Art contemporain
en Midi-Pyrénées
Odile Fuchs | Artistes
Odile Fuchs
- 3, rue Sainte Lucie
31300 Toulouse - Tél. 05 61 59 34 05
- fuchsodile@yahoo.fr

Je développe depuis plusieurs années une pratique d’oeuvres in situ que je conçois pour des lieux publics urbains (rue, parc, cour d’école...) selon une approche sensible et corporelle. Ces oeuvres, qui ont souvent une valeur d’usage, cherchent à rendre les lieux plus intéressants qu’ils ne sont, à révéler leur intérêt caché, à les mettre en capacité de nous surprendre ou de nous faire réfléchir. Elles suggèrent de profiter autrement du monde qui nous entoure en modifiant ou en renouvellant notre manière de l’appréhender.
Odile Fuchs
Née en 1975 à Colmar
Réside et travaille à Toulouse
Formation
Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg
Centre de Formation des Plasticiens Intervenants, Strasbourg
Université des Sciences Humaines de Strasbourg
Créations in situ
ZOP (Zone d'Observation du Paysage), Toulouse, 2011-2012
Jeu me déplace, Ramonville, 2008
Les choses sans maitre, lieux divers, depuis 2000
Empalorama, Toulouse, 2005
Promenade rose-promenade orange, 5ème Biennale d’art contemporain d’Enghien-les-Bains, 2004
Olympiadackel, Münich, 2003
L’HommSinge, Strasbourg-Oberschaeffolsheim, 2002
Parcours sportif-extension, préfiguration de la 4ème Biennale d’art contemporain d’Enghien-les-Bains, 2001
C’est un jardin extraordinaire, Strasbourg, 1999-2002
Créations à venir
Vues de Toulouse, Toulouse
Plan Libre, Toulouse
"System"
Thomas Huber, extrait du catalogue IMPARK 1
Le parc olympique de Munich est conçu comme un système. Toutes les composantes - l’architecture, le traitement paysager et la charte graphique des jeux olympiques- forment un ensemble et sont liés par une esthétique commune très forte. Cette homogénéité explique certainement le fait que, malgré toutes les transformations intervenues et son utilisation intensive, le parc olympique n’ait pas perdu son unité.
La systématique du terrain, qui évite la ligne droite en ce qui concerne le tracé des chemins du parc, offre par exemple d’intéressantes possibilités pour le développement de systèmes (ou contre-systèmes) artistiques. Ce parti-pris a été adopté pour la conception de trois oeuvres, au moins, dans l’exposition.
Dans son installation de panneaux, “Signalétique Teckel”, mais aussi avec “Vêtement de loisirs pour teckel” - un costume pour teckel conçu comme un multiple et exposé dans une vitrine au dernier étage de la tour olympique, tous les deux composant son travail “Olympiadackel”, Odile Fuchs paraphrase le système de représentation des jeux olympiques créé par Otl Aicher. Pour cela, elle utilise l’image de la petite mascotte des jeux olympiques d’alors, le teckel Waldi. Tout en respectant le nuancier de couleurs d’Otl Aicher, elle “anime” l’emblème des jeux, prodiguant de façon ironique ses conseils à l’intention des propriétaires de chien. Elle le considère littéralement comme un teckel et le destitue ainsi de sa fonction olympique. Par ailleurs, tant sur un des panneaux où elles apparaissent sous forme d’un patron à recopier que sur un exemplaire de vêtement cousu par l’artiste, les couleurs du Waldi olympique deviennent portables par le teckel lambda (... ).
"Odile Fuchs"
Catherine Grout, extrait de la brochure de la 5ème biennale d’art contemporain d’Enghien-les-Bains
En avant-première de la 4ème biennale, Odile fuchs a réalisé en 2001 “Le Parcours sportif” qui est toujours en place dans le jardin de la Presqu’île aux fleurs. Ce parcours consiste en une proposition de gestes et d’actions en décalage par rapport aux exercices sportifs déjà présents sur le site. Au lieu d’indiquer des gestes d’étirement, de musculation (etc.), elle invite les visiteurs à se débarasser de ce qui pourrait limiter leurs sens. Les indications qu’elle donne sont destinées à “mettre en jeu le corps et ses capacités sensorielles dans un rapport qui n’est pas celui de la performance physique mais de l’écoute de soi et de ce qui nous entoure”. A partir du jardin, elle souhaite que les visiteurs poursuivent leur expérience dans les rues, à la découverte alors d’une ville un peu différente, qui n’est pas faite seulement de bâtiments à regarder mais d’une multitude d’évènements à éprouver : ces “épreuves” nous en apprennent sur ce qui nous entoure et sur nous mêmes, de façon même infime, elles nous enrichissent” (O.Fuchs).
Continuant dans le même esprit, elle a conçu cette fois un double parcours dans la ville d’Enghien qui reprend un principe de signalisation utilisé pour les chemins de randonnée. D’une part, un itinéraire amène aux oeuvres de la 5ème biennale et aux oeuvres encore visibles depuis les biennales précédentes, et d’autre part, un itinéraire invite à faire une promenade insolite. Odile Fuchs associe la ville d’Enghien à une pratique de la marche, entre autres en raison de ses promenades urbaines, de son lac dont on fait le tour et de la biennale qui invite à aller d’un lieu à un autre. Le pictogramme des itinéraires a été obtenu par un jeu. Le deuxième itinéraire, destiné aux curiosités de la ville a été défini avec les habitants de la ville selon des approches sensorielles rompant avec la marche distraite, portant peu attention aux alentours. “Les curiosités relevées concernent des éléments éprouvés. Résultat d’une approche sensible de la ville, elles s’adressent aux piétons dans leur marche, leur suggérant d’effectuer une pause, d’apprécier et d’explorer ce qui les entoure. Le caractère éphémère de certaines curiosités perçues par les habitants ne permettra pas forcément aux piétons de les éprouver à leur tour bien qu’elles soient mentionnées sur la signalétique. A partir de ce vécu possible, c’est à eux de développer leur propre écoute d’une ville toujours changeante” (O. Fuchs).






















































