Les artistes de l’exposition DreamTime-Temps du rêve : Peter KOGLER
L’oeuvre de Peter Kogler présentée dans la grotte du Mas-d’Azil est une création spécifique sous forme de projection dotée d’un système mobile occasionnant un balayage d’images et de lumières. La localisation se trouve circonscrite au périmètre de l’entrée de la grotte visitable. Conçue comme une forme signalétique, elle constitue une invitation à parcourir l’exposition.
On y retrouve le motif récurrent de cet artiste : le réseau. De manière incontestable, le spectateur pourra-t-il ici identifier un lacis de galeries qui se croisent, se superposent, prennent forme serpentine faisant ainsi écho à l’espace souterrain typique dans lequel il va être conduit à cheminer.
Né en 1959 à Innsbruck, Peter Kogler vit à Vienne.

Peter Kogler, Galerie Monumentale.
“DreamTime-Temps du rêve. Grottes, Art Contemporain & Transhistoire” est un projet conçu par Caza d’Oro (résidences d’artistes au Mas-d’Azil) et les Abattoirs à Toulouse, en partenariat avec le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège. L’exposition est visible jusqu’au 30 août au musée des Abattoirs et jusqu’au 14 novembre 2009 dans la grotte du Mas-d’Azil (09).
http://www.lesabattoirs.org/expositions/2009/dreamtime.htm
Les artistes de l’exposition DreamTime-Temps du rêve : John ISAACS
L’installation de John ISAACS comprend une pièce lumineuse prégnante. Ce travail au néon interpelle le niveau d’anthropisation de notre civilisation contemporaine : What Lies before / behind (quels mensonges auparavant / derrière) n’est pas sans évoquer l’univers éblouissant et chatoyant qui scande nos espaces urbains.
Signalétique, publicité, confrontation de couleurs froides et de couleurs chaudes, opposition d’un axe horizontal et d’une oblique. Des mots pour dire des maux.
Où la vérité se cache-t-elle ?
La seule réponse possible résiderait-elle dans la proche présence d’un noeud coulant (symbolisant grandement un acte suicidaire) ? Notre seule certitude concernerait-elle la mort ?
John ISAACS a gardé de sa formation scientifique (biologie de l’évolution) un goût affirmé pour l’exploration et la compréhension des profonds mystères de notre existence. De même qu’une méthodologie basée sur l’observation. En tant qu’artiste, il a développé une conscience aiguë et sans concession de ce qu’il pouvait y avoir de faussé dans la vie moderne. Jusqu’à considérer que la science était en train de prouver qu’elle n’avait rien de scientifique et qu’elle pouvait aussi n’être qu’une idéologie douteuse parmi d’autres.
C’est pourquoi son oeuvre se glisse dans la matrice, souvent amnésique, de notre conscience, jusqu’à parfois laisser transparaître une sensation de malaise et d’anxiété face à notre incomparable capacité d’autodestruction, de manque d’à-propos et de dénégation.

John ISAACS, “What Lies before / What Lies behind”, Sculptures néon, 2008
“DreamTime-Temps du rêve. Grottes, Art Contemporain & Transhistoire” est un projet conçu par Caza d’Oro (résidences d’artistes au Mas-d’Azil) et les Abattoirs à Toulouse, en partenariat avec le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège. L’exposition est visible jusqu’au 30 août au musée des Abattoirs et jusqu’au 14 novembre 2009 dans la grotte du Mas-d’Azil (09).
http://www.lesabattoirs.org/expositions/2009/dreamtime.htm
Les artistes de l’exposition DreamTime-Temps du rêve : Eric HURTADO
Eric Hurtado est né au Maroc, il vit et travaille à Grenoble et a effectué une résidence à Caza d’oro en 2008.
L’artiste propose une importante installation multimédia dans laquelle il explore la dimension mécanique du processus mental du rêve : “Le projet Ways”.
Au fond de la petite galerie de droite est installé un lit style 1900, en bois doré, recouvert d’un édredon en satin rouge. Surplombant le lit, un grand miroir encadré est incliné à 45°. Sur le lit est posé un livre ouvert, couverture tournée vers le haut.
On ne peut lire le titre écrit en lettres rouges, car les lettres sont inversées… Ce dernier n’apparaît que dans le noir : PRECIS DE DECONSTRUCTION. On entend le chant d’un rossignol (oiseau qui chante la nuit). Le décor du lieu du rêve est donc planté.
