Musée d'art moderne et contemporain à Toulouse, FRAC Midi-Pyrénées

Art contemporain
en Midi-Pyrénées

Jacques Tison | Artistes

Jacques Tison

Depuis 15 ans, mon travail tourne principalement autour du thème des « baraques ».

Forme architecturale avouée, sans ouverture, mise en espace où ombre et lumière dessinent une sorte de paysage mental.

A ce qui s’était tout d’abord imposé à moi, l’image première des baraquements d’Auschwitz, le point de vue d’un oiseau sur les camps d’extermination, progressivement, une deuxième image plus familière mais non moins prégnante s’est superposée, le séchoir à tabac aperçu tous les jours devant l’atelier. Tout ceci avec le souhait d’abandonner petit à petit le lyrisme tragique, d’alléger le propos pour ne plus garder que le geste de peindre qui recouvre et révèle dans le même mouvement.

Ayant mis un terme au systématisme des « baraques », j’ai approché d’autres formes qui pouvaient toutes se définir comme « contenant » (baignoire, château d’eau, moulin à légumes, bassines), appropriation minimaliste de ces objets sujets.

Les formes centrales dans le tableau, frontales, obstruent le point de fuite forçant le regard à essayer de contourner l’obstacle. Je cherche de façon ludique à maintenir un équilibre, une tension.

Etranges ou banales, les maisons du « catalogue des demeures » semblent se tortiller sur la toile. Entre jeu de cube et dessin d’architecte, entre dessin et peinture, c’est un questionnement de la forme plus qu’un projet à vivre.

 

            

Jacques TISON

Né en 1955 à Cherbourg

Vit et travaille à Lafrançaise (82)

 

Expositions personnelles :

2013   Librairie «  La femme Renard » - Montauban(82)

 

2012   « Still Lives »- Espace Point de Vue- Lauzerte (82)

 

2010   « Chez Jean Vidal »- Saramon (32)

 

Lesalonreçoit- Toulouse (31)

 

« 71 marches » -Montauban (82)

 

Espace Apollo- Mazamet (81)

            « Chez Jean Vidal »- Saramon (32)

 

« Hypothèses jardinières »Installation au Musée du Cayla (81)

 

Galerie l’Art en Stalles- Pouzac (65)

 

Ancienne Chapelle des Jésuites- Arles (13)

 

Librairie Galerie du Port- Crest (26)

 

Galerie Les Commun’arts- Montauban (82)

Galerie Les Cahiers de l’atelier- Toulouse (31)

 

Galerie de l’Usine- Vianne (47)

 

Espace Variétés- Saint Gaudens (31)

 

Centre d’Art- Blagnac (31)

              Mai du Livre- Tarbes (65)

 

Galerie Chapon- Bordeaux (33)

             Galerie Eonnet-Dupuy- Paris (75)

 

Galerie Eonnet-Dupuy- Paris (75)

 

 

Expositions collectives :

« Vacance(s) voir plan »-Toulouse, 2008

Marché de Noël- BBB- Toulouse (31), 2006

Livres d’Artistes avec P. Meunier- Les Abattoirs -Toulouse (31), 2005

« La sainte Jeanne vous reçoit  »- Toulouse (31), 2009, 2005,2004

Galerie L’Art en Stalles- Pouzac (65), 2006,2005, 2004,2003, 2002, 2001, 2000, 1999

Rencontres d’Art- Musée Ingres- Montauban (82), 2001,1995

Galerie l’arkade-St Antonin Noble Val (82), 2001

Voeux d’artistes- Toulouse (31),2001

Ancienne Justice de paix- St Cyprien (24), 2000

Galerie Arkade -Marciac (32), 1999,1998

Ancien Collège- Montauban (82), 1999,1998

Abbaye de l’Escaladieu- Bonnemazon (65), 1998

Salon d’Art Contemporain- Verdun sur Garonne (82), 1996,1995

« Michel Dieuzaide et ses amis peintres »- Galerie du Théâtre_ St Quentin en Yvelines (78), 1996

