Musée d'art moderne et contemporain à Toulouse, FRAC Midi-Pyrénées

Art contemporain
en Midi-Pyrénées

Sylvie Leonard | Artistes

Sylvie Leonard

Tout image est le moment présent.
Moment entre passé et futur.
Moment furtif qui permet de saisir le temps.
Cet instant devient passé en quelques secondes.
Au moment du déclic photographique le futur est devenu présent,
La photo faite le présent est passé.

Depuis quelques années mon travail se porte sur la mémoire, le souvenir (des visages, des paysages, de l'enfance....), comme le montre les photos tirées des deux dernières expos "VISAGES" et "Comment voir ce que tu regardes".
"Comment voir ce que tu regardes" est le seul travail où les photos ont été accompagnées de texte (de Jean Noël Hislen). (Les images et les textes pouvant vivre seul).

Sylvie LEONARD

1986-1988
Etudiante en photographie à l’ETPA de Toulouse.

1987
Première exposition collective à Tarbes.

1988
Exposition dans le cadre des études, Carcassonne.

1988-1992
Demeure à Paris. Rencontre avec des artistes qui aboutit à une série de portraits.

1992
Exposition individuelle « Portraits d’artistes », Galerie Naïto, Nagoya,
Japon.

1994
Exposition individuelle à l’Espace Oroeil, Chabeuil (Drôme).

1996
Exposition individuelle « Errance », Galerie Naïto, Nagoya, Japon

1997
Exposition collective, Galerie du Forum, Toulouse (Haute-Garonne).

1997-1998
Exposition collective, Galerie Reg’Art, Caussade.

1998
Exposition collective « Histoire de briques », Château de Launaguet
(Haute-Garonne).
Exposition individuelle, Portet-sur-Garonne (Haute-Garonne).

1999
Exposition individuelle « Fleurs de Mémoire », Castelginest (Haute-
Garonne).
Exposition individuelle « Mousses et Lichens », Galerie du Cadac,
Venerque (Haute-Garonne).

2000
Exposition individuelle « Fleurs de Mémoire », CE Matra Marconi
Space, Toulouse.
Exposition collective « Promesses pour les années 2000 », Espace Belleville, Paris.
Exposition individuelle "Visage", Les Salvages, Castres.

2001
Exposition collective, mois de Mai de la photo, Castres.
Exposition individuelle à la librairie des "Abattoirs", Toulouse.
Exposition collective "Ni vu, ni connu", Château d'Esclignac (Gers).

2002
Exposition individuelle "Fleur de Mémoire", espace Oroeil, Chabeuil
(Drôme)

2003
Exposition individuelle "Visage", Club du Golf, Lacanau.
Exposition collective Lycée Raymond Naves, Toulouse

2004
Exposition avec l’écrivain Jean Noel Hislen, "Comment voir ce que tu regardes", Astrium, Forum de l’image, Toulouse.
Exposition collective "Vœux d'artistes"

2005
Exposition avec l’écrivain Jean Noel Hislen, "Comment voir ce que tu regardes", Ombre Blanche, Toulouse.
Exposition avec l’écrivain Jean Noel Hislen, "Comment voir ce que tu regardes", artothèque Rages, Ibos, Auch.

Catalogues

Sylvie Leonard, 7 février - 10 mars 2000, Matra Marconi Space, France Toulouse
Promesse pour les années 2000, espace Belleville
Forum de l'image 2004

Articles

Dauphinois libéré (29 juin 1994) "Sylvie Leonard : le culte des gris"
Tolkai Walker 1996 (n°4)
La Dépêche (8 novembre 1998) "Au-delà des mots"
La Dépêche (2000) "Les fleurs de Sylvie Leonard"

  • Sans titre
    2004 Photographie couleur
  • Sans titre
    2004 Photographie couleur
  • Sans titre
    2004 Photographie couleur
  • Sans titre
    2004 Photographie couleur
  • Sans titre
    2004 Photographie couleur
  • Sans titre
    2004 Photographie couleur

Comment voir ce que tu regardes ?
Le regard dans le jeu de l’image et de l’écriture appelle à des croisements d’intention, à des rencontres d’une secrète évidence. Sylvie Leonard et Jean Noël Hislen se sont rapprochés par le biais que l’œil et l’esprit empruntent sans y entendre malice. Leurs images et leurs mots se sont déjà retrouvés voici quelques années, dans une démarche plus classique, celle où le discours en appelle à la photographie pour en visiter la vibration et le questionnement.
Dans la présente aventure, l’enjeu est tout autre. L’image sollicite et la parole s’en empare. Elle se fait trace et se refuse au palimpseste photographique, occupant un espace qui n’est pas en miroir de l’image mais dont la nature propre est de se trouver partout et nulle part, conviction de l’intime à son murmure, monologue intérieur, constat de la simple clarté. Le texte peut parcourir l’image, l’oublier pour mieux la retrouver. Il est à la redécouverte du vécu et veut prendre ses pour lui- même. Il a son cours et son discours et peut hanter d’autres couleurs. Le propos accueille et transgresse ce qui est donné à voir.
Mais c’est à l’esprit de paraître puisque hiatus et connivence en même temps le concernent dans ces deux domaines de créativité que sont la photographie et l’écriture.

L’image tient-elle un propos et les mots donnent-ils à voir ? Les certitudes les mieux convenues quelquefois s’annulent. Ainsi en va-t-il de cette apparence où s’écrit une enfance qui ne sait pas qu’elle s’écrit. Photos de paysage ou portraits d’enfants ? Mais s’agit-il ici du regard de l’enfance ? Ceux-ci voient-ils le monde à l’intérieur ou à l’extérieur d’eux-mêmes ? Partagent-ils le paysage ou en restent-ils séparés à jamais ? On ne saurait toujours dire ce qui questionne ou ce qui fait rêver, l’image du réel ou le réel lui-même.

Jean Noël Hislen, 2004