Un chemin sonore nous mène à l’extrémité de la galerie de gauche : Ce sont les sons de l’Arize qui montent crescendo au fur et à mesure de la progression dans le tunnel. Un cube constitué de miroirs, violemment éclairé - et du même coup, aveuglant - est installé au fond de la galerie.
Le spectateur peut pénétrer dans ce cube (dont les faces intérieures sont réalisées en miroirs sans tain) à l’intérieur duquel sont discernables les battements d’un coeur. Des éclairs, provenant de toutes les directions, illuminent violemment son propre reflet démultiplié.
Un système électronique temporise les éclairs, chaque miroir s’illuminant séparément pour un temps très bref. La lumière traverse les miroirs. Le reflet n’est perceptible qu’au moment précis de l’éclat lumineux. La vision se conjugue à l’éblouissement.
Le spectateur, totalement désorienté, perd l’équilibre, n’ayant plus aucun repère spatial si ce n’est l’image d’un corps fragmenté à l’infini, paraissant tomber sur lui-même.
Le rêve comme représentation spéculaire de l’âme de tout un chacun, le rêve virant parfois au cauchemar, le rêve, comme source d’étonnement, de questionnement, de déstabilisation.

Eric Hurtado, “Le projet Ways”. Photo : Klaus Sauer
“DreamTime-Temps du rêve. Grottes, Art Contemporain & Transhistoire” est un projet conçu par Caza d’Oro (résidences d’artistes au Mas-d’Azil) et les Abattoirs à Toulouse, en partenariat avec le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège. L’exposition est visible jusqu’au 30 août au musée des Abattoirs et jusqu’au 14 novembre 2009 dans la grotte du Mas-d’Azil (09).
http://www.lesabattoirs.org/expositions/2009/dreamtime.htm
Les artistes de l’exposition DreamTime-Temps du rêve : CLAUDE LEVEQUE
Claude Lévêque est né en 1953 à Nevers, il vit et travaille à Montreuil.
Lors d’un entretien avec Diane Watteau, il précisait :
“Mon travail est lié à l’autobiographie, à des fictions d’objets pour aller ensuite vers des choses plus universelles. Les éléments créent des impacts qui rendent visibles des impressions d’étonnements liés à la matérialité du spectacle. Des émotions, des effets de lumières et de sons se concentrent dans un langage qui, à un moment donné, pose des questions, agit et fait miroiter. Les réactions d’impossibilité à rentrer dans mon travail : de la séduction à la répulsion, le visiteur est mis en situation de déstabilisation physique et mentale. Le lien s’est créé à la fois parce que j’aborde un monde onirique lié à l’enfance, mais aussi au jeu. J’aime m’amuser avec tous ces codes et prendre du plaisir à créer des situations particulières. Manipuler la construction psychologique, sensorielle. L’enfance est perdue. Mais cet univers lointain me fascine parce que c’est l’arrivée dans le monde. Un état contemplatif que j’ai conservé, je le crois bien. Il y a des tas de choses qui m’éblouissent et m’intéressent avec la même intensité que pendant l’enfance. Mes dispositifs sont un retour sur l’enfance, même si j’aborde des éléments de société et d’actualité.”
Cette installation sonore et lumineuse « imprègne » l’ensemble de la galerie des ours. Dans ce boyau étroit et bas de plafond, pas moyen d’échapper à l’environnement concocté par l’artiste…
« Ce qui m’intéresse surtout ce sont les particularités du lieu.»
Sonorités de wagonnets : aurions-nous soudain été télé-transportés dans une mine ? Quel est donc cet enfer dans lequel nous sommes projetés ? Certes, l’espace dans lequel nous évoluons, nous contraignant à baisser la tête, offre l’aspect d’un tunnel !
Les deux parois rocheuses latérales, “encagées”, sont éclairées de rouge rasant. Notre cheminement, balisé par quelques points lumineux blancs, s’accompagne d’une perception baignée d’incandescence qui, telle la lave, semble emplir cet espace contraint, devient quasi palpable, nous plongeant ainsi dans une atmosphère sulfureuse où la lumière devenue matière se transmute en élément oppressant.

