Musée d'art moderne et contemporain à Toulouse, FRAC Midi-Pyrénées

L'ART c'est mon DAda

Du 24 octobre au 16 décembre 2017
 
Les Ateliers des Arques, Les Arques (46)
Vernissage le samedi 21 octobre à 18h
Graphisme: Alexis Susani (détail)

Dans le cadre du cinquantenaire de la mort du sculpteur Ossip Zadkine, l’exposition met en avant le jeu de références qui se construit entre les artistes et leurs œuvres au fil des années, la façon dont ils s’inspirent de leurs aînés avec complicité, humour, poésie ou parfois étrangeté.

Avec les œuvres de Valerio Adami, Albert Ayme, Pierre Buraglio, BazileBustamante, Patrice Carré, Guillaume Dégé, Anne Deguelle, Angela Detanico & Rafael Lain, Jan Dibbets, Richard Fauguet, Yohann Gozard, Damien Hustinx, Michel Journiac, Jean-Noël László, Julio Le Parc, Jean-Claude Loubières, Robert Mapplethorpe, Charlotte Moth, Stéphane Pencréac'h, Ernest Pignon-Ernest, Présence Panchounette, Mathieu Provansal, Guillaume Robert, Jean Sabrier, Denis Savary, Karine Veyres.

"Dans le contexte du cinquantenaire de la mort du sculpteur Ossip Zadkine, se pose spontanément la question de son héritage, qu’il s’agisse de son travail ou de sa vie aux Arques. La naissance des Ateliers des Arques est pour sa part intimement liée à l’histoire du musée, et les résidences continuent de préserver au sein du village un lieu de création en prise avec un environnement unique. Avec le temps, il est devenu évident que l’un n’irait pas sans l’autre, les notions de transmission et de postérité de l’artiste dépassant ici le cadre de l’œuvre.

C’est à partir de ce contexte singulier et des questions qu’il soulève que l’Artothèque du Lot propose de bâtir la prochaine exposition d’automne en partenariat avec les Ateliers des Arques et les Abattoirs, Musée-Frac Occitanie Toulouse.

De quelle façon les artistes d’aujourd’hui utilisent-ils ou s’inspirent-ils des œuvres de leurs aînés ? Comment l’art observe l’art ? Quel regard le public peut-il porter sur ces œuvres qui mettent en abîmes des pratiques, des époques et des sensibilités ?

Ce jeu de références d’une œuvre à une autre trouve lui-même ses racines dans l’histoire. À partir du XIX° siècle, la reproductibilité des œuvres, l’apparition des musées et des collections publiques accélèrent la diffusion de l’art. Les artistes et le public ayant peu à peu accès à un grand nombre d’œuvres, une culture commune peut ainsi émerger, permettant aux artistes de puiser dans un patrimoine potentiellement connu de tous. Une forme de complicité de regards entre l’auteur de l’œuvre et le regardeur est créée. Les détournements, les hommages ou les emprunts, occupent alors une place significative dans l’art du 20ème siècle qui démultiplie les techniques et les matériaux et s’intéresse à l’art comme sujet.

Les œuvres présentées dans cette sélection se teintent souvent d’humour, de poésie, d‘étrangeté, mais sans jamais nuire aux modèles qu’elles évoquent, offrant même la chance de se plonger dans une redécouverte…"

Géraldine Gagnard,
Chargée de mission arts visuels - Service Culture - Département du Lot