d’enfant, voiture, ordinateur. Le jeu de notre société consumériste et matérialiste se retrouve confronté à l’histoire du site, de son développement et de son déclin. La mémoire de notre passé est ainsi matérialisée par ce cheminement qui nous conduit vers la noirceur du tunnel abandonné de l’Homme.

A Saint-Martin-Labouval nous retrouvons Seamus Farrel et son work shop présentant un atelier ouvert aux habitants de la vallée de gravure sur verre. Le résultat de ces ateliers est présenté dans l’ancienne épicerie.
Nous retrouvons enfin l’ensemble des artistes à la Maison Daura ou entre vidéo, photos, installations, sons, ils explorent chacun à leur manière leur questionnement face au enjeu écologique et environnementaux contemporains. Sur la commune de Saint-Cirq-Lapopie en lieu et place de l’église et du site castrale, pour la première fois investie par le parcours A.O.O. nous présente d’une part un arbre géant venu tout droit des exploitations forestières africaines. Sur les branches y sont gravées les noms des sociétés exploitants ce bois exotique rare et donc essentiel pour la biodiversité ainsi qu’une vidéo sur l’abattage de ces monstres de la nature.

“Veilleurs du Monde” nous présente ainsi une belle leçon d’art engagée. L’ensemble de ces artistes tout en révélant la nature propre de la vallée du Lot nous engage à nous questionner sur notre comportement “d’habitant” du monde.
A ne pas manquer donc jusqu’au 13 septembre 2009.
Clip de l’exposition DreamTime – Temps du rêve
Film de Pascal Brechet – Musique de Michael Nyman.
Les artistes de l’exposition DreamTime-Temps du rêve : Peter KOGLER
L’oeuvre de Peter Kogler présentée dans la grotte du Mas-d’Azil est une création spécifique sous forme de projection dotée d’un système mobile occasionnant un balayage d’images et de lumières. La localisation se trouve circonscrite au périmètre de l’entrée de la grotte visitable. Conçue comme une forme signalétique, elle constitue une invitation à parcourir l’exposition.
On y retrouve le motif récurrent de cet artiste : le réseau. De manière incontestable, le spectateur pourra-t-il ici identifier un lacis de galeries qui se croisent, se superposent, prennent forme serpentine faisant ainsi écho à l’espace souterrain typique dans lequel il va être conduit à cheminer.
Né en 1959 à Innsbruck, Peter Kogler vit à Vienne.

Peter Kogler, Galerie Monumentale.
“DreamTime-Temps du rêve. Grottes, Art Contemporain & Transhistoire” est un projet conçu par Caza d’Oro (résidences d’artistes au Mas-d’Azil) et les Abattoirs à Toulouse, en partenariat avec le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège. L’exposition est visible jusqu’au 30 août au musée des Abattoirs et jusqu’au 14 novembre 2009 dans la grotte du Mas-d’Azil (09).
http://www.lesabattoirs.org/expositions/2009/dreamtime.htm
Les artistes de l’exposition DreamTime-Temps du rêve : John ISAACS
L’installation de John ISAACS comprend une pièce lumineuse prégnante. Ce travail au néon interpelle le niveau d’anthropisation de notre civilisation contemporaine : What Lies before / behind (quels mensonges auparavant / derrière) n’est pas sans évoquer l’univers éblouissant et chatoyant qui scande nos espaces urbains.
Signalétique, publicité, confrontation de couleurs froides et de couleurs chaudes, opposition d’un axe horizontal et d’une oblique. Des mots pour dire des maux.
Où la vérité se cache-t-elle ?
La seule réponse possible résiderait-elle dans la proche présence d’un noeud coulant (symbolisant grandement un acte suicidaire) ? Notre seule certitude concernerait-elle la mort ?
John ISAACS a gardé de sa formation scientifique (biologie de l’évolution) un goût affirmé pour l’exploration et la compréhension des profonds mystères de notre existence. De même qu’une méthodologie basée sur l’observation. En tant qu’artiste, il a développé une conscience aiguë et sans concession de ce qu’il pouvait y avoir de faussé dans la vie moderne. Jusqu’à considérer que la science était en train de prouver qu’elle n’avait rien de scientifique et qu’elle pouvait aussi n’être qu’une idéologie douteuse parmi d’autres.
C’est pourquoi son oeuvre se glisse dans la matrice, souvent amnésique, de notre conscience, jusqu’à parfois laisser transparaître une sensation de malaise et d’anxiété face à notre incomparable capacité d’autodestruction, de manque d’à-propos et de dénégation.