Claude Lévêque, “Intérim”. Installation lumineuse et sonore. Dimensions variables. Néons d’1,50 m de haut. 2008. Photo: A. Morin
“DreamTime-Temps du rêve. Grottes, Art Contemporain & Transhistoire” est un projet conçu par Caza d’Oro (résidences d’artistes au Mas-d’Azil) et les Abattoirs à Toulouse, en partenariat avec le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège. L’exposition est visible jusqu’au 30 août au musée des Abattoirs et jusqu’au 14 novembre 2009 dans la grotte du Mas-d’Azil (09).
http://www.lesabattoirs.org/expositions/2009/dreamtime.htm
Les artistes de l’exposition DreamTime-Temps du rêve : Bryon GYSIN
Conçue par Brion Gysin (écrivain et peintre britano-canadien, né 1916 et décédé en 1986) et Ian Sommerville au début des années soixante, la Dream Machine est un dispositif qui crée un état modifié de conscience et déclenche une intense expérience visuelle psychédélique. La Dream Machine est le premier objet jamais conçu pour être regardé avec les yeux fermés, elle place le cerveau en ondes alpha, particulièrement propices à la relaxation.
“La Dream Machine se compose d’un cylindre perforé qui tourne à une vitesse donnée autour d’une ampoule créant ainsi un clignotement lumineux de 7 à 13 pulsations par seconde. Ce clignotement, pour qui l’observe les yeux fermés, provoque une stimulation du nerf optique qui altère les pulsations électriques normalement présentes dans le cerveau à l’état de veille. Le spectateur entre ainsi dans un état que l’on peut qualifier de “songe lucide“.
L’effet, très puissant, se manifeste instantanément par une multitude de couleurs et formes abstraites qui apparaissent derrière les paupières closes. Les visions peuvent ensuite prendre des formes plus concrètes, qui émergent directement de l’inconscient du visionnaire assis devant la Dream Machine. Chaque expérience devient unique et personnelle.”
Anny Serrati, catalogue de l’exposition “Elucidée”.

“Dream Machine”, Cylindre perforé avec impression sérigraphique
“DreamTime-Temps du rêve. Grottes, Art Contemporain & Transhistoire” est un projet conçu par Caza d’Oro (résidences d’artistes au Mas-d’Azil) et les Abattoirs à Toulouse, en partenariat avec le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège. L’exposition est visible jusqu’au 30 août au musée des Abattoirs et jusqu’au 14 novembre 2009 dans la grotte du Mas-d’Azil (09).
http://www.lesabattoirs.org/expositions/2009/dreamtime.htm
Les artistes de l’exposition DreamTime-Temps du rêve : Delphine GIGOUX-MARTIN
Delphine Gigoux-Martin (née en 1972, vit et travaille à Clermont-Ferrand) réalise, à partir de la taxidermie animale et de matériaux naturels, des installations sculpturales où viennent souvent s’ajouter, sorte de motifs réactivés de la grotte rupestre, une projection de dessins d’animation représentant des animaux s’agitant dans leur cadre spatial.
Le statut animalier détourné, la nature végétale retournée, ses fragrances pourrissantes, contribuent parfois à épaissir le propos de sa recherche sur d’autres perceptions comme l’odorat, le goût apprécié de la chair du gibier et les arts de la table. L’opposition nature et culture, la trouble et double différenciation animal/humaine, le déchet organique poétisé, un enchantement d’étrangeté, le déterrement de sens atrophiés valident autant de pistes dans la lecture d’un travail qui se refuse à trop de lisibilité. L’animal mort devient acteur d’une scène culturelle vivante, et l’aspect quelque peu cruel des propositions formelles renforce des questions contemporaines, qui, comme ces animaux évidés, tentent désespérément de fuir sans pouvoir s’échapper.
Sa production pour DreamTime au Mas-d’Azil, “Voyage autour de mon crâne part I’affirme cette singularité irréductible à travers l’inscription propre au lieu ou dans une histoire et à travers l’originalité du dispositif. L’espace de la grotte est considéré comme un espace de théâtre ou d’opéra, une antichambre d’un opéra invisible. Y sont installés deux lustres fait de tessons de bouteilles sur lesquels sont posés des papillons. Les éclats de lumière émanant du lustre forment des tâches rouges sur les parois de la Salle Piette.
