Art contemporain
en Midi-Pyrénées
Christian de Cambiaire | Artistes
Christian de Cambiaire
- 100, allée de Barcelone
31000 Toulouse - Newmark Gallery, San Francisco
- Tél. 05 61 21 06 72
- cdecambiaire@wanadoo.fr

Après des études supérieures de Sciences Politiques à Toulouse, Christian de Cambiaire bifurque vers la création artistique à la suite de la révélation, dans les années 50, de l'abstraction américaine et de l'art informel qui influencèrent ses premiers travaux non-figuratifs.
Pourtant sa démarche peut se caractériser comme un lent processus de dégagement de cette influence initiale.
À cette fin, vers 1960, pour "structurer l'informel", il utilise des procédures répétitives par superposition de grilles calligraphiques et commence à prendre ses distances par rapport à un certain subjectivisme pictural par l'utilisation de l'aérographe. Il s'associe à cette époque aux activités du groupe Lettriste.
À partir de 1968 ses oeuvres sont défendues par le critique d'art Michel Tapié alors intéressé par les concepts "d’ensembles de signes" et "d'espaces abstraits".
Ce dernier le fait participer aux principales expositions qu'il organise à Paris et en Italie. Il prend part également, à Paris, à la création et aux manifestations du Groupe "V.Art".
Il suscite à Toulouse la création du Groupe "Peinture-Itération" (1975-1979) qui oriente ses expérimentations vers un approfondissement conceptuel de l'abstraction, rendu nécessaire par l'épuisement de certaines de ses formes.
Déjà en germe dans les premières superpositions, il aborde en 1978, la troisième dimension parfois utilisée pour la réalisation de reliefs picturaux.
À partir de 1983, il dirige sa pratique vers des solutions plus radicales en substituant au concept de composition, de nature heuristique, celui de Distribution algorithmique, où l'intervention du sujet est déplacée du domaine des réactions esthétiques immédiates vers celui, plus distancé, de la mise au point et de l'application de Systèmes générateurs de l’oeuvre. Dans cette optique, il utilise, depuis 1990, un programme informatique original créé à partir de sa propre thématique formelle, VOYAGER, qu’il exploite pour la recherche de formes spécifiques et qui lui permet une exploration plus rapide de l’univers combinatoire.
En 2000, une étape est franchie par l’utilisation de l’impression numérique pour la réalisation de l’oeuvre : la phase de l’intervention "manuelle" est supprimée.
Deux autres logiciels ont été réalisés par l’artiste : en 2002, le logiciel d’animation EXPLORER et, en 2003, le logiciel de permutation anagrammatique PERMUTOR dont la récente mise en œuvre a abouti à la réalisation de 58 tablettes portant l’impression des 90 720 anagrammes du nom CAMBIAIRE.
Sous le titre EXPLORER WORKING, le logiciel Explorer est présenté en octobre 2011, aux Abattoirs, (dans le cadre de La Novela, Toulouse Numérique) en tant qu'oeuvre logicielle auto-générant à l'infini des formes plastiques abstraites sous le rapport de leur différence & répétition (projection 5 m x 4 m) dans une salle en sous-sol)
Lien : Exposition MONOMMESNOMS, Galerie Le Garage, 2004
http://perso.wanadoo.fr/christian.decambiaire/Invgara.htm
Christian de CAMBIAIRE
Vit et travaille à Toulouse
Expositions personnelles
1971 - Galerie de la Chouette, Paris (direction artistique Michel Tapié)
1975 - Galerie Il Saloto, Come. (Italie)
- Rétrospective, Festival d'Occitanie, Montauban.
1976 - Galerie de l'Université, Paris (préface Michel Tapié)
1982 - Centre Culturel de la Ville, Toulouse.
1984 - Galerie Axe Art Actuel, Toulouse.
1986 - Galerie l'Aleph, Rodez.
1989 - Palissade dans la rue. (2 x 18m). Musée de Rodez. (collaboration FRAC Midi Pyrénées)
1990 - Troisième Forum des Arts de l'Univers Scientifique et Technique de Toulouse (FAUST ) "Oeuvre Système" informatisée. (collaboration FRAC Midi Pyrénées)
1991 - Bibliothèque Universitaire du Mirail, Toulouse (CIAM-UTM)
- Centre d'Art Contemporain, Castres.
