Musée d'art moderne et contemporain à Toulouse, FRAC Midi-Pyrénées

Au fil de l'eau

Chemins d’Art en Armagnac - 8e édition
Du 3 au 25 juin 2017
 
Église de Mouchan, écluse double de Graziac, moulin de Barlet de Condom, pont de Lartigue (32)
Vernissage le 2 juin à 18h à l'Abbaye de Flaran (salle de la Madeleine) en présence des artistes.
Julie Chaffort, Nostalgia, 2016, collections les Abattoirs- Frac Occitanie Toulouse © Julie Chaffort ; photogr. Sylvie Leonard.

Proposant chaque année des parcours artistiques au cœur du Gers, le festival Chemins d’Art en Armagnac vous offre l’occasion de redécouvrir les paysages et les sites remarquables de la région. 

Pour sa huitième édition, les chemins d’Art en Armagnac investissent l’église de Mouchan, l’écluse double de Graziac, le moulin de Barlet de Condom et le pont de Lartigue, quatre lieux marqués par la thématique de l’eau. Cet élément inapprivoisable que l’homme tente pourtant de maîtriser via diverses constructions, est un corps vivant et imprévisible, tout comme la création contemporaine. Ce parallèle ainsi trouvé marque les productions de jeunes artistes qui se voient confier pour un temps ces emblèmes du patrimoine régional.

Ainsi, le moulin de Barlet vieux de dix siècles devient le théâtre des expérimentations sonores et lumineuses de l’artiste Julien Dubuc. Croisant vidéo, lumière et son, l’artiste produit des forme hybrides renvoyant tout à la fois au théâtre, à l’art immersif et aux nouvelles technologies.

À Graziac, les architectures de l’artiste Laura Freeth évoquent la fonction de l’écluse, aménagement créé par l’homme pour faciliter sa navigation sur la rivière. Explorant les modes de construction, allant du simple ornement à la bâtisse, l’artiste fait ainsi écho aux mutations des modes de vie.

Le parcours se poursuit vers le pont de Lartigue, autre aménagement permettant de franchir les obstacles de la rivière. Jadis lieu de passage des pèlerins qui se rendent à Saint-Jacques de Compostelle, aujourd’hui classé au patrimoine de l’Unesco, le site accueille le travail de l’artiste Benoît Bilotte. Ce dernier souhaite offrir au marcheur une errance, à se perdre dans un espace de l’entre-deux.

À l’église de Mouchan, l’installation de Julie Chaffort, prêtée pour l’occasion par les Abattoirs, FRAC Occitanie Toulouse, diffuse une intensité poignante. Évoquant les lamentations de Didon, extraites de l’Opéra Didon et Enée d’Henri Purcelle, elle met en scène la dérive d’une jeune fille sur un radeau. Par cette scène surréaliste et proche de l’absurde, Julie Chaffort  nous emmène dans un univers en perpétuel décalage.