John ISAACS, “What Lies before / What Lies behind”, Sculptures néon, 2008
“DreamTime-Temps du rêve. Grottes, Art Contemporain & Transhistoire” est un projet conçu par Caza d’Oro (résidences d’artistes au Mas-d’Azil) et les Abattoirs à Toulouse, en partenariat avec le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège. L’exposition est visible jusqu’au 30 août au musée des Abattoirs et jusqu’au 14 novembre 2009 dans la grotte du Mas-d’Azil (09).
http://www.lesabattoirs.org/expositions/2009/dreamtime.htm
Les artistes de l’exposition DreamTime-Temps du rêve : Eric HURTADO
Eric Hurtado est né au Maroc, il vit et travaille à Grenoble et a effectué une résidence à Caza d’oro en 2008.
L’artiste propose une importante installation multimédia dans laquelle il explore la dimension mécanique du processus mental du rêve : “Le projet Ways”.
Au fond de la petite galerie de droite est installé un lit style 1900, en bois doré, recouvert d’un édredon en satin rouge. Surplombant le lit, un grand miroir encadré est incliné à 45°. Sur le lit est posé un livre ouvert, couverture tournée vers le haut.
On ne peut lire le titre écrit en lettres rouges, car les lettres sont inversées… Ce dernier n’apparaît que dans le noir : PRECIS DE DECONSTRUCTION. On entend le chant d’un rossignol (oiseau qui chante la nuit). Le décor du lieu du rêve est donc planté.
Un chemin sonore nous mène à l’extrémité de la galerie de gauche : Ce sont les sons de l’Arize qui montent crescendo au fur et à mesure de la progression dans le tunnel. Un cube constitué de miroirs, violemment éclairé – et du même coup, aveuglant – est installé au fond de la galerie.
Le spectateur peut pénétrer dans ce cube (dont les faces intérieures sont réalisées en miroirs sans tain) à l’intérieur duquel sont discernables les battements d’un coeur. Des éclairs, provenant de toutes les directions, illuminent violemment son propre reflet démultiplié.
Un système électronique temporise les éclairs, chaque miroir s’illuminant séparément pour un temps très bref. La lumière traverse les miroirs. Le reflet n’est perceptible qu’au moment précis de l’éclat lumineux. La vision se conjugue à l’éblouissement.
Le spectateur, totalement désorienté, perd l’équilibre, n’ayant plus aucun repère spatial si ce n’est l’image d’un corps fragmenté à l’infini, paraissant tomber sur lui-même.
Le rêve comme représentation spéculaire de l’âme de tout un chacun, le rêve virant parfois au cauchemar, le rêve, comme source d’étonnement, de questionnement, de déstabilisation.

Eric Hurtado, “Le projet Ways”. Photo : Klaus Sauer
“DreamTime-Temps du rêve. Grottes, Art Contemporain & Transhistoire” est un projet conçu par Caza d’Oro (résidences d’artistes au Mas-d’Azil) et les Abattoirs à Toulouse, en partenariat avec le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège. L’exposition est visible jusqu’au 30 août au musée des Abattoirs et jusqu’au 14 novembre 2009 dans la grotte du Mas-d’Azil (09).
http://www.lesabattoirs.org/expositions/2009/dreamtime.htm
Les artistes de l’exposition DreamTime-Temps du rêve : CLAUDE LEVEQUE
Claude Lévêque est né en 1953 à Nevers, il vit et travaille à Montreuil.
Lors d’un entretien avec Diane Watteau, il précisait :
“Mon travail est lié à l’autobiographie, à des fictions d’objets pour aller ensuite vers des choses plus universelles. Les éléments créent des impacts qui rendent visibles des impressions d’étonnements liés à la matérialité du spectacle. Des émotions, des effets de lumières et de sons se concentrent dans un langage qui, à un moment donné, pose des questions, agit et fait miroiter. Les réactions d’impossibilité à rentrer dans mon travail : de la séduction à la répulsion, le visiteur est mis en situation de déstabilisation physique et mentale. Le lien s’est créé à la fois parce que j’aborde un monde onirique lié à l’enfance, mais aussi au jeu. J’aime m’amuser avec tous ces codes et prendre du plaisir à créer des situations particulières. Manipuler la construction psychologique, sensorielle. L’enfance est perdue. Mais cet univers lointain me fascine parce que c’est l’arrivée dans le monde. Un état contemplatif que j’ai conservé, je le crois bien. Il y a des tas de choses qui m’éblouissent et m’intéressent avec la même intensité que pendant l’enfance. Mes dispositifs sont un retour sur l’enfance, même si j’aborde des éléments de société et d’actualité.”
Cette installation sonore et lumineuse « imprègne » l’ensemble de la galerie des ours. Dans ce boyau étroit et bas de plafond, pas moyen d’échapper à l’environnement concocté par l’artiste…
« Ce qui m’intéresse surtout ce sont les particularités du lieu.»
Sonorités de wagonnets : aurions-nous soudain été télé-transportés dans une mine ? Quel est donc cet enfer dans lequel nous sommes projetés ? Certes, l’espace dans lequel nous évoluons, nous contraignant à baisser la tête, offre l’aspect d’un tunnel !
Les deux parois rocheuses latérales, “encagées”, sont éclairées de rouge rasant. Notre cheminement, balisé par quelques points lumineux blancs, s’accompagne d’une perception baignée d’incandescence qui, telle la lave, semble emplir cet espace contraint, devient quasi palpable, nous plongeant ainsi dans une atmosphère sulfureuse où la lumière devenue matière se transmute en élément oppressant.

Claude Lévêque, “Intérim”. Installation lumineuse et sonore. Dimensions variables. Néons d’1,50 m de haut. 2008. Photo: A. Morin
“DreamTime-Temps du rêve. Grottes, Art Contemporain & Transhistoire” est un projet conçu par Caza d’Oro (résidences d’artistes au Mas-d’Azil) et les Abattoirs à Toulouse, en partenariat avec le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège. L’exposition est visible jusqu’au 30 août au musée des Abattoirs et jusqu’au 14 novembre 2009 dans la grotte du Mas-d’Azil (09).
http://www.lesabattoirs.org/expositions/2009/dreamtime.htm

















