Musée d'art moderne et contemporain à Toulouse, FRAC Midi-Pyrénées

Art contemporain
en Midi-Pyrénées

Régis Landès | Artistes

Régis Landès

Ma démarche tend à ausculter l’intime au plus près, c’est une tentative d’auto-analyse qui s’est imposé. J’ai démarré ces tableaux sans avoir une idée précise de ce que j’allai faire. J’ai mis en place un langage plastique à mi-chemin entre la peinture et la sculpture. Les media de fabrication sont une palette de produits utilisés dans l’environnement domestique.
Mon travail reprend un imaginaire propre aux planches d’anatomie, je montre un labyrinthe organique qui se déploie au rythme de la fabrication des tableaux. Outrance et bizarrerie qui mêlent chair et pâtisserie, exhibitions d’angoisses recomposées en bas-relief. C’est une exploration du corps, matérialisé, mis à nu, disséqué.

 

Texte d'Olivier Peyricot (29 mars 2010)

Fervent partisan de l’anatomie artificielle, Régis Landès propose d’exposer les organes qui emplissent nos corps,de les dévoiler dans une beauté obscène et particulièrement plastifiée, d’exhiber le dedans dehors, comme une peinture de l’intime, au plus près. Disséquant les formes, écorchant le modèle il organise à plat et en relief le festin visuel. Archimboldo mais aussi scènes de chasse du XVIII e, installant avec délectation les prémisses du festin, lièvres, poissons, légumes sur table de cuisine, mais aussi plus brut, bien plus brut, Régis Landès montre, comme autrefois la tête de chèvre collée dans le tableau de Rauschenberg, le vil et le monstrueux qu’il y a à rentrer dans le corps de la peinture. Cette tentative de rentrer dans le corps est aussi celle de la pornographie californienne ou allemande, pro et amateur confondues. Les organes en déroulé ? Les entrailles exposées sur nappe pvc ? Qu’y voit-on ? qu’y découvrirons nous de nos désirs et de nos peurs

Régis Landès

Née en 1966 à Decazeville.
Vit et travaille à Rodez.

Expositions :

1999 Association Elvis Godart, Rodez.
2000 Exposition collective, Abbaye de Sylvanès.
2002 et 2004Le Salon Reçoit, Toulouse.
2006 Galerie St-Catherine, Rodez.
2010 Exposition collective “Duran Alternatif”, Rodez.
2011 Exposition collective "Zanda", Saint-Etienne.

2013 Le Salon Reçoit, Toulouse.

2013 mjc onet-le-chateau. du 6 au 31 mai

  • 2009, Sanstitre Largeur 80 X hauteur 60 cm Plaque d’isorel, polyuréthane, silicone, mastic acrylique, pigments, peinture acrylique.
  • 2009, Sanstitre Largeur 80 X hauteur 60 cm Plaque d’isorel, polyuréthane, silicone, pigments, peinture acrylique.
  • 2007, Sanstitre Largeur 80 X hauteur 120 cm Plaque d’isorel, polyuréthane, silicone, mastic acrylique, peinture acrylique, film plastique, colliers Colson.
  • 2007, Sanstitre Largeur 80 X hauteur 120 cm Plaque d’isorel, polyuréthane, silicone, mastic acrylique, peinture acrylique, film plastique, colliers Colson, rivets.
  • 2008, Sanstitre Largeur 80 X hauteur 120 cm Plaque d’isorel, polyuréthane, mastic acrylique, peinture acrylique, film plastique, rivets, paillettes, bas nylon.
  • 2008, Sans titre Largeur 80 X hauteur 120 cm Plaque d’isorel, polyuréthane, mastic acrylique, pigments, peinture acrylique, papier journal, bas nylon.
  • 2008, Sanstitre Largeur 80 X hauteur 120 cm Plaque d’isorel, polyuréthane, silicone, peinture acrylique, paillettes, papier journal.
  • 2009, Sanstitre Largeur 80 X hauteur 60 cm Plaque d’isorel, polyuréthane, silicone, mastic acrylique, pigments, peinture acrylique.
  • 2008, Sanstitre Largeur 80 X hauteur 120 cm Plaque d’isorel, polyuréthane, silicone, mastic acrylique, pigments, peinture acrylique, laine, film plastique, rivets.
  • 2008, Sanstitre Largeur 80 X hauteur 120 cm Plaque d’isorel, polyuréthane, silicone, mastic acrylique, pigments, peinture acrylique.

Fervent partisan de l’anatomie artificielle, Régis Landès propose d’exposer les organes qui emplissent nos corps,de les dévoiler dans une beauté obscène et particulièrement plastifiée, d’exhiber le dedans dehors, comme une peinture de l’intime, au plus près. Disséquant les formes, écorchant le modèle il organise à plat et en relief le festin visuel. Archimboldo mais aussi scènes de chasse du XVIII e, installant avec délectation les prémisses du festin, lièvres, poissons, légumes sur table de cuisine, mais aussi plus brut, bien plus brut, Régis Landès montre, comme autrefois la tête de chèvre collée dans le tableau de Rauschenberg, le vil et le monstrueux qu’il y a à rentrer dans le corps de la peinture. Cette tentative de rentrer dans le corps est aussi celle de la pornographie californienne ou allemande, pro et amateur confondues. Les organes en déroulé ? Les entrailles exposées sur nappe pvc ? Qu’y voit-on ? qu’y découvrirons nous de nos désirs et de nos peurs ?

Olivier Peyricot (29 mars 2010)