- Galerie Gérémia, Toulouse.
1993 - Centre Léonard de Vinci, ENAC, Toulouse. "L'oeuvre - le modèle - l'oeuvre".
1995 - Galerie Kandler, Toulouse.
- Centre Culturel de la Torre Vella, Salou, (Espagne).
1996 - Inauguration de "STABILE UN", sculpture en plein air, (hauteur 12 m), zone Albasud Montauban
1997 - Galerie Kandler, Toulouse.
1998 - Galerie Am Scheunenviertel, Berlin.
2000 - Château de Taurines, "Impressions"
2000 - Journées du Patrimoine, Préfecture de l'Aveyron, Rodez, "Impressions"
2001 - Executive Gallery, Toulouse. "Le cycle d'une forme"
2004 - Galerie Le Garage, Toulouse, performance "MONNOMMESNOMS"
2005 - Newmark Gallery, San Francisco USA. "The cycle of a name and of a form"
Expositions collectives (sélection)
1967 - Galerie l'Atelier, Toulouse (1)
1968 - Galerie Notre Temps, Toulouse (1)
- Maison de la culture, le Havre (1)
1969 - Galerie Cortina, Milan, "Spazzi Astratti 1 " (2)
1971 - Galerie de l'Université, Paris (3)
- Symposium der Kunste, Manheim, "Europa International"
1972 - Galerie Cyrus, Paris, "Espaces Autres" (2)
- Galerie Cortina, Milan, "Spazzi Astratti 2" (2)
- Maison de la Culture, Grenoble (3)
- Rotunda Gallery, Londres
- Galerie Vercamer, Paris (3)
- Centre International de la Recherche Esthétique, Turin (2)
1973 - Centre Culturel, Toulouse (3)
- Galerie Il Giorno, Milan (3)
- Galerie Del Leone, Tradate (3)
- Galerie Protée, Toulouse
1974 - Museo dei Diamanti, Ferrare (3)
- Galerie Weiller, Paris (3)
- E.N.A.C. "Panorama de la peinture à Toulouse"
1976 - Salle des Chevaliers de Malte, Toulouse (4)
- Centre Culturel, Montpellier (4)
- Festival d'Occitanie, Montauban (4)
1978 - Galerie de l' Université, Paris (3)
- Centre Culturel de l'Aérospatiale, Toulouse (4)
1979 - Université de Toulouse le Mirail, "Nouvelle Abstraction et/ou Figuration à Toulouse"
1980 - Centre Culturel, Toulouse (4)
- Palais des Arts, Toulouse (5)
- Centre Culturel, Foix (5)
- Centre Culturel Le Parvis, Tarbes (5)
- Galerie des Beaux Arts, Bordeaux, "Septemvir"
- Centre d'Accueil International, Toulouse, "Accrochages Rive-Gauche"
1981 - Rencontre régionale pour la création arts plastiques, Tour Mauran Toulouse
1982 - Université de Toulouse le Mirail, "Travaux dans / avec le papier"
- "Petits et moyens formats", Centre Culturel, Montpellier,
- "Graphies", Musée Fabre, Montpellier.
- "Peinture en Occitanie", Musée Ingres, Montauban.
1984 - "Sud-Ouest / Nord", Centre Culturel, Compiegne.
1987 - "Identité-Modernité‚", Galerie Arcade, Carcassonne.
- "Les années 80 en France: le Sud", Nouveau Drouot, Paris.
1988 - Galerie Foch, Rodez (6)
- Château de Taurines en Rouergue (6)
- Musée des Augustins, Toulouse (6)
1990 - "Internation'Art", Auch-Barcelone
1991 - "7 artistes en Occitanie", Gerone, Toulouse, Albi, Luxera San Giovani (Turin), Nîmes.
1992 - "Collages, décollages, images détournées". Rencontres d'Art Musée Ingres, Montauban.
- Biennale "Artistiques 92". Centre culturel, Toulouse et Pau.
1993 - "Artistes présents, patrimoine à venir", Tours Narbonnaises, Carcassonne.