L’alliage entre l’âpreté des thèmes évoqués (la mort des papillons) et la douceur presque enfantine (le dessin animé qui se reflète sur le lustre fait de tessons de bouteille) produit de puissants effets réflexifs. Le bestiaire contenu d’animaux qui viennent de naître ou sans défense nous renvoie à l’espace du conte, de la fable. La préoccupation centrale de Delphine Gigoux-Martin revient à produire une tension permanente, qui peut aller jusqu’à l’insoutenable entre ses animaux vulnérables et la rigidité des cadres qui les paralysent. La tension est toutefois allégée ou mieux suspendue à l’aide des distances multiples que l’humour ou l’ironie permettent de prendre par rapport à la base narrative. Le propos de l’artiste n’est jamais unilinéaire. Il est fait de ruptures constantes et de décalages complexes, entre les relations qu’entretiennent les divers éléments de l’installation.
Il en est de même pour “Voyage autour de mon crâne part II” aux Abattoirs où le décalage temporel vient renforcer le décalage spatial : à l’âpreté de la grotte répond la froideur des salle blanches du musée qui pour l’occasion ont été incisées au burin. Le mur détruit se retrouve tapissé des images animées présentant un homme dansant sur une chorégraphie de Sidi Graoui. La lumière est un enjeu constant. L’obscur s’éclaire, l’évident est lesté de sa part d’ombre. La puissante poésie de l’œuvre s’insère dans un temps suspendu, dans cette indécision constitutive entre la nature et l’artefact.
“La préoccupation centrale, dans mon travail d’installation et installation vidéo, revient à produire une tension permanente entre les éléments et leurs cadres ou espaces dans lesquels ils évoluent. Ces travaux vidéos, d’installations, de dessins animés déclinent des ambivalences, dualités, jonctions ou oppositions, des contraires qui sont les clefs fondamentales de mes recherches artistiques, et nous replacent face aux paradoxes de nos instincts contradictoires“. Delphine Gigoux-Martin

Delphine Gigoux-Martin, “Voyage autour de mon crâne part II”. Photo : A. Morin
Les artistes de l’exposition DreamTime-Temps du rêve : David ALTMEDJ
David ALTMEDJ est né à Montréal (Canada) en 1974. Il vit et travaille à Brooklyn, New York.
Ses sculptures sont des conglomérats d’objets ou de signes (graffitis de l’étoile de David, sous-vêtements souillés, tours de miroirs, fleurs en plastique, bijoux) reprenant une apparence humaine proche du loup-garou qui est devenu son modèle fétiche.
“Altmejd cherche à métaboliser le réel en un présent grouillant de vitalité et crée des objets lyriques et mystérieux, fantasmagoriques et métaphysiques, dont le raffinement esthétique est à la limite des notions artistiques qui prévalent aujourd’hui. Ses sculptures s’offrent à nous comme un espace jubilatoire, un lieu favorable à l’excès des sens, ce qui ne manquera pas de frapper fortement l’imagination des visiteurs” (Louise Déry, Directrice de la galerie de L’UQAM - Université du Québec à Montréal).
David Altmejd présente aux Abattoirs un ensemble de sculptures de différentes tailles représentant des géants et des personnages mythologiques. Disposées sur les rochers et plateformes réparties au niveau de la descente de l’escalier, certaines d’entre elles sont recouvertes de facettes de miroir renforçant ainsi la sensation de vertige du visiteur.
Vigiles ? Gardiens des lieux ? Divinités ? Face à qui donc sommes-nous placés dans un tel état d’infériorité ?
Au Mas d’Azil, il présente à l’intérieur de la salle du Temple ou des Chaos de la grotte une série de six sculptures en plâtre représentant des créatures ailées sorte d’anges-gardiens, sculptures disposées sur des rochers naturels.
Ce travail est issu de sa résidence effectuée à Caza d’oro.

Ange gardien, Sculptures, 2009. Photo : Klaus Sauer
“DreamTime-Temps du Rêve. Grottes, Art Contemporain & Transhistoire” est un projet conçu par Caza d’Oro (résidences d’artistes au Mas-d’Azil) et les Abattoirs à Toulouse, en partenariat avec le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège. L’exposition est visible jusqu’au 30 août au musée des Abattoirs et jusqu’au 14 novembre 2009 dans la grotte du Mas-d’Azil (09).
http://www.lesabattoirs.org/expositions/2009/dreamtime.htm
Vernissage ce soir dans la grotte du Mas-d’Azil de l’exposition “DreamTime - Temps du rêve”
Deuxième vernissage (+ performances) ce soir à partir de 18h dans la grotte du Mas-d’Azil en Ariège de la double exposition “DreamTime - Temps du rêve”.
