Musée d'art moderne et contemporain à Toulouse, FRAC Midi-Pyrénées

Equinoxe - Leonardo Ramos

Medellín, une histoire colombienne
Du 28 septembre 2017 au 14 janvier 2018
 
Musée des Jacobins de Auch (32)
Vernissage le jeudi 28 septembre à 17h30 en présence de l’artiste
Leonardo Ramos, "Asterion", 2017. Crâne de bison et nids d’abeilles.  Courtesy de l’artiste. Production les Abattoirs, Frac - Musée Occitanie Toulouse

L’exposition présentée au Musée des Jacobins de Auch est conçue comme le contrepoint du projet "Medellín, une histoire colombienne" que les Abattoirs mènent en collaboration avec le Museo de Antioquia de Medellín. Alors que quelques pièces de la collection d’art précolombien prennent place au cœur de l’exposition toulousaine, à Auch, l’artiste colombien Leonardo Ramos investit les salles du musée.

Né en 1980 à Bogotá, Leonardo Ramos s’oriente dans un premier temps vers des études en architecture, qu’il réalise à la Pilot University de Colombie entre 1998 et 2004. Un an plus tard, il intègre une formation en arts plastiques à l’Université Nationale de Colombie qu’il quitte en 2011. L’artiste vit toujours à Bogotá où il s’est installé en tant qu’artiste.

Produisant à la fois des sculptures, des peintures, des dessins et des installations, Leonardo Ramos se présente comme un touche à tout. Il conçoit son travail artistique comme une expérience qui lui permet de comprendre les processus de transformation de la matière. L’observation d’un crâne de cerf en putréfaction devient ainsi l’objet d’une réflexion sur le cycle de la naissance, de la mort et de la renaissance. En travaillant les crânes, les ossements ou les alvéoles d’abeilles, il fait écho au genre de la vanité qui est régulièrement employée dans l’histoire de l’art pour représenter la fin prochaine de l’homme. Leonardo Ramos adopte une démarche presque spirituelle qui le pousse à s’intéresser à la philosophie et à la mythologie.

Une de ses sources d’inspiration principales est la philosophie de Platon dont il reprend une recherche de l’unité et de l’intrinsèque. L’artiste rapproche également l’acte de la production, qu’elle soit naturelle ou issue de la main de l’homme, au principe divin de création. Croisant les thèmes de la religion, du monde naturel, de la politique et de l’art, il analyse la manière dont l’être humain produit ses propres outils culturels.

L’exposition fait ainsi dialoguer productions contemporaines et objets ethnographiques, mettant en jeu des problématiques liées à la notion de nature et de culture.

 

Le Musée des Jacobins
Le Musée auscitain possède la deuxième collection précolombienne de France, après le musée du Quai Branly. Réunie par Guillaume Pujos à partir de 1907, elle comprend aujourd’hui près de 9500 pièces.
Le musée accueille également des collections évoquant l’histoire de la ville et de la Gascogne depuis l’Antiquité gallo-romaine jusqu’au XXe siècle.
Ces deux grands ensembles sont dispersés dans les cinq salles ouvertes au public.
A l’étage se trouve notamment des œuvres contemporaines datant des XIXe et XXe siècle

Site web du Musée des Jacobins
La collection précolombienne du Musée des Jacobins