1995 - "Le proche et le lointain", Rencontres d'Art, Musée Ingres, Montauban.
- "Bâches peintes", Festival Garonne, Toulouse
1996 - "Rencontres et parcours", château Pech Celeyran, Salles d'Aude.
1997 - "Michel Tapié, un art Autre, Paris, New-York, Osaka", Réfectoire des Jacobins, Espace d'Art Moderne et Contemporain, Toulouse.
1999 - "Saturations", choix d'oeuvres de la collection du musée des Abattoirs, ENAC, Toulouse
- "Peinture aux champs" (Brignemont)
2000 - "Bâtimage", Saint Paul de Baïse.
- "Jetzt oder nie", galerie Am Sheunenviertel, Berlin
2001 - "De la peinture". MJC Roguet Saint Cyprien, Toulouse.
- "Traversales", Lectoure.
2002 - "Des oeuvres à vivre". Nouvelles acquisitions contemporaines, Musée d'art contemporain Les Abattoirs, Toulouse.
2003 - "Peindre en 3 dimensions". Musée Ingres, Montauban.
(1) avec le Groupe Lettriste. (2) exposition internationale organisée par Michel Tapié. (3) avec le Groupe V.Art. (4) avec le Groupe Peinture Itération. (5) avec la Coordination des artistes plasticiens de Toulouse. (6) exposition "12/12", Musée de Rodez et FRAC Midi Pyrénées
2005 “San Francisco Decorator Showcase”. One Sherry, San Francisco.
2006 Newmark Gallery , San Francisco, USA, “Contemporary European Abstraction”
2006 “The Affair at the Jupiter”, ( foire de l’art) Portland Oregon, USA.
2007 “Winter Group Show”, Newmark Gallery , San Francisco, USA.
Salons
1951: Art Nouveau / 1967 à 1971: Comparaisons / Depuis 1971: Mostra del Larzac, Centre Expérimental d'Art Contemporain / 1973: Réalités Nouvelles / 1976: Premier Salon de la Lettre et du Signe, Paris
Fondations et musées
Centre International de la Recherche Esthétique, Turin
Museo dei Diamanti, Ferrare
Centrum fur Kunst, Vaduz
Musée Ingres, Montauban
Musée des Beaux Arts, Rodez
Musée des Abattoirs, Toulouse.
Fonds régionaux d’art contemporain
FRAC Midi-Pyrénées
FRAC Languedoc-Roussillon
Colloques / débats
1991 Regards sur l'art: nouveaux concepts, nouveaux outils. C.I.A.M. de l'Université de Toulouse le Mirail
1992 Rencontres pour ouvrir le 21ème siècle: Arts plastiques et créations visuelles. F.A.U.S.T. Toulouse.
1992 Peinture-Itération, histoire d'un groupe. Musée Ingres, Montauban
1998 Composition / Distribution, "Salon qui reçoit", Toulouse
Publications
Patrick Beurard, Distribution vers l’entre deux, catalogue du CIAM Université Toulouse le Mirail et Centre d' Art Contemporain de Castres, 1992.
Paul Duchein, Le signal de Christian de Cambiaire, catalogue de Stabile UN, Mairie de Montauban, 1996 (étant entendu que le texte de Félix Castan qui figure aussi dans ce catalogue sera repris dans la rubrique "Commande Publique")
Anne Sauvageot, La tentation est souvent grande, catalogue Château de Taurines, Centrès, 2000
Le texte qui suit fait le point d’une évolution réflexive qui avait trouvé ses premières formulations dans le "manifeste" du Groupe Peinture-Itération dont j’avais suscité la création, en 1975, à Toulouse.
"Ce qui entre en présence en se déployant de soi-même"
C'est en ces termes qu'Heidegger qualifiait la nature. C'est en ces termes aussi qu'on pourrait qualifier le mode de faire artistique dont je veux parler. La nature se déploie d'elle-même en vertu des systèmes biologiques qui la constituent. Ainsi un arbre ressemble à un autre mais n'est pas à l'imitation de n'importe quel autre arbre existant. A l'opposé, l’oeuvre d'art se déploie à partir de l'imitation plus ou moins proche des autres oeuvres, dans un contexte culturel donné. De par leur mode d'apparition, "les oeuvres de la nature" jouissent d'un perpétuel ressourcement, alors que celles de l'art ne font que se déduire les unes des autres, par une lente dégradation de leur énergie initiale : une sorte d'entropie qui mène à tous les académismes.