Vous pourrez également y voir des oeuvres de David Altmejd, Miquel Barceló, Berdaguer & Péjus, Julien Blaine, Charley Case & Thomas Israël, Jean Daviot, Mark Dion, Carole Douillard, Paul-Armand Gette, Delphine Gigoux-Martin, Brion Gysin, Eric Hurtado, John Isaacs, Christoph Keller, Victoria Klotz, Peter Kogler, Claude Lévêque, Jean-Luc Parant, Serge Pey, Pascale-Marthine Tayou, Xavier Veilhan, Virginie Yassef et des artistes aborigènes.
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Victoria Klotz, “Bull-roarer”, Dispositif sonore. Diam 7m, h 6m. Filet de pêche, moteur électrique, 2 instruments à vent primitif.
Afficher la Grotte du Mas-d’Azil sur une carte.
Vernissage ce soir aux Abattoirs de l’exposition “DreamTime - Temps du rêve”
Premier des 2 vernissages (+ performances) ce soir à partir de 18h au musée des Abattoirs de la double exposition “DreamTime - Temps du rêve”.
Vous pourrez y voir des oeuvres de David Altmejd, Miquel Barceló, Berdaguer & Péjus, Julien Blaine, Charley Case & Thomas Israël, Jean Daviot, Mark Dion, Carole Douillard, Paul-Armand Gette, Delphine Gigoux-Martin, Brion Gysin, Eric Hurtado, John Isaacs, Christoph Keller, Victoria Klotz, Peter Kogler, Claude Lévêque, Jean-Luc Parant, Serge Pey, Pascale-Marthine Tayou, Xavier Veilhan, Virginie Yassef et des artistes aborigènes.
Demain, vendredi 15 mai 2009, le vernissage se déroulera dans la grotte du Mas-d’Azil (09) à compter de 18h.
http://www.lesabattoirs.org/expositions/2009/dreamtime.htm

Miquel Barceló, “Mobili”, bronze. 105×188x240
Exposition à venir : “DreamTime - Temps du Rêve” - Grottes, Art Contemporain & Transhistoire
L’exposition en diptyque “DreamTime - Temps du rêve, grottes, art contemporain & transhistoire”, présentée simultanément dans la grotte du Mas-d’Azil en terre d’Ariège et aux Abattoirs à Toulouse, résulte d’une aventure singulière.
Le titre emprunté à la culture des aborigènes d’Australie, invoque leur disposition très particulière à “rêver” le monde, c’est-à-dire à le concevoir conjointement de façon mentale, mythique et géophysique.
C’est pourquoi la grotte du Mas-d’Azil a d’abord été envisagée comme une matrice, une ressource pour revoir nos échanges entre espaces psychiques et physiques. C’est pourquoi aussi, depuis trois ans, les artistes ont été invités à interagir avec les dimensions naturelles, historiques, et fantasmagoriques de la grotte.
L’exposition issue de cette expérience inédite repose sur un jeu de miroirs entre les deux sites et les œuvres créées spécialement pour l’occasion. Au sein de la grotte, les artistes ont répondu aux forces telluriques, aux énergies de l’imaginaire, de même qu’à l’exceptionnel patrimoine archéologique du Mas-d’Azil, lié à l’apparition de l’art et de l’image. En écho, l’exposition aux Abattoirs dédouble et recontextualise cette aventure dans une géographie recomposée à partir des extrapolations contemporaines inspirées par la grotte.
D’un lieu à l’autre, le visiteur est invité à pratiquer un nouveau réseau de passages transhistoriques et transculturels. Il est convié à inventer ses propres passerelles entre territoires naturels et urbains (de la grotte à la ville), au-delà des temporalités (de l’art des chasseurs-cueilleurs de la préhistoire à la création actuelle), tout en dépassant les antagonismes culturels (de l’art aborigène immémorial à nos habitus occidentaux).