Galerie les Cahiers de l’Atelier- Toulouse (31), 1995

 

 

Bibliographie

HUIT  n° 2 revue astronef - 2012

Demeures, Claude Held- Jacques Tison, 2004, édition Propos 2

Paroi d’Ampoule, Patrick Wateau-Jacques Tison, collection Petit à petit- n°1, 2001, édition Balthazar

Correspondance, Claude Held- Jacques Tison, 2000- collection Pli, édition Les Commun’arts

Catalogue : Exposition à l’ancienne chapelle des jésuites- avril, mai 1999, édition Balthazar

 

 

 

 

 

                    

Ja    

 

 

  • Baignoire
    2004 Huile sur toile, 135x195 cm
  • Bassine rouge
    2005 Huile sur toile,50x50 cm
  • Château d’eau
    2005 Huile sur toile, 200x200 cm
  • Poids
    2005 Huile sur toile, 200x200 cm
  • Volume
    2004 Plâtre, 25x25x8 cm
  • Sous-sol
    2009 Huile sur papier , sous verre, 50x40cm
  • Caravane
    2008 Huile sur Toile, 160x160 cm
  • Château
    2008 Huile sur Toile, 200x200cm
  • Sans Titre
    2009 Huile /toile, Huile/papier, verre peint, 50x120cm
  • Couloir 1
    2011 Huile sur Toile, 70x100cm
  • Couloir 2
    2011 Huile sur Toile, 70x100cm
  • Couloir 3
    2011 Huile sur Toile, 70x100cm
  • Projection
    2010 Huile sur Toile, 200x200cm
  • Demeure
    2011 Huile sur Toile , 200x200 cm
  • Demeure
    2011 Huile sur Toile, 200x200cm
  • Demeure
    2011 Huile sur Toile, 200x200 cm
  • Demeure
    2011 Huile sur Toile, 200x200 cm
  • Catalogue des Demeures
    2011 Huiles sur Toile, 40x40 chaque

Il n’y a plus d’ombre ou si peu. Toutes les histoires ; celle qui dramatisait les alignements, assourdissait les volumes, aiguisait les points de vue vers le vertige, la tension ou le silence, s’estompe.
Les baraques de Jacques Tison se formalisent. Après l’exploration ténue des lavis d’encre et du kraft, de la graphie élémentaire du contour sans cesse appuyé, dévié, la forme connue et reconnue réintègre l’espace de la couleur, renoue avec le jeu de la peinture. Débarrassée d’une narration«romantique», d’un rôle prédominant du paysage évoqué, la baraque désincarnée stigmatise toutes les préoccupations de la peinture, devient le prétexte central et centré de son élaboration, de sa durée, de sa spatialité, de sa réalité.
S’il reste encore quatre ou cinq traits perspectifs rudimentaires pour signifier le volume ou la représentation, ils sont charnières de la couleur, de ses contrastes ou de ses glissements. Ils insistent sur la permanence du peint et de l’espace peint. La couleur vibre de tous ses états successifs, de ses gestes et il n’y a pas de hasard dans cette figure centrale qui engage l’ensemble de la surface colorée. Une mise à distance indispensable qui oblige à se tenir dans et au-delà des limites apparentes de la peinture.
Cette épuration spatiale de la mise en place par la peinture met à jour toute sa matérialité. Sa durée, recouvrements, transparences, coulures ; sa mise en action, balayages, inscriptions de la couleur, empâtements renaissants.
La lumière prend sa revanche sur l’ombre. Nourrie de couleurs éclatantes, elle grignote les contours, se réapproprie le blanc, sa densité, son infini recommencement? Elle organise le jeu et non plus la lutte. Elle dégage définitivement les formes de leur connotation particulière pour inscrire radicalement la monumentalité de la peinture.
L’acharnement du peintre, ce complexe dépassement du visible, de ce qui est si près de nous en permanence.

Brigit Bosch Galerie « les cahiers de l’atelier » Toulouse-31000