Contre cette menace, j'ai voulu parvenir à des oeuvres d'art qui en quelque sorte se déploieraient d'elles-mêmes par l'effet des systèmes algorithmiques les contenant virtuellement. L'Art, depuis longtemps, a renoncé à imiter la nature dans ses manifestations apparentes. Mais ces oeuvres - que j'appelle "distributionnelles" - paradoxalement, prendraient modèle sur les combinaisons systématiques de la nature et simuleraient son mode de faire. Et, comme des organismes, grâce à la part de hasard et de règle qu'elles contiendraient, elles échapperaient à la répétition épigonique, et bénéficieraient de la séduction de tous les (re) commencements.
Concrètement, j'entends par "oeuvres distributionnelles", les propositions plastiques résultant de l'application d'un système, c'est-à-dire d'un programme et, d'une manière pratique, compte tenu des immenses possibilités offertes par la technique actuelle, d'un programme informatique. Ainsi, grâce à l'aide du FRAC Midi-Pyrénées, j'ai réalisé le mien en 1990, à partir de la thématique formelle que j'avais antérieurement utilisée "à la main".
C'est dans ce programme que prennent origine, désormais, mes créations plastiques.
Il a pour but de produire, à l'intérieur du cadre fixe de certaines limites, et suivant certains algorithmes combinatoires, des accidents visuels aléatoires et d’itérer ces événements c'est-à-dire de les répéter en les modifiant à chaque pas, en les empilant les uns sur les autres, chacun écrasant plus ou moins partiellement le précédent.
Ainsi la machine enchaîne les algorithmes du programme, fixe aléatoirement les valeurs de certains paramètres, superpose les itérations et finalement affiche ses résultats avec une rapidité telle que chaque image sélectionnée est une sorte d'instantané, de moment furtif. Un "arrêt sur image". Une "capture d'écran". Quelque chose a été saisi dans un mouvement et garde trace de dynamisme. Si lesordinateurs ont une qualité en propre, c'est bien leur vitesse d'exécution : les oeuvres dont il est question ici ne sont à l'image de rien d'autre que de cette vitesse et de cette puissance.
Dans le programme un nombre presque infini de potentialités virtuellement réside ; ici Aléatoire et Répétition sont les outils par lesquels ces virtualités, suivant le chemin de leur venue au monde, s'actualisent. Durant l'application du programme le sujet reste passif. Il ne retrouve la légitimité de son intervention qu'une fois le processus parvenu à sa fin, quand il s'agit de décider de la validité d'un résultat expérimental, car imprévisible à l'avance dans ses détails et qu'il faut accepter tel quel et sans retouches ou rejeter globalement. En tant qu'auteur du programme le sujet avait joué son rôle au début du processus ; il trouve à la fin de ce dernier un office nouveau : celui de choisir et choisir encore dans la profusion des événements visuels que la machine crée. Ainsi le sujet n'a pas été éliminé mais il est déplacé d'un lieu de la création vers un autre : il s'est libéré de la production elle-même pour se consacrer au jugement de ce qui a été produit en nombre. Le système produit, l'artiste choisit.
Ce processus de production des oeuvres je l'appelle "distribution"
C'est sur elle, sur la "distribution", dans ce qu'elle contient de radicalement opposé à la "composition" heuristique et intuitive, que j'ai fondé l'essentiel de mon dispositif conceptuel et instrumental.
Elle est pour moi comme un garde-fou évitant de tomber dans cette platitude de l'expression du moi, persuadé que je suis que la démarche la plus digne de l'artiste est celle qui tend vers la plus parfaite impersonnalité de ses oeuvres.
Christian de Cambiaire
Conférence dans le cadre du séminaire « Regards sur l’art : nouveaux concepts, nouveaux outils » organisé par le CIAM, 1991
" Il y a une façon, utile je crois, d'interroger les créations d'art plastique, c'est de le faire à partir des modes opératoires qui les ont engendrées.