En exergue, ce projet évoque aussi l’un des grands enjeux de notre civilisation, celui de l’anthropisation, ou comment repenser l’action de l’homme sur son environnement naturel, matériel et psychique. Pour peut-être, le temps d’un rêve à réaliser sans trop attendre, développer d’autres configurations “géo-mentales”, en s’inspirant bien sûr du “Dreamtime” aborigène.
Exposition du 15 mai au 30 août 2009 aux Abattoirs
et du 16 mai au 11 novembre 2009 dans la grotte du Mas-d’Azil (09)
Artistes invités :
David Altmejd, Miquel Barceló, Berdaguer & Péjus, Julien Blaine, Charley Case & Thomas Israël, Jean Daviot, Mark Dion, Carole Douillard, Paul-Armand Gette, Delphine Gigoux-Martin, Brion Gysin, Eric Hurtado, John Isaacs, Christoph Keller, Victoria Klotz, Peter Kogler, Claude Lévêque, Jean-Luc Parant, Serge Pey, Pascale Marthine Tayou, Xavier Veilhan, Virginie Yassef, artistes aborigènes.
http://www.expo-DreamTime.fr/
http://www.lesabattoirs.org/expositions/2009/dreamtime.htm

Le Forum de l’Image 2009
Le Forum de l’Image, événement fédérateur autour de la photographie et des arts visuels, développe chaque année une réflexion sur l’image contemporaine à Toulouse et en région. Du 14 au 30 avril 2009, avec la nouvelle thématique “Frémissements”, le festival examinera la possible émergence de pratiques, dans le champ de la photographie, de la vidéo et du mutli-média, susceptibles de fonder les courants majeurs de l’art des prochaines années. Pendant dix jours, conférences, rencontres, expositions et projections viendront nourrir le débat.
Découvrez le programme complet de la manifestation sur son site web :
http://www.forumdelimage.org
Sous la direction artistique de Bernard Verdier et Daniel Mézergues, 4 conférences se dérouleront à l’Auditorium des Abattoirs (entrée libre)
- Vendredi 17 avril à 14h30
Conférence de François Saint-Pierre
- Samedi 18 avril à 14h30
Conférence d’Yves Michaud
- Samedi 18 avril à 16h30
Conférence de François Hébel
- Dimanche 19 avril à 14h30
Conférence d’André Rouillé
> Page facebook des 4 conférences
Dimanche 19 avril à 16h30, vous pourrez assister à une projection des travaux des Lauréats de la Mission Jeunes Artistes 2008.
Enfin, vendredi 24 avril à 18h, vous découvrirez une performance de Chloé Maillet et Louise Hervé (en partenariat avec le Printemsp de Septembre).
Rencontre et projection, samedi 11 avril aux Abattoirs
2 évènements ce samedi 11 avril aux Abattoirs :
- A l’Auditorium à 16h, “Les rencontres avec l’art contemporain” est un cycle de présentations tous les deuxièmes samedi de chaque mois de 1h à 1h30 autour de grands thèmes de l’art moderne et contemporain suivies d’une visite libre du musée.
Ce samedi, la rencontre sur le thème “Calder, un américain à Paris” est présentée par Geneviève Furnemont.
Tarif unique : 8€ (rencontre + visite libre du musée)
- L’installation “Entretemps” de l’artiste Alain Bublex, conçue lors de l’édition 2008 du Printemps de Septembre, accueille ce samedi à 16h également son huitième évènement.
A l’occasion de la “Rencontre avec l’art contemporain”, le Printemps de Septembre vous invite à découvrir un film de Jim Shaw.
Ce film fait partie d’un projet plus large ancré dans l’évocation de l’O-isme, cycle initié à la fin des année 90 et consacré à l’histoire d’une religion imaginée par l’artiste. Jim Shaw participera à l’édition 2009 du Printemps de Septembre.
Film visible jusqu’au 24 avril 2009.
Note du 15/04 : des problèmes techniques nous empêchent d’assurer la diffusion du film jusqu’à une date, pour l’heure, indéfinie.
> www.printempsdeseptembre.com

Images extraites du film The Hole, 2007 Projection DVD, 11 minutes & 5 secondes en boucle © Jim Shaw, courtesy Galerie Praz-Delavallade, Paris/Berlin


















