Le Dernier des Hommes (1924, F.W. Murnau) rencontre l’Orchestre de Chambre de Toulouse aux Abattoirs

Le 29 août prochain, la dernière création de Terres Nomades sera présentée dans la cour du musée des Abattoirs afin d’accueillir un public chaque année plus nombreux.

Dreamtime 2, la fantasmagorie entre dans grotte du Mas d’Azil

Les 10 ans des Abattoirs

Pascal Pique nous présente “Fantasmagoria”

Culture à présent. Le musée des Abattoirs fête ses 10 ans. Pour l’occasion, le musée d’art contemporain organise une rétrospective des collections présentaient au public depuis l’ouverture. Le second volet de l’exposition anniversaire a débuté hier sur le thème “Fantasmagoria”. Pascal Pique, directeur pour l’art contemporain aux Abattoirs, nous parle des collections et des thèmes.

L’exposition “Fantasmagoria, le monde mythique” aux Abattoirs

Françoise Quardon, “Contention”, 2010, table, passementerie, chaussures, verres, perles, moulage en résine
Qu’en est-il de la fantasmagorie et du mythe aujourd’hui ? Malgré leur identification à un passé révolu, ne sont-ils pas à voir à la fois comme l’origine et l’horizon de nos imaginaires ? Voire de nos “survivances”. Ces questions réactualisées par l’ethnologie et la psychanalyse semblent re-dynamiser tout un pan de la création contemporaine sans pourtant avoir encore été abordées sous cet angle et à cette échelle.

A la suite des expositions NéoFutur et DreamTime en 2008 et 2009 aux Abattoirs à Toulouse, de même que les dernières éditions de Fiac (Transrituels 1 & 2, puis Totems sans tabous), qui ont instruit et réouvert le processus fantasmagorique, c’est ce phénomène que souhaite aborder et explorer plus profondément l’exposition Fantasmagoria à l’occasion du dixième anniversaire des Abattoirs. Tout en conviant le public, à peut-être renouer avec une certaine dimension magique de l’art.

Artistes présentés : Hippolyte Hentgen, Isabelle Levenez, Philippe Mayaux, Lee Bull, Guillaume Pinard, Françoise Quardon, Fabien Verschaere, Damien Deroubaix, Olaf Breuning

Jusqu’au 22 août aux Abattoirs

Journée spéciale les Abattoirs / Radio FMR, Toulouse le jeudi 24 juin

AUTOPORTRAIT & SUICIDE d’Edouard Levé

Une vidéo Art et Création
via dailymotion.com

2 représentations exceptionnelles aux Abattoirs les 10 et 11 juin 2010.

La compagnie de nuit comme de jour adapte au théâtre deux singuliers livres d’un artiste singulier : Edouard Levé, photographe et écrivain suicidé en octobre 2007 à l’âge de 42 ans. Levé a écrit Autoportrait en 2005 et Suicide en 2007. Dans le premier livre, laconique et drôle, il fait l’inventaire de lui-même. Sans effets, sans affects, il empile des phrases qui vont vite. Je chante faux, donc je ne chante pas. Comme je suis drôle, on me croit heureux. J’espère ne jamais trouver une oreille dans un pré. Je n’aime pas plus les mots qu’un marteau ou une vis. Dans le deuxième, il rejoue, d’une écriture presque blanche, le suicide d’un ami vingt ans plus tôt. Si les deux titres font autobiographie, ils atteignent aussi à une pleine valeur universelle. Sur scène, Autoportrait est joué en continu, et Suicide s’y ajoute certains soirs.

http://www.lesabattoirs.org/evenements/evenements.htm#leve

10 ans : un musée, un Frac, une collection

A l’occasion des 10 ans les Abattoirs et le Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) invite le spectateur à se plonger dans les collections du musée, derrière chaque oeuvre un message une interprétation, une vision des choses…

“Braconnages” – Un laboratoire autour du livre d’artiste

C’est en partenariat avec l’Ecole des Beaux-Arts et grâce à l’intérêt manifesté par les étudiants-acteurs du projet que “Braconnages” est né, véritable laboratoire autour du livre d’artiste.

La Médiathèque des Abattoirs accueille ce laboratoire de manière permanente sous forme de work in progress, les réalisations sont à découvrir au fur et à mesure. Une exposition globale clôturera le projet à partir du mois de juin montrant l’ensemble des livres d’artistes produits.

Le projet s’articule sur l’idée de mettre en place un espace de travail (un bureau pris en compte comme laboratoire) et un espace de visualisation (une vitrine : visibilité des recherches et aperçu des réalisations des étudiants) au sein de la médiathèque des Abattoirs et en lien avec l’école des Beaux-arts.
L’enjeu de ce laboratoire est de mener une réflexion et une expérience sur le livre d’artiste.

Ce projet suppose par ailleurs, une réflexion et des expérimentations sur les notions d’éditions, de multiples et d’imprimés, avec les étudiants et en lien étroit avec la Médiathèque des Abattoirs et un public.

Ainsi, Braconnages est pensé comme lieu et espace à la fois d’expérimentation et de monstration : les étudiants viennent à la fois y travailler (expérience, réalisation) et y montrer l’avancement de leur pratique autour de la question du livre d’artiste. La mise en œuvre de “Braconnages” s’inscrit naturellement dans cette volonté de mise en lumière du développement du livre d’artiste, médium largement utilisé par les artistes contemporains.

Photos : Oeuvres de Anaïs Scherrer et De Ergenes Jetbo

Jean-Claude Loubières / “En toute lettre”, éditions 2003-2010

Exposition du 6 mars au 30 avril 2010 à la Médiathèque des Abattoirs.C’est en collaboration avec la Librairie-Galerie 7.05 : 655 que la Médiathèque des Abattoirs propose un regard rétrospectif sur la production éditoriale de Jean-Claude Loubières, une production prolixe, riche de rencontres, croisements, collaborations, circulation de signes et de narrations où l’humour, le jeu, le hasard et la dérision dessinent les contours d’un univers poétique dans lequel évolue ce “piéton de l’étrange”, ce “glaneur du quotidien” pour qui le livre d’artiste est un “jouet philosophique et furtif” comme l’évoque son ami Roland Breucker.

Photographie : © Sylvie Léonard

Les Abattoirs de Toulouse fête ses 10 ans !

David Altmejd

Montage de “sans titre”, installation de sculptures initialement montrée dans la grotte du Mas d’Azil (09) et représentée aux Abattoirs dans une nouvelle configuration dans le cadre de l’exposition “10 ans. un musée, un Frac, une collection”.
Photo : Sylvie Léonard