Non pas le "comment c'est fait" qui renvoie simplement aux techniques et aux trucs du métier, mais, plus en amont même, à partir de "l'intentionnalité artistique" (pour reprendre l'expression de Jacques Morizot) qui préside à la venue au monde de l'oeuvre et lui confère son identité.
L'histoire de la modernité nous fournit des exemples célèbres: le ready made de Duchamp, le monochrome de Klein, l'oeuvre en tant que concept de Kossuth et j'ajouterai, quoique placées à un degré moindre de sens, les toiles froissées en boule, peintes, puis déployées de Simon Hantaï ou les compressions de César.
Ce sont autant de démarches fondatrices, qui redéfinissent le sens des actes artistiques, leur finalité, et l'horizon sous lequel ils doivent être appréhendés.
...
Arrêt sur Image
Anne Sauvageot, textes parus dans le catalogue de l'exposition "Impressions", Château de Taurines, juillet 2000
Quel est le lieu de l'oeuvre ? Il est "dans le rayon qu'elle ouvre par sa présence" : l'oeuvre est à elle-même son propre lieu. Elle construit autour d'elle son espace. De cette manière elle renforce la sphère de ses déterminations ; elle est armée dans son rapport avec cet autre espace au sein duquel, inévitablement, elle est placée. Elle exerce son pouvoir sur le lieu et ce pouvoir est l'indice, parmi d'autres, de sa qualité d'art. En principe, l'oeuvre est toujours supérieure à son séjour.
Du pouvoir, les lieux consacrés aux expositions en détiennent aussi de par leurs caractéristiques architecturales ou naturelles et de par la place qu'il occupent sur l'échiquier culturel. Les productions qui parviennent jusqu'à eux y trouvent un accomplissement, un supplément d'aura médiatique et une valorisation culturelle. Vue sous cet angle une exposition est un jeu de pouvoirs qui se superposent et se hiérarchisent différemment se ...
Sculpter les vents
Texte de Félix-Marcel Castan à propos de la commande publique "Stabile Un", Montauban, 1996
Le tout neuf quartier commercial d'Albasud s'honorera désormais d'une sculpture de Christian de Cambiaire.
Immense papillon clair…
Tout en ailes déployées.
Le pays de Bourdelle accueille là une formule originale, un stabile, disait Calder. Il s'agit de deux structures métalliques striées, planes et parfaitement identiques, de 12 mètres de haut, qui se croisent à angle droit, le long d'une verticale passant optiquement par leur centre de gravité. Naturellement orienté selon les quatre points cardinaux, par construction, le monument spatial quadrilobé repose dans le cercle d'un giratoire, mais décentré pour imprimer un mouvement aux lignes.
Il impose sa loi à un espace mort,
où rien ne l'appelait.
Les autos qui en feront le tour verront se développer dans le ciel un ligne changeante, cette sky-line dont l'art américain a fait un des enjeux de l'urbanisme contemporain.
C'est la d ...
Manifeste du groupe Peinture-Itération, 1977
LA PEINTURE
La peinture a son domaine propre entre les frontières duquel se posent des problèmes qui ne sont pas réductibles aux conditions générales dans lesquelles elle s'élabore.
Non pas que ces conditions, composantes nécessaires du phénomène culturel, ne soient pas déterminantes, ni que les oeuvres ne se trouvent en fin de compte et comme par surcroît traversées par l'esprit du temps et par la sensibilité des individus, ni même, enfin, que les facteurs territoriaux ne soient entièrement étrangers au phénomène : un art hors du lieu aurait-il plus de sens qu'un art hors du temps ?
Mais la fonction de la peinture, pour nous, - faut-il le souligner n'est pas de visionner le monde réel ou imaginaire, ni d'en produire des symboles, ni de traduire directement les expériences humaines. Sémiologiquement de type non-communicatif l'oeuvre peinte n'est le message que d'elle-même et la pensée critique qu'on lui superpo ...


















































